lundi 29 février 2016

Dessins de presse


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samedi 27 février 2016

Pour mieux comprendre votre chat-Comment votre chat voit-il dans l'obscurité?



Comment votre chat voit-il dans l’obscurité ?

C’est une nuit sans lune. La maison est plongée dans le noir. Pourtant, votre chat parvient à se déplacer sans difficulté. Quelle chance de posséder un œil aussi perçant !


Mais pas dans le noir total.
Le regard fixe des chats, unique par la pupille en forme d’ellipse, a toujours fasciné l’homme. Les Egyptiens, qui vénéraient beaucoup ces félins, désignaient du même symbole le chat et la vision. Il est vrai que ce prédateur solitaire est capable de se repérer et de se mouvoir en pleine nuit comme nous en plein jour. On pense souvent qu’il voit dans l’obscurité totale, ca qui est faux. Il lui faut un minimum de lumière. Il doit son excellente vision crépusculaire, plutôt que nocturne, à la structure de sa rétine qui possède pas moins de 200 millions de bâtonnets, des cellules très sensibles aux rayons lumineux, contre seulement 120 millions chez l’homme. Mais son vrai secret est la présence d’une membrane réfléchissante en arrière de la rétine, appelée le Tapetum lucidum, qui renvoie les ondes lumineuses non absorbées par les bâtonnets et augmente ainsi la sensibilité rétinienne à la lumière. Elle est responsable du reflet vert brillant typique qui donne l’impression que ses yeux scintillent dans la nuit. Enfin, sa pupille est capable de s’ouvrir en grand et totalement, permettant à l’œil de capter la moindre parcelle de lumière.
Le regard du chat et plus précisément l’ouverture de sa pupille (diamètre pupillaire) sont de bons indicateurs de ses émotions :
- pupilles fermées (myosis), yeux mi-clos : bien-être total, repos ;
- pupilles à demi-fermées, yeux normalement ouverts : état neutre ;
- pupilles fermées, yeux grands ouverts, oreilles en arrière : provocation ;
- pupilles grandes ouvertes (mydriase), yeux normalement ouverts ou mi-clos, oreilles en arrière : irritation, chat prêt à agresser par jeu ou par peur.


Le saviez-vous ?

Une vision diurne approximative : si son acuité visuelle de nuit est excellente, elle est inférieure à la nôtre de jour. Le chat voit légèrement flou de loin et mal de très près. Sa vision la plus précise se situe entre 10 et 80 cm. Mais ce chasseur solitaire détecte facilement, de jour comme de nuit, même à grande distance une souris immobile.


Un petit conseil
La cataracte, si fréquente chez le vieux chien, est rare dans l’espèce féline. Si vous constatez une mydriase bilatérale (dilatation des pupilles) et permanente même en plein jour chez un chat sénior, sachez que ce n’est pas un signe de vieillesse. Consultez rapidement, car elle est souvent liée à une hypertension artérielle responsable à terme d’une cécité.

vendredi 26 février 2016

Infos santé-Troubles bipolaires



Troubles bipolaires

  • Qu'appelle-t-on troubles bipolaires ?
Les troubles bipolaires (également appelés maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) sont caractérisés par une alternance de phases de dépression et d’euphorie, disproportionnées dans leur durée et leur intensité. Les troubles du comportement qui accompagnent ces phases désorganisent profondément la vie de la personne touchée et dégradent ses relations familiales et professionnelles. La maniaco-dépression touche 1 % de la population et concerne autant les hommes que les femmes.

  • Quels sont les symptômes des troubles bipolaires ?
L’alternance entre les phases d’excitation (également appelée manie) et de dépression qui caractérisent les troubles bipolaires peut être impressionnante : hyperactivité, agressivité, absence d’inhibition, puis tristesse, accablement et démotivation totale.

Plus la phase maniaque a été haute, plus la dépression sera profonde. Ces manifestations dépressives durent deux à trois fois plus longtemps que les phases maniaques, souvent de plusieurs semaines à plusieurs mois. Les idées suicidaires sont fréquentes.

La plupart des malades non traités vivent huit à dix cycles maniaco-dépressifs au cours de leur vie, mais d’autres vivront plusieurs cycles au cours d’une même année.

  • Comment évoluent les troubles bipolaires ?
Quand le traitement de fond par les régulateurs de l’humeur est efficace, l’intensité et la fréquence des cycles maniaco-dépressifs diminuent de manière significative, ce qui permet à la personne de retrouver une vie normale. Après plusieurs mois de traitement, les cycles peuvent s’espacer jusqu’à disparaître complètement. Pour cette raison, toutes les personnes souffrant de troubles bipolaires devraient être traitées.

