vendredi 30 juin 2017

Recettes de Saison Été-Clafoutis aux mirabelles caramélisées


Clafoutis aux mirabelles caramélisées

Préparation : 30 mn
Cuisson : 50 mn
Pour 4 personnes
500 g de mirabelles
3 œufs
50 g de poudre d’amandes
100 g de sucre
100 g de farine
35 cl de lait
20 cl de crème liquide
2 tranches de pain d’épice
50 g de beurre
Sel
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Essuyez les mirabelles. Fendez-les (juste un peu afin qu’elles restent rondes) pour les dénoyauter.
3. Beurrez un plat à four. Faites fondre le reste de beurre dans une poêle. Mettez-y les mirabelles, poudrez-les de 2 cuillerées à soupe de sucre et faites caraméliser 5 minutes sur feu vif.
4. Dans un saladier, fouettez les œufs avec le reste de sucre, la poudre d’amandes, 1 pincée de sel et la farine. Diluez sans cesser de fouetter, avec le lait et la crème. Versez la préparation homogène dans le plat à four, répartissez les mirabelles caramélisées, enfournez pour 45 minutes environ.
5. Dans le même temps, faites un peu sécher dans le four le pain d’épice. Laissez refroidir, puis émiettez-le grossièrement.
6. Lorsque le clafoutis est cuit, sortez-le du four, laissez-le tiédir, puis parsemez-le de chapelure de pain d’épice. Servez tiède ou froid.

Recettes de Saison Été-Liqueur de framboise


Liqueur de framboise

Préparation : 5 mn
Macération : 1 mois et demi
Conservation : 12 mois
Pour 2 bouteilles de 1 litre
1 kg de framboises
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
250 g de sucre en morceaux
1. Mettez les framboises triées mais non rincées dans un grand bocal préalablement ébouillanté et séché. Écrasez légèrement les fruits avec une fourchette.
2. Arrosez d’eau-de-vie. Couvrez. Laissez macérer pendant 15 jours dans un endroit frais.
3. Au bout de ce temps, filtrez l’eau-de-vie à travers une passoire fine doublée d’une mousseline.
4. Préparez un sirop en portant à ébullition 50 cl d’eau avec le sucre en morceaux. Au premier bouillon, retirez du feu et ajoutez-le à l’eau-de-vie.
5. Mélangez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement. Attendez 1 mois avant de servir.

Recettes de Saison Été-Crème de cassis


Crème de cassis

Préparation : 10 mn
Macération : 48 heures
Conservation : 12 mois
Pour 2 litres
750 g de cassis bien mûrs
1 litre de vin rouge (beaujolais)
Sucre en poudre
1. Rincez et égouttez les cassis. Mettez-les dans une terrine, de préférence en grès. Écrasez les fruits avec un pilon en bois. Arrosez de vin rouge. Couvrez la préparation d’un linge, puis laissez-la macérer pendant 48 heures.
2. Filtrez le vin avec les cassis à travers un tamis fin ou dans un torchon sans presser les fruits. Mesurez le jus obtenu. Comptez le même poids de sucre.
3. Versez le jus et le sucre dans un faitout émaillé. Portez à ébullition à feu doux en remuant.
4. Faites alors bouillir environ 5 minutes à feu vif.
5. Retirez du feu et laissez tiédir jusqu’à 40 °C. Filtrez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement et conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Recettes de Saison Eté-Confiture de pêches jaunes et framboises


Confiture de pêches jaunes et framboises

Préparation : 15 mn
Macération : 8 heures
Cuisson : 7 mn
Pour 1 pot de 375 g
250 g de pêches jaunes
150 g de framboises
240 g de sucre gélifiant
½ citron
1. Ébouillantez les pêches pendant 30 secondes puis pelez-les. Dénoyautez-les, coupez leur chair en petits morceaux.
2. Triez les framboises en ôtant les fruits abîmés.
3. Pesez vos fruits et réservez-les dans un saladier. Préparez 65 % du poids des fruits de sucre. Ajoutez le sucre et le jus de ½ citron dans votre préparation. Protégez d’un film alimentaire et placez le saladier au réfrigérateur. Laissez macérer environ 8 heures.
4. Plongez le pot à confiture ainsi que son couvercle dans l’eau bouillante et laissez-le sécher sur un torchon propre.
5. Après macération, versez les fruits dans la bassine à confiture, portez à ébullition et prolongez la cuisson 7 minutes à feu vif.
6. Remplissez aussitôt le pot à l’aide d’une louche et d’un entonnoir, refermez-le et retournez-le jusqu’à ce qu’il soit complètement refroidi.

