dimanche 31 juillet 2016

Billets-L’impôt est une extorsion de fonds


L’impôt est une extorsion de fonds

Un sondage, en cette période d’ultra-matraquage fiscal, révèle que pas moins de 37% des Français considèrent l’impôt comme une extorsion de fonds. Intéressant en cette période où se multiplient les signes patents de révoltes à l’encontre du gouvernement et de sa politique.

Je ne me réfère pas aux pathétiques et sirupeux mouvements rebellocrates, portés par des groupes, tels les syndicats (CGT, FO et SUD en tête) qui ont fait croire durant des décennies que notre pays abritait de courageux résistants à l’oppression capitaliste et réactionnaire, sauvant ainsi l’âme corrompue de notre nation. À les entendre, on pouvait s’imaginer avec soulagement qu’existaient en France des consciences en alerte pour nous protéger des vilains en tous genres.

Je me réfère plutôt à ces petits mouvements, qui ont fleuri un peu partout, certains éphémères, d’autres pérennes : les pigeons ou les bonnets rouges d’hier, les pendus, les patrons cadenassés ou le mouvement des libérés de maintenant. Chacun avait ses spécificités, mais ils partageaient tous un écœurement des charges fiscales et sociales qui pèsent encore sur l’économie française aujourd’hui. Un trop plein d’État.

À cela vous ajoutez des sondages qui confirment une tendance grandissante acceptant une réduction du périmètre de l’État, et cerise sur le gâteau, ce sondage où presque 40% des sondés voient l’impôt comme une simple extorsion de fonds. Il y a de quoi faire rêver un libéral. La lucidité gagnerait-elle le peuple de France ? Cela reste à voir.
L’impôt est en effet de l’extorsion de fonds : rien de plus, rien de moins. C’est une violation des droits de propriété privée. Par la force, même avec la plus subtile, l’État extorque de l’argent à ses citoyens. Point final. C’est du vol pur et simple. L’impôt c’est l’équivalent noble et sophistiqué du racket mafieux.

Tous les discours qui consistent à le faire passer pour quelque chose d’aussi nécessaire que l’air que l’on respire ne sont que propagande pour gagner l’adhésion de ses victimes. L’impôt n’est pas plus nécessaire que le monopole pour permettre la vie en société.

Certes, aujourd’hui, en l’état actuel, il serait utopique de l’abolir du jour au lendemain (et pourquoi pas après tout, ne l’a-t-on pas fait avec l’esclavage ?), mais au moins il faudrait que nos consciences bienveillantes, nos lanceurs d’alertes, nos résistants bien-pensants, s’indignent de son existence et de son usage démentiel par l’État.

Ne sommes-nous pas concernés par l’usage que fait l’État de la liberté d’expression, de la justice ou de sa force armée ? Nous savons dans ces domaines respectifs que l’État peut être dangereux. Alors pourquoi n’est-ce pas le cas avec les impôts ? Pourquoi l’impôt échappe-t-il à cette vigilance ? Pourquoi n’y-a-t-il pas un tax watch international, ou un contribuable sans frontière (il existe Contribuables associés en France) ? La seule chose dont on s’indigne dans les médias c’est de ne point payer l’impôt, légalement ou illégalement. On devient alors un traître à la patrie, un citoyen indigne, un parasite vivant au crochet des autres.

Si cette tendance persiste dans l’opinion, j’entends déjà les politiques et sociologues de tous poils s’alarmer devant cette érosion du consentement à l’impôt. Qu’il y ait trop d’impôt d’accord ! Mais qu’il soit perçu comme pour ce qu’il est vraiment, du vol, c’est trop dangereux pour la caste au pouvoir. Car finalement nos hommes d’État se retrouveraient soudainement nus comme le roi dans la fable.


Source contrpoints.org

samedi 30 juillet 2016

Billets-Comment la France sélectionne ses élites : le cas Hollande


Comment la France sélectionne ses élites : le cas Hollande

3 raisons peuvent être avancées pour expliquer la monopolisation du pouvoir par une certaine élite dont François Hollande est sans doute le plus symbolique de ses représentants.