  • Quelles sont les causes des troubles bipolaires ?
L’origine de la maniaco-dépression est très certainement liée à la génétique. Il existe une forte prédisposition familiale qui se traduit par une vulnérabilité de l’humeur et une incapacité à réguler ses émotions. Cette prédisposition semble déterminée par un ensemble de gènes dont l’influence reste à éclaircir.

Sur ce terrain favorable, l’environnement joue un rôle dans le déclenchement du trouble bipolaire. En effet, les premiers épisodes de psychose maniaco-dépressive seraient souvent déclenchés par un événement stressant ou un surmenage (manque de sommeil, décalage horaire, travail de nuit, etc.).

  • Comment soigne-t-on les troubles bipolaires ?
Le traitement des troubles bipolaires s’appuie essentiellement sur la prescription d’un traitement de fond qui sera pris pendant des années, voire toute la vie. Ces traitements ont apporté un bénéfice considérable aux personnes souffrant de maniaco-dépression. Ces médicaments améliorent la qualité de vie des malades en réduisant la fréquence et l’intensité des cycles ainsi qu’en stabilisant leur humeur.
En complément de ce traitement à long terme, des approches psychothérapeutiques sont prescrites.

  • Quels sont les médicaments des troubles bipolaires ?
Les médicaments régulateurs de l’humeur (thymorégulateurs) constituent les traitements de fond du trouble bipolaire. Les sels de lithium sont les thymorégulateurs les plus utilisés. Leur effet se manifeste lentement.

Lors d’une phase dépressive sévère, le médecin peut prescrire des antidépresseurs, en particulier de la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS). Cependant, ces médicaments doivent être utilisés avec précaution, car certains d’entre eux peuvent favoriser l’apparition d’une phase maniaque. Enfin, lors des phases aiguës de troubles bipolaires graves résistants aux traitements, le médecin peut prescrire une sismothérapie (électrochocs).

Si les symptômes des troubles bipolaires ont disparu durablement grâce au traitement de fond, un arrêt très progressif peut éventuellement être envisagé, mais seulement après plusieurs années. La décision en est toujours délicate, et de nombreux patients préfèrent continuer à prendre leur traitement de fond. Lors de l’arrêt du traitement de fond, le patient et son entourage doivent être extrêmement vigilants à l’éventuelle apparition de symptômes maniaques : sensation soudaine d’amélioration, querelles avec les membres de la famille, réapparition d’un tic, achats impulsifs, diminution du sommeil, frénésie d’appels téléphoniques, etc.

  • Quelle place pour les psychothérapies dans le traitement des troubles bipolaires ?
La forme d’aide psychothérapeutique la plus indiquée pour les malades maniaco-dépressifs et leurs proches est la psychoéducation, mais elle est toujours associée à un traitement médicamenteux.

Cette thérapie éducative consiste à expliquer la maladie et ses traitements pour que le patient respecte le mieux possible la prescription du médecin, mais aussi pour que ses proches et lui soient capables de repérer rapidement des signes de rechute. La psychoéducation peut se faire par le biais de séances individuelles ou de sessions de groupe pendant lesquelles patients et entourage peuvent discuter de leur expérience et interroger le thérapeute.


Source : Vidal

jeudi 25 février 2016

Pour mieux comprendre votre chat-Votre chat peut-il redescendre d’un arbre très haut ?



Votre chat peut-il redescendre d’un arbre très haut ?

Votre chat, amateur d’oiseaux, est coincé en haut du cerisier. Vous l’appelez et il vous répond en miaulant d’un air désespéré. Paniqué, vous téléphonez aux pompiers pour qu’ils viennent le sauver. 

Quelle idée !
Grimper dans un arbre est naturel pour un petit félin. Les branches lui offrent un poste d’observation idéal, hors de la vue de ses proies grâce au feuillage et protégé de ses ennemis par la hauteur. Parfois, ce refuge est si élevé que nous pensons qu’il n’arrivera jamais à faire le chemin inverse. Nous l’appelons, il nous répond mais ne bouge pas. L’inquiétude nous pousse à envisager l’échelle ou à composer le 18. En réalité, tôt ou tard et dans la majorité des cas, il redescendra de lui-même et sans problème… quand il n’y aura plus personne en bas de l’arbre !


Nos appels trahissent une angoisse que le chat est tout à fait capable de percevoir : il sent qu’il y a un danger et reste ainsi perché à attendre qu’il soit passé. Il peut donc demeurer perché ainsi de longues heures et attendre la nuit pour descendre. N’oublions pas que cet animal est d’abord un athlète musclé et souple, capable d’atteindre les endroits les plus inaccessibles, et qu’il ne connaît pas le vertige !