Recettes de Saison Eté-Reines-Claudes à l’eau-de-vie


Reines-Claudes à l’eau-de-vie

Préparation : 20 mn
Macération : 2 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1 kg
1 kg de prunes reines-claudes
1 litre d’eau-de-vie de fruits à 45°
250 g de sucre en morceaux
1. Choisissez des prunes bien mûres et parfaitement saines. Rincez et essuyez-les, puis piquez-les à trois endroits avec une grosse aiguille. Dans une bassine à confiture, portez 50 cl d’eau à ébullition avec le sucre. Laissez bouillir 2 minutes puis ajoutez les prunes.
2. Tournez la bassine dans un mouvement de va-et-vient afin que les prunes s’enrobent d’une pellicule de sirop.
3. A l’aide d’une écumoire, transvasez-les dans un large bocal préalablement ébouillanté et séché. Laissez refroidir puis recouvrez les prunes d’eau-de-vie. Bouchez.
4. Au bout de 15 jours, les prunes ont absorbé de l’alcool. Ajoutez alors de l’eau-de-vie pour remettre à niveau. Les fruits doivent toujours être entièrement recouverts. Bouchez à nouveau et patientez encore 1 mois et demi avant de consommer.

Recettes de Saison Été-Confiture de figues à la noisette


Confiture de figues à la noisette

Préparation : 20 mn
Macération : 1 h 30
Cuisson : 15 mn
Pour 1 pot de 375 g (ou plusieurs petits pots)
2 kg de figues
400 g de sucre cristal
50 g de noisettes en poudre
5 cuillerées à soupe de sirop de noisette
1. Coupez les figues en deux, prélevez leur pulpe à l’aide d’une cuillère et déposez-la dans un grand bol.
2. Ajoutez le sucre, le sirop et les noisettes en poudre. Mélangez et laissez macérer au frais pendant 1 h 30.
3. Versez la préparation dans un faitout et portez à ébullition.
4. Poursuivez ensuite la cuisson 10 minutes. Versez dans des petits pots, préalablement ébouillantés et séchés, et laissez refroidir. Conservez au frais.

Recettes de Saison Été-Mirabelles à l’eau-de-vie


Mirabelles à l’eau-de-vie

Préparation : 15 mn
Macération : 3 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1 bocal de 1,5 litre
1 kg de mirabelles
1 bâton de cannelle
250 g de sucre en poudre
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
1. Rincez, égouttez et séchez les mirabelles. Coupez les queues à moitié avec une paire de ciseaux. Mettez les fruits dans un bocal préalablement ébouillanté et séché. Ajoutez le bâton de cannelle. Versez le sucre puis l’eau-de-vie.
2. Fermez hermétiquement le bocal. Laissez macérer 24 heures à température ambiante. Secouez le bocal. Laissez reposer encore 24 heures. Remuez à nouveau.
3. Laissez ensuite macérer pendant 3 mois dans un endroit frais à l’abri de la lumière avant de consommer.

Recettes de Saison Eté-Tarte légère aux nectarines


Tarte légère aux nectarines

Préparation : 15 mn
Cuisson : 25 mn
Pour 6 personnes
1 noisette de beurre
7 cuillerées à soupe de sucre en poudre
6 nectarines
4 œufs
10 cuillerées à soupe de crème fraîche liquide
6 cuillerées à soupe de poudre d’amandes
1 sachet de sucre vanillé
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Beurrez le moule à tarte et saupoudrez-le de 1 cuillerée à soupe de sucre.
3. Coupez les nectarines en quartiers d’environ 2 centimètres de large et disposez-les dans le fond du moule.
4. Fouettez les œufs avec le sucre. Ajoutez la crème, la poudre d’amandes et le sucre vanillé. Mélangez bien et versez sur les fruits.
5. Enfournez et laissez cuire environ 25 minutes. Le dessus doit être légèrement doré.
6. Servez tiède ou froid.

Vous pouvez remplacer les nectarines par des pêches ou de la mangue.