Il y a déjà une trentaine d’années, Michel Crozier fustigeait la sélection de l’élite en France. L’ancien juré de l’ENA et sociologue réputé des organisations militait pour une fermeture immédiate de cette école. Il disait à peu près en ces termes « qu’il n’avait jamais rencontré des étudiants aussi fermés intellectuellement ». La sélection par les grandes écoles de ce type est un travers typiquement français : aucun pays développé n’a eu semble-t-il l’idée de construire une « école du pouvoir politique ». Le concept sent bien évidemment le soufre car il contient certains des germes qui conduisent tout droit à une captation du pouvoir : voie d’accès unique, formatage intellectuel unique, méthodes de gouvernance uniques, réseau unique, cooptation/monogamie, étiolement culturel, etc.

Mais le problème de la sélection des élites politiques françaises est encore plus vaste qu’il n’y paraît. Il fallait en effet bien d’autres lacunes dans notre société pour que cette « voie scolaire royale » puisse se développer à ce point. Si notre classe politique est aussi saturée en énarques (ou tout simplement en agents de la fonction publique), c’est forcément parce que d’autres niveaux d’organisation n’ont pas fonctionné de façon optimale. Le cas Hollande est très intéressant à ce sujet, où l’on voit qu’un individu a priori sans compétences et sans expérience particulière pour le poste de Président, se retrouve à la tête de notre pays au plus mauvais moment. Que s’est-il passé ?

La filière politicienne
Le parcours de F. Hollande ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à celui d’autres leaders politiques actuels. À croire qu’il existe, au-delà d’une voie royale officielle (l’ENA), un cheminement tout aussi déterminant et qui en constitue le prolongement indispensable : UNEF, Éducation nationale, Parti Socialiste, missions à l’Élysée, direction d’un cabinet de ministre, conseil municipal, députation, Secrétariat national du PS… F. Hollande est devenu porte-parole du PS, Premier secrétaire, député européen, puis maire de Tulle. En 2007, il s’abstient de se présenter aux élections présidentielles qui verront s’opposer S. Royal et N. Sarkozy, mais se présente à celles de 2012 et les gagne contre ce dernier.

La nature d’un tel parcours nous apprend beaucoup sur les travers de notre pays : exclusivement cantonné dans le secteur public et subventionné, celui-ci se trouve de facto protégé de toute contrainte d’efficacité et d’efficience. Alors que la différence entre ces deux notions est une obsession quotidienne chez les chefs d’entreprises, aucune n’a vraiment cours dans ce parcours effectué sous les lambris des hôtels ministériels et municipaux, parmi les arcanes et parfois les alcôves des partis politiques, au beau milieu de leurs joutes florentines si spécieuses.

Quelles sont les qualités qui transparaissent d’un tel pédigree ? Strictement rien n’y démontre un quelconque succès sur les plans économique, social ou managérial. En tant que maire de Tulle, les résultats sont même consternants (endettement record). À l’inverse, on y devine en filigrane un puissant talent relationnel : tout le monde n’est pas capable de naviguer dans les cercles proches du Président Mitterrand et de ses ministres, tout le monde n’est pas capable de manœuvrer de façon virtuose au sein d’un Parti socialiste jusqu’à en atteindre la plus haute marche malgré la cacophonie qui le caractérise à l’époque…

Ce sont indiscutablement des qualités relationnelles, des dons en matière de diplomatie, des capacités à élaborer des synthèses impossibles entre des clans qui ne se supportent pas. Ce sont des compétences, le nier serait malhonnête. Mais suffisent-elles pour faire un Président de la République ? Ne seraient-elles pas plutôt tournées vers la réussite individuelle ? Ne sont-elles pas dramatiquement dénuées des autres qualités indispensables que sont le courage, le pragmatisme, la vision, l’anticipation, l’efficacité, le dévouement ?

Il y a même quelque chose d’effrayant dans ce cheminement car il s’avère être le tremplin le plus efficace pour atteindre la responsabilité suprême, alors qu’il évite la vraie vie économique… Comme une sorte d’ascenseur qui évoluerait au mépris du monde ultra concurrentiel de l’entreprise mais qui permettrait ensuite à ceux qui l’empruntent d’en diriger les règles de fonctionnement…

Il existe donc aujourd’hui, dans la société française, un parcours protégé et comparativement peu exigeant qui se permet le luxe de surpasser l’ensemble des autres parcours pourtant bien plus challengés. En d’autres termes, un diplômé sans la moindre expérience professionnelle réussie a la possibilité de prendre la direction de notre pays et de l’ensemble de son économie parce qu’il aura su barboter dans les cercles idoines. Et de façon tout aussi diabolique, des partis politiques tels que le PS ne sont rien d’autre que des écuries de course qui, loin du monde réel, élèvent en circuit fermé des chevaux pour gagner l’ultime compétition électorale.