Si votre chat est posté sur une branche haute d’un arbre, ne l’appelez pas avec insistance pour qu’il descende. Munissez-vous d’une boîte de croquettes, secouez-la avant d’en laisser en appât au pied de l’arbre. Partez et observez sa réaction à distance. Trois possibilités : soit il ne bouge pas car il est davantage intéressé par les oiseaux, soit il descend, soit, ce qui peut arriver parfois avec de jeunes chats inexpérimentés ou des séniors aux capacités physiques diminuées, il tente sans succès de revenir sur la terre ferme. Dans ce cas, allez chercher l’échelle ou appelez le 18 !


 L’art et la manière de descendre
Le chat est beaucoup plus à l’aise dans la montée que dans la descente d’un arbre. Quand la branche n’est pas trop haute, il choisit le saut. Sinon il est obligé de descendre le tronc à reculons, les griffes plantées dans l’écorce. Ce comportement d’acrobate est le fruit d’un apprentissage : la première fois, le chat descend tête en avant et finit par sauter. La fois d’après, il essaie de trouver une autre technique pour que ses griffes tiennent bien prises !



Un petit conseil
Le port du collier est dangereux chez un chat qui sort et grimpe aux arbres. La lanière peut se prendre dans une branche et l’étrangler. Identifiez plutôt votre compagnon par tatouage ou puce électronique.

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mercredi 24 février 2016

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Billets-L’horreur fiscale


L’horreur fiscale 
Pourquoi l’horreur fiscale ? Parce que la véritable rafle fiscale à laquelle les Français sont soumis depuis deux-trois ans – 84 impôts nouveaux, générant 60 milliards d’euros de recettes supplémentaires – ne sert à rien, ni à boucher les trous publics, ni à stopper la dette publique, encore moins à la réduire. Les Français ont donc raison d’être en colère et ils sont de plus en plus nombreux à voter avec leurs pieds.

Les auteurs rappellent qu’en vertu de l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 « les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ».

En fait le consentement à l’impôt a toujours été tacite en France. A-t-on jamais directement demandé aux citoyens leur avis sur le sujet ? Peuvent-ils seulement compter sur leurs représentants pour se faire entendre et les défendre, puisque ce n’est pas leur intérêt ? « Le pacte social doit être solide pour que les citoyens acceptent de payer l’impôt » remarquent les auteurs, sans préciser qui, parmi les dits citoyens, a jamais signé ce pacte…

Quoi qu’il en soit, ne serait-ce que depuis 1789 jusqu’à nos jours, l’Histoire montre que « la créativité fiscale est depuis fort longtemps une spécialité française » et qu’une fois un impôt adopté, il souffre de nombreuses exceptions, ce qui le rend opaque… Il existe ainsi aujourd’hui 460 dispositions fiscales « dérogatoires », les fameuses « niches »

Cette créativité exceptionnelle française se traduit dans les chiffres. La France est numéro 1 pour les prélèvements obligatoires : 45% du PIB en 2012 et 46,3% probables en 2013…

Cette créativité est débordante et furtive. Quatre exemples récents le prouvent :
  • la cotisation employeur des complémentaires de santé a été rajoutée subrepticement au salaire imposable de l’employé, au moment même où avoir une complémentaire santé est devenu obligatoire,
  • l’exonération d’impôt sur le revenu des majorations de retraite ou de pension pour charges de famille a été supprimée en douce,
  • le plafond du quotient familial a été une nouvelle fois abaissé (à ce train-là, il n’en restera bientôt plus rien),
  • les taux de TVA ont été augmentés…

La TVA et la CSG, toutes deux inventions françaises, sont les deux impôts furtifs qui rapportent le plus : « Silence on tond ! », disent les auteurs. Car leurs augmentations sont discrètes et efficaces. (La CSG est tellement discrète que tout en étant un impôt, elle ne figure pas dans les recettes de l’État, et pour cause : elle est versée à l’URSSAF, l’organisme de recouvrement de la sécurité sociale…)

Si les citoyens sont accablés d’impôts, les entreprises ne sont pas de reste avec les 153 taxes qui les frappent et les tuent… L’impôt de solidarité sur la fortune, ISF, et les droits de transmission, sont un autre moyen fiscal de tuer les entreprises familiales, pas toujours lentement, mais en tout cas sûrement, en s’en prenant à leurs dirigeants, à leurs actionnaires et à leurs héritiers…