Recettes de Saison Été-Tarte aux mirabelles et amandes


Tarte aux mirabelles et amandes

Préparation : 30 mn
Temps de cuisson : 35 mn
Pour 6 personnes
1 kg de mirabelles
1 rouleau de pâte sablée
2 sachets de sucre vanillé
Pour la crème d’amandes
100 g de poudre d’amandes
2 œufs entiers
1 cuillerée à soupe rase de farine
200 g de sucre en poudre
80 g de poudre d’amandes
60 g de beurre mou
50 g de sucre roux
1. Préchauffez le four à 180° C (th. 6).
2. Déroulez la pâte avec son papier de cuisson dans un moule à tarte et réservez au frais.
3. Lavez et essuyez les prunes. Fendez-les (juste un peu afin qu’elles restent rondes) pour les dénoyauter. Mettez-les dans une jatte, poudrez de sucre vanillé et réservez.
4. Préparez la crème d’amandes : dans un saladier, travaillez à la fourchette le beurre mou avec les œufs, la poudre d’amandes, le sucre et la farine, jusqu’à l’obtention d’un crème lisse.
5. Sortez la pâte du réfrigérateur, couvrez le fond de tarte de mirabelle bien serrées les unes contre les autres et versez la crème d’amandes par-dessus.
6. Enfournez pour 35 minutes de cuisson. Sortez ensuite la tarte du four, patientez 5 minutes avant de la démouler délicatement sur une grille.
7. Laissez refroidir et servez à température ambiante.

Conseil
Pour réaliser cette tarte, vous pouvez remplacer la pâte sablée par une pâte feuilletée. Dans ce cas, choisissez-la pur beurre.

Billets-Derrière le progressisme de Macron, l’immobilisme ?


Derrière le progressisme de Macron, l’immobilisme ?

« Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. » Cette phrase du roman Le Guépard incarne à la perfection la politique qu’est en train de mettre en place Emmanuel Macron.

Il y a soixante-dix ans décédait Tomasi De Lampedusa, auteur du roman Le Guépard,  à l’origine d’un concept de science politique, tiré de la phrase la plus célèbre du roman, prononcée par Tancrède : « Crois-moi mon petit oncle, si nous ne nous en mêlons pas, ils vont nous fabriquer une république. Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. »

Changement en surface, statu quo en profondeur
Ainsi naissait le « gattopardisme », synonyme de changements spectaculaires en surface… pour mieux préserver le statu quo des choses profondes. Notre note récente pour l’Institut Thomas More1 sur le programme économique de LREM montre combien ce plan de réformes, loin de rompre avec l’atavisme étatique et bureaucratique de la France, s’inscrit dans la continuité du compromis social-démocrate Hollande-Valls-Macron.

Emmanuel Macron sera-t-il un président réformateur ? Il est permis d’en douter quand on analyse de près le programme de LREM.  Au-delà d’acrobaties fiscales comme le basculement de certaines cotisations sur la CSG ou la transformation du CICE, il ne prévoit ni baisse des prélèvements obligatoires ni diminution de la dette publique.

Des mesures non financées
Certaines mesures essentielles (étatisation de l’assurance chômage, ISF immobilier, nouvelle taxe d’habitation, indemnités chômages pour les démissionnaires) ne sont tout simplement pas financées alors qu’Emmanuel Macron prétend respecter nos engagements européens, se livrant ainsi à un jeu de dupes avec notre partenaire allemand.

Ces mesures font fi de toute politique réelle de l’offre et font reporter l’essentiel de l’effort d’adaptation sur certaines catégories précises : retraités, propriétaires immobiliers, investisseurs. Nous aurons rarement vu dans notre histoire économique de telles catégories ainsi ciblées au nom de la lutte contre une suppose économie de la rente.

Le jacobinisme au pouvoir
De la même manière, LREM fait fi de la richesse de nos territoires, de nos PME, pour se concentrer sur les seules grandes entreprises et renforcer le jacobinisme dans notre pays : les clivages Paris/territoires, Grandes Entreprises/PME, Start Up/ Industrie, sont artificiellement mis en exergue pour justifier un programme fondamentalement déséquilibré.

Même la réforme annoncée du marché du travail parait bien pusillanime, dans la mesure où elle ne remet en cause aucune des vaches sacrées françaises : 35h, distinction CDD/CDI, seuils d’employés. La modification annoncée du RSI est emblématique à elle seule de l’approche Macron : au lieu de remettre en cause l’ubuesque calcul actuel des cotisations et leur gestion, on se contente de déléguer la gestion des entrepreneurs au régime général…

De même, loin d’imposer une règle d’or d’équilibre aux partenaires sociaux, on étatise autoritairement l’assurance chômage. Ce gattopardisme français pourrait permettre une amélioration de l’économie, mais très graduelle, limitée, dépendante de la conjoncture et surtout des taux d’intérêt. Un programme insuffisant pour sortir la France de l’ornière en cinq ans, surtout en cas de nouvelle récession mondiale.