Comment en sommes-nous arrivés là ? L’existence de la filière elle-même n’explique pas tout. Pour que de telles choses deviennent possibles, ne faut-il pas compter sur d’autres éléments favorables tels que la bienveillance des médias et la naïveté des électeurs ?


La bienveillance des médias
Depuis le fameux sondage post élection présidentielle, nous savons que 74% des journalistes ont voté F. Hollande. Ce score à la soviétique constitue un splendide raccourci sur le rapprochement qui s’est opéré entre les médias, et les écuries des étalons socialistes.

Il existe beaucoup d’autres pays dans lesquels des journalistes auraient posé quelques problèmes au candidat socialiste en matière de programme économique. Dans une nation qui recule régulièrement d’un point de vue économique et social (chômage de masse, croissance, PIB, PIB/habitant, part de marché mondiale, part de marché industrielle, dette, niveau scolaire, création d’entreprises, etc.) et qui est déjà parmi les champions mondiaux de la pression fiscale et des prélèvements, proposer une réforme fiscale visant à prendre encore plus aux riches et aux entreprises avait en effet de quoi surprendre. Il y avait au minimum matière à débat…

Or F. Hollande a t-il eu des difficultés à faire passer son message égalitariste en dépit d’un contexte qui ne le permettait même plus ?  A-t-il été challengé par la presse et la télévision ? A-t-il dû affronter des débats contradictoires réguliers face à des spécialistes de l’économie et de la politique ? La réponse est clairement négative. Les débats ont été d’une extrême rareté. Et la plupart des médias étant de gauche, le message a été diffusé tel quel, dénué de la moindre critique de fond, comme s’il était  la bonne parole en provenance d’un messie du Bien…

La naïveté des électeurs
Pour accepter un programme économique aussi inepte que celui de F. Hollande, il ne manquait plus qu’une bonne dose de crédulité populaire. Gagner les élections en jouant sur le ressentiment anti-riche, en faisant miroiter le confort des pauvres grâce aux ponctions dans la poche des nantis, et en promettant de réduire le chômage en recrutant encore et toujours plus de fonctionnaires, n’était-ce pas la preuve d’une immense naïveté ? C’est ici sans doute que réside l’un des plus gros problèmes de la France (cf. les statistiques dans « Les différentes formes de pouvoir et le probable futur de notre démocratie »). Certes, l’inculture économique d’une grande partie de sa population n’est que le fruit de décennies de mensonges et de déresponsabilisation. Elle n’est que la triste conséquence d’une captation du pouvoir par une nomenklatura politique chimérique. Elle n’est que le reflet naturel d’une Éducation Nationale qui en a épousé la doxa et qui perpétue auprès de chaque génération le mythe étatique.

Mais maintenant que cette immaturité économique est un fait avéré, comment notre pays peut-il s’en sortir ? Comment peut-il éviter la victoire du populisme contre le principe de réalité ? La victoire de la facilité contre l’effort de désendettement ? La victoire de la fermeture des frontières contre le réveil de notre compétitivité ?

Après des décennies de falsification des faits, de mensonges politiques répétés par les médias, de centralisation du pouvoir, de clonage des profils administratifs au sommet de notre État, le tableau n’est pas brillant. Nous sommes actuellement dans la zone rouge. N’ayons pas peur de le dire : n’importe qui peut gagner les prochaines élections. Les conditions sont idéalement réunies.


Source contrepoints.org

Billets-Terrorisme : La France a besoin de tolérance zéro


Terrorisme : La France a besoin de tolérance zéro

Tous les prétendus djihadistes en France et en Belgique avaient tous commis des délits antérieurs, avaient tous été arrêtés par la police

Les Français sont abasourdis par le meurtre du prêtre Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray. Ils le sont plus encore par l’incompétence des services de sécurité et de la magistrature.