Les auteurs révèlent que, pas de chance pour les Français, François Hollande est le roi des gabelous : « Cet ancien professeur d’économie est un fanatique des questions fiscales depuis qu’il est tout petit ou presque. » Et comme il n’aime pas les riches, il a, par exemple, fait surtaxer l’ISF. Comme, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, cet impôt n’était plus plafonné, le résultat a été à la hauteur des espérances de les ruiner nourries par le Président français : « En 2012, 8.000 foyers fiscaux ont payé plus de 100% de leurs revenus en impôts, 9.910 ont été imposés à plus de 85%, et 11.960 à plus de 75%… »

Cette créativité, qui est celle, entre autres, des 6.000 fonctionnaires de Bercy, cette bâtisse de verre qui abrite sept ministères, se traduit par une production de lois et de textes qui n’a pas d’équivalent ailleurs : « Le Code général des impôts compte plus de 4.000 articles. Connaître la règle applicable à un cas particulier suppose en outre de se référer aux 40.000 pages de circulaires et instructions fiscales diverses. »

Cette prolifération de réglementations est évidemment pain béni pour les 5.000 vérificateurs qui multiplient, comme à plaisir (sadique ?), les contrôles fiscaux dans les entreprises de l’hexagone. Et cette hyperactivité vérificatrice rapporte gros : « En 2012, les contrôles fiscaux ont rapporté à l’État 18 milliards d’impôts, soit 21% de plus qu’en 2011! » Les chefs d’entreprise se plaignent de cette croissance folle des contrôles fiscaux, comme ils se plaignent à juste titre de l’incertitude de l’environnement fiscal, qui les empêche de programmer investissements et projets de développement à moyen et à long terme.

L’administration centrale n’est pas la seule à dépenser sans compter. Les collectivités locales itou. Certes l’État leur a transféré certaines des dépenses sociales qui lui incombaient jusque-là, tel que le financement du RSA, l’aide sociale à l’enfance ou l’aide aux personnes handicapées sans en transférer toutes les ressources correspondantes. Mais les dites collectivités locales n’ont pas cherché pour autant à diminuer leurs dépenses de personnel, au contraire : « Le mille-feuille [territorial] se porte bien. Il est même crémeux à souhait : les « produits fiscaux locaux » ont ainsi augmenté de 170% entre 1982 et 2012 (en euros constants), alors que la population n’augmentait que de 20%. Sur les seules dix dernières années la hausse a été de 40%, alors que le PIB ne progressait que de 10,6%. » L’endettement dudit mille-feuille s’en est suivi : « L’alerte endettement a déjà viré au rouge vif, puisqu’il s’élève à 154 milliards d’euros, soit 10% de la dette publique globale.« …

Cette horreur fiscale généralisée provoque non seulement la colère de ceux qui restent ou leur renoncement à se battre, mais elle justifie pleinement la décision de ceux qui partent et qui ont quelques biens à sauver du désastre : « Chaque durcissement de la fiscalité française sur le patrimoine a entraîné sa vague d’exilés. » La chasse aux « mauvais Français » – ceux qui partent – a été ouverte, mais, l’arsenal répressif renforcé contre eux (notamment l’exit tax), n’a pas dissuadé tous les plus fortunés d’entre eux de fuir l’enfer fiscal qu’est devenue la France pour les cieux plus cléments de la Belgique et de la Suisse.

Londres, avec ses 300.000 résidents français, est « devenue la sixième ville française » et porte bien son surnom de Paris-sur-Tamise et, parmi ces résidents français, il y a nombre de petits patrons : « Un climat délétère pour les affaires, une fiscalité jugée confiscatoire, des lourdeurs administratives, le sentiment d’être les mal-aimés du gouvernement Hollande ont poussé les « Pigeons » à traverser la Manche. » Le Portugal est la destination tendance des retraités : ils y sont exonérés d’impôt sur le revenu s’ils n’ont pas été résidents pendant les cinq années précédant leur arrivée…
Inévitablement le travail au noir et la fraude sont souvent la contrepartie de cet « assommoir fiscal »

Sylvie Hattemer et Irène Inchauspé semblent attachées à une certaine forme d’État-providence. Comme ce qui a été fait en matière fiscale en France n’a pas réussi à empêcher déficit et dette d’être des puits sans fond, elles ont étudié comment des pays s’en sont sortis. Tous les pays qui s’en sont sortis, ou qui sont en bonne voie de l’être, ont joué sur les leviers d’augmentation des recettes et de diminution des dépenses, dans des proportions diverses. Mais, quel que soit le pays, les dépenses ont diminué davantage que les recettes n’ont augmenté. À cet égard l’exemple de la révolution suédoise est éloquent.