  1.  “Les Failles du Programme Économique de la Republique en Marche”, Institut Thomas More, 7 Juin 2017.

Source contrepoints.org
Par Sébastien Laye.


  • Sébastien Laye
    HEC, IEP, Sébastien Laye a développé des sociétés dans le secteur financier aux États-Unis au cours des cinq dernières années, après une carrière en fonds d’investissement et en banque. Il est franco-américain et écrit régulièrement pour L’Expansion ou FigaroVox. Il est chercheur associé à l’Institut Thomas More.

mercredi 28 juin 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

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Billets-Ce que révèle cette première semaine du nouveau gouvernement Macron


Ce que révèle cette première semaine du nouveau gouvernement Macron

Hyper centralisation du pouvoir présidentiel, abus des techniques du marketing, un certain courage pour suggérer des mesures chez nos voisins européens, tels sont les enseignements de cette première semaine du gouvernement Macron-Philippe II.

À moins d’être dans l’intimité du nouveau Président, la meilleure façon pour deviner les intentions de celui-ci consiste à décoder les faits et gestes de son gouvernement. N’oublions jamais qu’en politique, ceux-ci sont bien plus révélateurs que les discours.

Cela s’avère d’ailleurs d’autant plus vrai lors des tous premiers jours d’un gouvernement, période dont on sait combien elle préfigure le bilan de celui-ci. Une équipe ambitieuse et courageuse imprimera dès le début son rythme de transformation du pays. À l’inverse, un gouvernement indécis ou sans véritable programme ne fera rien de particulier pendant cette période pourtant déterminante…

4 postures du nouveau gouvernement
Une semaine vient de s’écouler pour le tout nouveau gouvernement Macron-Philippe II. Que nous révèle-t-elle concrètement ? Elle nous révèle :

-une hyper centralisation du pouvoir présidentiel

-des postures de pure communication visant à assurer une image positive

-des propositions d’envergure mais à l’attention de nos voisins

-quelques réformes économiques qui ne sont en réalité que des artifices

Un président omnipotent
En soi, le contrôle de l’ensemble des ministères par la garde rapprochée du président n’est pas une mesure de nature à décupler la croissance, à diminuer le chômage et la pauvreté. Néanmoins, on peut toujours espérer qu’elle contribue à donner les coudées franches à l’exécutif, à la condition bien sûr que celui-ci ambitionne de réformer notre économie de fond en comble.

De telles réformes étant devenues urgentes, on ne pourrait que se réjouir de cette mainmise élyséenne, si justement ces dites réformes étaient effectivement annoncées. Or, il n’en est rien, et la lecture des évènements de la semaine nous laisse considérablement sur notre faim.

Par conséquent, ce renforcement du pouvoir présidentiel ne s’opère-t-il pas pour le simple bénéfice de l’intéressé ? N’est-il pas à rapprocher de ce besoin qu’a éprouvé E. Macron de choisir lui-même le photographe (un proche de son épouse), la position des ministres (lui-même et son Premier ministre au milieu et non pas au premier rang) et le lieu pour la photo officielle du nouveau gouvernement (22/06/17) ? Est-ce vraiment la fonction du président que de s’occuper de tout ? N’est-ce pas plutôt la preuve de l’incapacité à déléguer qui caractérise en général les managers inexpérimentés ?

La communication comme vision politique
Surfant sur la dynamique qui est la sienne, jouant sur la confusion créée autour de la « société civile », E. Macron ne s’est pas privé cette semaine d’emprunter des termes au monde de l’entreprise. Il considère ses ministres comme des « managers », et évoque les méthodes de « team building » en ce qui concerne le séminaire gouvernemental à venir (Figaro 22/06/17).

Hélas, ces anglicismes feront peut-être rêver les personnes âgées ou la « France périphérique » mais certainement pas ceux qui travaillent dans des grands groupes ou des PME dynamiques.