La lourde facture de l’incompétence de l’Etat dans ses fonctions régaliennes
Les deux meurtriers étaient connus de la police : un d’entre eux avait été incarcéré, puis libéré par un juge qui avait cru sottement aux promesses de rédemption d’un voyou de 19 ans. L’autre était soupçonné par les services de renseignement de planifier un attentat imminent, mais l’information n’a pas atteint la police. Ceci rappelle le désordre sécuritaire qui existait aux États-Unis avant l’attentat du 11 septembre 2001.

Il serait grand temps que les dirigeants français comprennent que nous ne sommes pas plus en guerre contre l’Islam que contre l’islamisme, une vieille thèse à la Samuel Huntington, dénuée de sens, mais confrontés à des criminels ordinaires pour qui le djihad est une couverture qui légitime, à leurs yeux, un désir de violence totale. Rappelons que tous les prétendus djihadistes en France et en Belgique avaient tous commis des délits antérieurs, avaient tous été arrêtés par la police et que tous souffraient de troubles psychiatriques repérés par des médecins et leur famille. Il n’est donc d’aucune utilité, comme s’y emploie le gouvernement Hollande, totalement à côté de la plaque, de faire patrouiller des jeunes militaires sur les plages et dans les rues de Paris. La lutte contre ce nouveau banditisme exige du renseignement en amont, une coordination entre police et justice et de garder en prison les délinquants condamnés et dangereux.

Au lieu de grands discours sur la guerre contre l’islamisme et des opérations militaires, on suggérera que les djihadistes ne soient traités que comme des criminels ordinaires. Et que l’on applique en France la méthode new-yorkaise de la tolérance zéro : tout délit, aussi insignifiant soit-il, mérite d’être traité sévèrement, les juges doivent être irascibles et les peines exécutées. Ce qui a permis de réduire massivement la criminalité à New York, imitée par la plupart des métropoles américaines, vaudrait pour la France. Ce qui suppose, en France, une profonde évolution de la pensée sécuritaire : le gouvernement actuel en paraît incapable.

Photo G20 Voice – CC BY 2.0
Source contrepoints.org


vendredi 29 juillet 2016

Billets


Billets-Entrepreneurs, artisans, commerçants : nous sommes les serfs de la république !


Entrepreneurs, artisans, commerçants : nous sommes les serfs de la république !

Comment voulez-vous qu’un énarque ou un élu qui ne connaît de l’URSSAF, du RSI et du fisc que de nom, comment voulez-vous qu’ils s’intéressent à vous ?

Connaissez-vous un de nos élus qui se préoccupe réellement, entre autres choses, de nos problèmes de charges sociales ou de fiscalité ?
Moi, j’ai beau chercher dans tous les coins, je n’en trouve aucun.
Aucun ne veut changer ces systèmes.
Que ceux-ci soient injustes, iniques et mortels pour nous, ne leur fait ni chaud ni froid.
Eux, ils sont couverts.
Leur seul but est de faire perdurer leur fabrique à fromage.
Leur fromage.
C’est-à-dire les avantages et rentes de situation qu’ils ont grâce à nous.
Grâce à nos impôts.
La nouvelle aristocratie
L’aristocratie de l’Ancien Régime avec ses privilèges a fait place à une nouvelle oligarchie républicaine l’Énarchie.
L’ENA est notre nouveau sang bleu.
Tous nos gouvernants, hauts fonctionnaires en sont issus dans leur quasi-totalité.
Ils entrent à l’ENA et au sortir de cette école leur avenir est tout tracé : ils suceront jusqu’à leur mort le sang de la France, en deux mots : le vôtre.
Nos élus, eux, ils ont un autre gruyère : la fonction publique.
C’est un club de vacances moins somptueux que l’ENA, lequel est une référence de luxe absolu (5 étoiles luxe), mais il a quand même ses 4 étoiles, ce qui reste malgré tout encore très très attractif.
Les 4/5 de nos députés en sont issus.
Ils se mettent en disponibilité de leur administration (sans rien en perdre), et en cas d’échec à une élection, retrouvent leur place dans celle-ci.
Que c’est doux comme carrière.
On traverse la vie dans un fauteuil.
Cool, non ?
Pas de parachute doré
Essayez, vous, qui participez vraiment à la vie active et économique du pays d’en faire autant.
Ce ne sera pas la même histoire.
Pour vous en cas d’erreur, le « grattage » n’existe pas.
C’est direct la case RSA (puisque pour vous Pôle Emploi, connaît pas !)
Pour vous, pas de parachute doré.
Pas de recasage maison aux petits oignons.
Nous sommes devenus les serfs de la République.
Corvéable à merci ou à la tonte fiscale.
Comment voulez-vous qu’un énarque ou un élu, qui n’a jamais mis les pieds dans la vraie vie active, qui n’a jamais connu les affres des échéances qu’on ne peut pas toujours payer, qui ne connaît de l’URSSAF, du RSI et du fisc que leurs noms, comment voulez-vous qu’ils s’intéressent à vous ?
Ces gens qui n’ont jamais vécu un contrôle URSSAF ou fiscal (je ne parle pas du reste), comment voulez-vous que ces gens-là s’intéressent à vous ?
Même pas en rêve !
Nous, toute notre vie a été, et sera un combat sans filet.
Je me force à écouter tous nos futurs présidents et je suis effaré de leur méconnaissance de la vie de ceux qui travaillent réellement.
Je suis sidéré et les bras m’en tombent, comme dirait ma cousine.
Ils sont tous, sans exception, à côté de la plaque !
Ils ont beau faire comme s’ils savaient, comme s’ils nous comprenaient, ça coince !
Les pôvres, ils sont à des milliers d’années-lumière de notre réalité et de nos problèmes.
Ils sont sur une autre planète : la leur.
Et nous, nous ne nous y trouvons (malheureusement) pas.
Nous sommes juste (comme toujours) leur machine à cash.
Rien de nouveau sous le soleil…

Photo By: Victor – CC BY 2.0

Source contrepoints.org

jeudi 28 juillet 2016

Dessins de presse


Dessins de presse

mercredi 27 juillet 2016

mardi 26 juillet 2016

dimanche 24 juillet 2016

Billets-Vivre avec le terrorisme : ce qu’Israël nous enseigne

Vivre avec le terrorisme : ce qu’Israël nous enseigne

L’Europe pourrait affronter des attentats terroristes fréquents dans le futur. Comment s’y préparer et que peut nous apprendre le cas d’Israël ?
Entretien avec Corinne Sauer, du Jerusalem Institute for Market Studies.


Alors que les attentats se sont multipliés en Europe ces derniers mois, nous risquons de devoir nous habituer à vivre avec le terrorisme. Israël, démocratie régulièrement menacée par le terrorisme, peut nous apprendre beaucoup.

Droit au port d’armes et sécurité privée
La sécurité des citoyens ne viendra pas de l’État, ou au moins pas exclusivement. Israël a su associer fortement la société civile aux démarches de garantie de la sécurité de ses citoyens comme le souligne Corinne Sauer : « la société civile est très impliquée dans le combat contre le terrorisme en Israël, avec quatre axes clefs : déjà, un service militaire obligatoire pour presque tout Israélien. Ensuite, il est assez facile d’obtenir un permis de port d’armes et de nombreux citoyens sont armés. Cela a permis de stopper de nombreuses attaques terroristes. Troisième axe, même les enfants sont informés tôt sur la conduite à tenir en cas de risque, et les Israéliens n’hésitent pas à prévenir la police tôt. Enfin, de nombreux quartiers ou centres commerciaux ont leurs propres services de sécurité, avec des volontaires ou des entreprises privées ».

Des mesures qui peuvent nous sembler lointaines et difficilement applicables en France, mais qui font leur chemin. Combien de morts au Bataclan auraient pu être évités si les policiers présents dans la salle (hors de leurs horaires de service) avaient été autorisés à porter une arme ?

Quel impact sur la vie quotidienne ?
Au delà, c’est aussi l’impact de la « guerre contre le terrorisme » sur la vie quotidienne qui inquiète les Français, hésitant par exemple à prendre l’avion ou à aller au restaurant. Mais aussi un énervement face aux contrôles de sécurité à tout instant. En Israël, c’est une certaine résignation voire une acceptation de ces contrôles de sécurité qui prédomine : « la guerre contre le terrorisme est notre vie quotidienne et la société civile, partie prenante de cette guerre, a pris l’habitude d’être arrêtée et de voir ses sacs fouillés dans presque n’importe quel lieu public. C’est le prix que beaucoup sont prêts à payer pour vivre dans un environnement plus sûr ».