Pour ces derniers, il y a longtemps que ce jargon est devenu au mieux banal, au pire synonyme d’artifices derrière lesquels bien souvent s’abritent un management déficient. Ce n’est pas tellement de « team building » dont la France a un besoin de toute urgence, mais de réformes économiques ! Lorsqu’une usine est en feu, faut-il commencer par former les pompiers de la caserne concernée à bien collaborer ensemble ?

De la comm’ et encore de la comm’
En réalité, tout cela n’est que de la communication et du marketing parfaitement « chartés », en cohérence astucieuse avec l’image de E. Macron, cette image de dynamisme et de renouveau sur laquelle le candidat a capitalisé sans limite pendant la campagne.

Mais à vouloir singer des pratiques managériales qui sont passées de mode, E. Macron nous rappelle combien il est un énarque, un ancien inspecteur des finances, et un ancien du gouvernement Hollande ! Quelqu’un à des années-lumière des méthodes utilisées actuellement par les entreprises les plus agiles et les plus efficaces…

Idem pour cette fameuse photo du gouvernement, qui symboliquement, redistribue le pouvoir de façon horizontale parmi les ministres. Il s’agit d’une technique archi-connue dans les entreprises.

Techniques d’entreprises
Sauf qu’une « photo de famille » qui brise les codes (dixit Europe 1, 22/06/17) ne remplacera jamais un aplanissement des circuits de décision et un « renversement de la pyramide ». Il y a longtemps que les entreprises sont passées à l’acte dans ce domaine, et ne se satisfont plus d’une astuce de « premier communiquant ».

Il en est de même lorsque B. Le Maire déclare (Figaro, 22/06/17) que l’industrie française peut rattraper l’Allemagne grâce au numérique. Faire croire de telles choses est tout de même crapuleux car :

-la France (pourtant à l’origine du révolutionnaire Minitel) est quasiment absente de la plupart des secteurs de la nouvelle économie

-la révolution numérique a commencé dans les années 80. C’est un peu tard maintenant pour y songer

-le numérique, c’est quelque part la dématérialisation par opposition à l’industrie faite d’usines et de machines de plus en plus robotisées. Envisager la ré-industrialisation de notre pays par le biais de l’immatériel est plus que douteux…
En réalité, de tels propos ne sont pas sérieux car ils ne sont pas réfléchis. Il trahissent encore une fois le souci de plaire, en se payant de mots pour valoriser un gouvernement qui n’a pas réellement d’ambitions. Si celui-ci avait un vrai projet industriel, il ne s’abriterait pas derrière de tels poncifs éculés.

Il évoquerait plutôt les problématiques de R/D, l’Université, le capital risque, le droit du travail, la réforme syndicale, la baisse des charges, etc… Il est triste de voir que ce gouvernement qui n’a qu’une semaine d’existence fait déjà penser à un gouvernement de communicants !

Des propositions audacieuses mais pour nos voisins
Lorsque B. Le Maire déclare en matière de fiscalité : « nous voulons avancer très vite sur les convergences de l’Allemagne et de la France… » (Figaro, 22/06/17), il ne parle pas des efforts que devra consentir en premier lieu le gouvernement français.

En effet, la pression fiscale allemande étant nettement inférieure à celle de l’Hexagone, on se doute très vite que ce genre de proposition n’est pas crédible, ou ne portera que sur des détails anecdotiques.

Un gouvernement conscient de ses propres handicaps commencerait par évoquer un plan drastique d’économies sur son propre fonctionnement avant de vouloir mouiller un pays voisin qui, rappelons-le, entretient deux fois moins de fonctionnaires, impose nettement moins ses entreprises et ses citoyens, pour des prestations de services publics qui supportent largement la comparaison (et un taux de chômage à faire rêver).

Faire porter les efforts sur autrui
Lors du sommet européen vendredi dernier, la proposition faite par E. Macron (et refusée par plusieurs pays) consistant à limiter les acquisitions d’entreprises européennes par la Chine, était typiquement de la même nature.

Il s’agissait ni plus ni moins de faire porter les efforts à autrui afin d’éviter de payer le coût d’une mauvaise compétitivité économique française et d’entreprendre les réformes douloureuses pour y remédier. Au passage, cette mesure en dit long sur le soit disant libéralisme du président, et sur son penchant interventionniste dés lors qu’il s’agit de capital (son ancien métier)…

Des réformes qui n’en sont surtout pas
Il faut relire ce qu’a déclaré hier E. Philippe concernant le déficit : « on regardera s’il faut jouer, d’ici la fin de 2017, sur une réduction de dépenses et à quel niveau » (Ouest France 23/06/17). Comme s’il n’était pas sûr de l’urgence d’économiser illico sur le train de vie de l’État, E. Philippe attend le résultat d’un audit sur la situation laissée par le gouvernement précédent !