Le tout en cherchant au maximum à préserver les valeurs de nos sociétés libérales : « j’habite à Jérusalem, une ville très diverse, où toutes les communautés, Juifs comme Arabes, vivent ensemble, utilisent les mêmes transports en commun, travaillent, sortent ou font leurs courses dans les mêmes endroits ». « Nous essayons de maintenir la tolérance entre les communautés ».

Traduction et mise en forme : Alexis Vintray

Source contrepoints.org

vendredi 22 juillet 2016

Dessins de presse


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jeudi 21 juillet 2016

mardi 19 juillet 2016

Recettes Enfants-Soufflé au Nutella


Soufflé au Nutella

Préparation :
15 mn
Cuisson :
20 mn

Pour 4 personnes
1 pot de Nutella (220 g) 
4 œufs 
15 g de beurre 
1 cuillerée à soupe de sucre en poudre 
1 pincée de sel
1. Beurrez un moule à soufflé. Saupoudrez le fond et les parois de sucre en poudre.
2. Séparez les jaunes des blancs d’œufs. Dans une jatte fouettez les jaunes d’œufs en y incorporant progressivement le Nutella. Travaillez la préparation jusqu’à ce qu’elle soit homogène.
3. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
4. Montez les 4 blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel. Mélangez un tiers de ces blancs à la préparation au Nutella en remuant vivement afin de l’assouplir, puis, délicatement, incorporez le reste des blancs.
5. Versez dans le moule. Enfournez 20 minutes. Servez immédiatement.


Info santé

Ce dessert particulièrement énergétique (gras et sucré) est bien adapté pour une journée d’activité physique intense. Il apporte l’équivalent d’un œuf par personne, évitez de prévoir de la viande au même repas, surtout pour les plus jeunes.

Dans un menu

Salade du jardinier (tomates, concombre, radis, mini-épis de maïs)
Pain de campagne et fromage frais aux herbes
Soufflé au Nutella



lundi 18 juillet 2016

Recettes Enfants-Courgettes à la ricotta


Courgettes à la ricotta

Préparation : 20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
5 courgettes rondes
200 g de ricotta
2 oignons frais
1 gousse d’ail
2 brins de menthe
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Rincez et essuyez 4 courgettes. Coupez un chapeau sur chacune. Creusez l’intérieur et retirez la pulpe, puis hachez-la avec la courgette restante épluchée.
3. Pelez et hachez les oignons frais. Faites-les fondre 2 minutes à la poêle dans 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Ajoutez la pulpe de courgette hachée et l’ail pressé. Cuisez 5 minutes en mélangeant. Salez.
4. Garnissez les courgettes évidées de cette préparation. Rangez-les dans un plat. Arrosez d’un filet d’huile d’olive. Couvrez d’une feuille d’aluminium. Cuisez 20 minutes au four, puis laissez tiédir.
5. Ecrasez la ricotta avec 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive et la menthe ciselée.
6. Terminez de garnir les courgettes avec cette préparation. Servez-les tièdes.

Info santé
La courgette est un légume bien adapté aux enfants : ses fibres (des pectines) ne sont pas irritantes et lui donnent une texture veloutée. Choisissez de préférence des courgettes très jeunes qui ont une saveur plus douce.

Dans un menu
Salade de riz au thon

samedi 16 juillet 2016

vendredi 15 juillet 2016

mercredi 13 juillet 2016

Dessins de presse


Dessins de presse

mardi 12 juillet 2016

dimanche 10 juillet 2016

Pour mieux comprendre votre chat-Pourquoi sa queue bat ?


Pourquoi sa queue bat ? 

Bien installé sur son étagère, votre compagnon vous regarde fixement, la queue battant dans le vide. Vous tentez une caresse, sûr de ses bonnes intentions, et recevez un coup de griffe vif comme l’éclair…

 Ne prenez pas votre chat pour un chien !


A l’image des expressions de notre visage, la forme, la position et le mouvement de la queue font partie du langage corporel du chat et du chien. Mais leur signification est différente selon l’espèce, ce qui peut être source de malentendus entre l’homme et l’animal. Si, en général, une queue battante exprime chez le chien sa bonne humeur et son invitation aux jeux ou aux câlins, il n’en est pas de même chez le chat. Le balancement de son appendice caudal est signe d’excitation ou d’énervement. Dans ce cas, il précède la phase d’agression. La scène classique est celle du chat reposant sur les genoux de son maître : la queue tombante et souple indique un bien-être sous les caresses, la queue battante une irritation.


Tentez de décoder les intentions et l’état d’esprit de votre chat en observant sa queue, sa face et son corps :
- Queue en mouvement, pupilles dilatées, oreilles en arrière : « Attention ou je mords ! ».
- Queue dressée en I ou en point d’interrogation, poil lisse, oreilles droites ou en avant : « Bonjour ! », « Miam, miam, j’ai faim ».
- Queue dressée poil ébouriffé, gros dos, oreilles rabattues, feulements : menace offensive, « Tu es chez moi, va-t-en ! ».
- Queue hérissée et recourbée sous le dos, oreilles rabattues, regard fuyant : sur la défensive, « Ne m’approche pas ! ».
- Allongé sur le flanc, queue étalée et relâchée, pattes étendues, oreilles droites : « Je suis bien… ».
- Queue dressée et à demi repliée, avant plaqué au sol, oreilles en arrière : « Tu viens jouer ? ».


 Le saviez-vous ?
Un chat qui roule au sol et vous montre son ventre n’indique pas qu’il est votre subordonné. Il le fait pour attirer votre attention, obtenir des caresses et jouer avec vous.




Pour mieux comprendre votre chat-Pourquoi votre chat miaule, alors qu'il n'a pas faim ?


Pourquoi votre chat miaule, alors qu’il n’a pas faim ?

Un pas dans la cuisine, et hop, votre petit compagnon trottine derrière vous, puis se frotte à vos mollets en miaulant avec insistance. Instinctivement, vous lui versez quelques croquettes… qu’il refuse ! 

Il veut juste entrer en contact avec vous.

Le répertoire vocal des chats domestiques est très riche comparé aux félins sauvages. Cette richesse est le fruit d’une relation vieille de plus de 4 000 ans avec l’homme.

Dans la nature, le miaulement est surtout utilisé lors des interactions mère-petits, rarement entre adultes. Au contact des êtres humains, le répertoire vocal du chaton puis du chat adulte se met en place dans un jeu continu d’influences réciproques : si le maître répond à un miaulement précis par une action agréable pour l’animal, ce dernier intégrera vite la vocalise.


A contrario, si le miaulement laisse de marbre son maître ou l’irrite, il changera d’intonation. Il s’agit donc d’un langage vocal unique qui s’établit entre le chat et son maître. Or ce dernier se méprend souvent sur la signification d’un miaulement. La « plainte du chat affamé » est, en réalité, un comportement appris, presque un réflexe conditionné par la récompense : le repas. Souvent, le chat miaule seulement pour entrer en contact avec vous… et non pour demander à manger ! D’ailleurs, il lui arrive de laisser sa pitance au grand désarroi de son maître !


Ne donnez pas systématiquement à manger à votre chat quand il miaule. Vous ne faites que renforcer ce comportement et l’inciter à une surconsommation, d’où un risque d’obésité. Laissez-lui plutôt une gamelle remplie à disposition ou testez le distributeur automatique de nourriture : le repas n’a en effet aucune valeur sociale ou affective chez le chat. Apprenez à décoder son langage : son miaulement est-il un appel au jeu ? Une demande de caresses ? Une façon d’être rassuré ? Ou bien un salut ? Aidez-vous d’un magnétophone et évaluez le nombre de vocalises différentes qu’il est capable d’émettre. N’hésitez pas à parler régulièrement à votre chat dans différentes intonations mais
toujours avec une voix aiguë pour capter son attention (il est moins sensible aux fréquences bases). Il apprendra lui aussi à comprendre vos intentions.


Le saviez-vous ? 

Selon les éthologues, l’homme et surtout la femme ne peuvent s’empêcher de réagir aux miaulements d’un chat, car ceux-ci ressemblent aux vagissements des nouveau-nés !



samedi 9 juillet 2016

vendredi 8 juillet 2016

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jeudi 7 juillet 2016

mercredi 6 juillet 2016

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