Cet aveu du Premier ministre est lourd de sens. Il est clair que le gouvernement Macron ne considère pas le poids de la dette et le poids de l’État comme un problème majeur ! Par conséquent, les objectifs qu’il va s’assigner seront du domaine de la cosmétique.

Cet irréalisme se retrouve exactement dans les propos tenus avant-hier par le ministre de l’Économie B. Le Maire (Figaro, 22/06/17) lorsqu’il explique que « les charges sont trop élevées » et que « la hausse de la CSG va aider à financer cette baisse des charges » (sic).

Degré zéro de la fiscalité
Financer la réduction des charges par la hausse d’une taxe est typiquement le degré zéro de la réforme fiscale. Il ne s’agit que d’un artifice budgétaire, une sorte de jeu d’écriture à somme nulle, l’État (socialiste en l’occurrence) n’envisageant clairement pas d’économiser sur son niveau de vie !

La décision de vendre les participations de celui-ci, que confirme B. Le Maire dans cette même interview, est d’ailleurs la signature typique des gouvernements velléitaires. Ne se sentant pas le courage de tailler dans le train de vie de l‘État, train de vie dont on connaît pourtant les débordements, le gouvernement se rabat sur la vente de ce que l’on appelle communément les « bijoux de famille ».

Hyper centralisation du pouvoir présidentiel, abus des techniques du marketing, un certain courage pour suggérer des mesures chez nos voisins européens mais aucun pour planifier la moindre réforme pénible intra-muros, tels sont les enseignements de cette première semaine du gouvernement Macron-Philippe II, semaine dont on peut toujours espérer qu’elle ne sera pas aussi représentative de ce qui va suivre qu’elle  n’est généralement censée l’être.

En attendant, hélas, force est de constater que ce que trame ce gouvernement (et surtout, ce qu’il ne trame pas) ressemble tristement à ce que préparait le gouvernement socialiste précédent…


Source contrepoints.org
Par Claude Robert.


  • Claude Robert est consultant international en organisation, et auteur du site satirique « Eradiquons le politiquement correct français »

mardi 27 juin 2017

dimanche 25 juin 2017

Photos-L’histoire du Bang Bang Club


L’histoire du Bang Bang Club

A l’origine, ils sont quatre. Quatre à photographier les exactions commises en Afrique du Sud entre 1990 et 1994. Plongés dans l’enfer des townships livrés au feu et au sang, Kevin Carter, Greg Marinovich, Ken Oosterbroek, tout trois Sud-africains, et João Silva, Portugais installé en Afrique du Sud, affrontent la folie humaine.
Alors qu’ils couvrent les émeutes dans les ghettos symboles de l’Apartheid, ils sont surnommés par le journal sud-africain Living les « Bang Bang Paparazzi », référence à la fois aux balles qui fusent et à un terme propre aux photographes de guerre. Ce collectif informel préfère au terme paparazzi, qu’il trouve, si ce n’est péjoratif, peu représentatif de son travail, celui de club. Le Bang Bang Club est né.
Reconnu par leurs pairs et le public, les quatre photographes sont rapidement récompensés par des prix prestigieux. Ken Oosterbroek est ainsi désigné meilleur photographe de l’année en Afrique du Sud en 1991. Mais surtout, parmi quatre de ces jeunes photoreporters -aucun d’entre eux n’avait plus de 30 ans en 1990- deux ont remporté le Pulitzer.


Photo Greg Marinovich Sweto le 15/09/1990 - Prix Pulitzer 1991

En 1991, Greg Marinovich, alors employé par l’Associated Press, se voit décerner le Pulitzer pour un reportage sur le meurtre d’un homme suspecté d’être un espion zoulou par l’African National Congress (ANC, socialiste), parti pour la défense des noirs aboli en 1960 et rétabli en 1990. En 1994, Kevin Carter est à son tour désigné lauréat du plus célèbre des prix journalistiques, pour son cliché, très controversé, nommé La Fillette et le Vautour.


Photo Kevin Carter La fillette et le vautour-Prix Pulitzer 1994 

Année de la libération de Nelson Mandela, 1994 marque paradoxalement le tournant dramatique du Bang Bang Club. Ken Oosterbroek n’a pas la joie d’assister aux premières élections libres en Afrique du Sud. Le 18 Avril 1994, quelques jours avant la ruée vers les urnes, il est tué dans le township de Kotoza lors d’un échange de tirs entre l’ANC et des miliciens, alors que Greg Marinovich est sérieusement blessé.
Trois mois plus tard, le 27 juillet 1994, Kevin Carter, hanté par les conflits et la misère côtoyés depuis longtemps et sans doute touché par la polémique autour de La Fillette et Le Vautour - le photographe a été injustement accusé d’avoir laissé l’enfant mourir sous ses yeux- met fin à ses jours. Le Bang Bang Club est à terre. Dès lors, Greg Marinovich et João Silva laissent derrière eux l’Afrique du Sud en pleine transition politique et couvrent les conflits à travers le monde.
João Silva parcourt les terres ravagées par les guerres: Soudan, Balkans, Asie Centrale ou encore Russie, Proche-Orient et Afghanistan. Toujours fermement engagé, le photographe est plusieurs fois récompensé par le prix World Press Photo. En octobre 2010, en reportage en Afghanistan pour le New York Times, il est grièvement blessé par une mine et amputé des deux jambes.


Photo Joao Silva Attaque au mortier dans le village de Kahrizak, le 10/09/99

Greg Marinovich couvre, pour les plus grands journaux mondiaux, parmi lesquels le New York Times ou Newsweek, les événements en Russie, en Inde, en Bosnie et dans de nombreux pays africains. Il devient photographe en chef de l’Associated Press en Israël et Palestine en 1996 – 1997. En 2001, après avoir été désigné lauréat de multiples prix, il abandonne le métier de photographe de guerre.
Comme pour mieux tourner la page, Greg Marinovich et João Silva ont raconté l’histoire du Bang Bang Club, dans un livre éponyme adapté au cinéma par Steven Silver. Une histoire qui, née de la tourmente, s’est achevée dans la douleur.


Kévin Carter 1960 – 27/07/1994


Greg Marinovitch


Ken Oosterbrock 1968 – 18/04/1994


Joao Silva


Source : « Le Bang Bang Club: des photographes à l’épreuve des balles » de Constance Dubus

A voir également
http://monblog75.blogspot.fr/2011/01/photos-kevin-carter.html

samedi 24 juin 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

vendredi 23 juin 2017

jeudi 22 juin 2017

Recettes Conserves-Crème de cassis


Crème de cassis

Préparation : 10 mn
Macération : 48 heures
Conservation : 12 mois
Pour 2 litres
750 g de cassis bien mûrs
1 litre de vin rouge (beaujolais)
Sucre en poudre
1. Rincez et égouttez les cassis. Mettez-les dans une terrine, de préférence en grès. Ecrasez les fruits avec un pilon en bois. Arrosez de vin rouge. Couvrez la préparation d’un linge, puis laissez-la macérer pendant 48 heures.
2. Filtrez le vin avec les cassis à travers un tamis fin ou dans un torchon sans presser les fruits. Mesurez le jus obtenu. Comptez le même poids de sucre.
3. Versez le jus et le sucre dans un faitout émaillé. Portez à ébullition à feu doux en remuant.
4. Faites alors bouillir environ 5 minutes à feu vif.
5. Retirez du feu et laissez tiédir jusqu’à 40 °C. Filtrez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement et conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Recettes Conserves-Liqueur de framboise


Liqueur de framboise

Préparation : 5 mn
Macération : 1 mois et demi
Conservation : 12 mois
Pour 2 bouteilles de 1 litre
1 kg de framboises
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
250 g de sucre en morceaux
1. Mettez les framboises triées mais non rincées dans un grand bocal préalablement ébouillanté et séché. Ecrasez légèrement les fruits avec une fourchette.
2. Arrosez d’eau-de-vie. Couvrez. Laissez macérer pendant 15 jours dans un endroit frais.
3. Au bout de ce temps, filtrez l’eau-de-vie à travers une passoire fine doublée d’une mousseline.
4. Préparez un sirop en portant à ébullition 50 cl d’eau avec le sucre en morceaux. Au premier bouillon, retirez du feu et ajoutez-le à l’eau-de-vie.
5. Mélangez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement. Attendez 1 mois avant de servir.