Il y a quelque vingt ans, la situation de la Suède était aussi catastrophique que celle de la France aujourd’hui. En cinq ans la Suède a recréé les conditions d’une spirale vertueuse :
  • augmentation légère des impôts sur les ménages et diminution de l’impôt sur les sociétés,
  • réorganisation de l’administration en 13 ministères et 300 agences, où ont été transférées de nombreuses missions de l’État avec obligations de résultat et d’équilibre budgétaire,
  • privatisations d’un grand nombre de fonctions,
  • réduction de moitié du nombre des fonctionnaires,
  • réduction à deux échelons, communes et régions, du mille-feuille administratif,
  • privatisation de l’hôtellerie des hôpitaux,
  • introduction d’une dose de capitalisation dans le système de retraite,
  • déréglementation de tous les transports en commun.

À la fin de leur livre, les auteurs exposent quelles conditions, selon elles, sont requises pour parvenir à recréer en France une telle spirale vertueuse et elles proposent une mesure exceptionnelle pour l’amorcer, avec pour objectif de ne pas détruire le système français de prestations sociales. Mais est-ce bien raisonnable de vouloir le conserver, au lieu de chercher du côté de voies alternatives et libérales ?

mardi 23 février 2016

lundi 22 février 2016

Infos santé-Préparer sa valise pour la maternité


Préparer sa valise pour la maternité

Le Grand jour approche, afin d’être prête, il vaut mieux préparer sa valise pour la maternité en avance (environ 1 mois avant le terme) surtout si bébé est impatient et décide de pointer le bout de son nez plus tôt que prévu !
Les maternités fournissent des listes pour le séjour à la maternité (établies par les laboratoires). Pour plus de confort, on peut y ajouter quelques éléments.
Pour ne rien oublier, voici une liste de la valise pour maman, bébé et papa (à ne pas négliger) !

     Le jour J, prévoir un sac en plus de la valise pour le      séjour :
    Pour bébé :
 

- 1 sous-vêtement
- 1 paire de chaussettes ou chaussons
- 1 grenouillère
- 1 bonnet
- 1 serviette ou cape de bain
- 1 thermomètre digital
- 1 brassière en laine

Pour maman active :



- 1 grand t-shirt
- 1 slip en filet
- 1 paire de petites chaussettes
- 1 paire de chaussons
- 1 brumisateur
- 1 lecteur mp3 (rechargé)

Pour papa :



- En-cas
- Bouteille d’eau
- Vêtement et chaussures confortable
- Magazine
- Appareil photo (penser à désactiver le flash)
- Musique
- Téléphone portable (+ chargeur)

Durant le séjour :
Pour bébé :



- 6 brassières ou bodies en coton
- 6 grenouillères
- 3 paires de chaussettes ou chaussons
- 1 gigoteuse
- 3 serviettes
- 1 peigne & 1 brosse
- 1 paquet de changes complets
- Huile de massage bébé (sans amande douce)

Pour maman :



- 2 pyjamas ou chemises de nuit
- 1 robe de chambre
- 2 tuniques ou robes de couleur (pour avoir bonne mine sur les photos)
- Trousse de toilette (crème hydratante, eau démaquillante, coton, déodorant, shampoing, gel douche, crème anti-vergetures, brosse à dents, dentifrice, brosse, baume à lèvres
- Maquillage (anti-cernes, mascara, fond de teint & blush)
- Paquet de slips en filet
- Serviettes hygiéniques (maxi nuit)
- Thermomètre électronique
- 2 gants et serviettes de toilette
- Masque pour les yeux (pour dormir même la journée)
- Coussin maternité / allaitement
- Thé, fruits, bouteille d’eau
- Magazine
- Musique

Pour l’allaitement :
- 2 soutiens-gorge d’allaitement
- 1 paire de recueils lait
- Des coussinets d’allaitement
- 1 tube de crème pour la poitrine

Les papiers :
·         Carte ou résultat groupe sanguin (mère et père)
·         Résultats d’analyses de la grossesse
·         Carte vitale
·         Carte mutuelle
·         Livret de famille (pour les personnes mariées)

J’espère que cet article aidera chaque future maman à bien préparer sa valise pour la maternité.

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dimanche 21 février 2016

samedi 20 février 2016

Recettes Desserts Classiques-Mille-feuilles


Mille-feuilles

Préparation : 1 heure
Cuisson : 25 mn
Attente : 45 mn
Pour 6 personnes
400 g de pâte feuilletée pur beurre
45 cl de lait
5 cl de crème liquide
2 gousses de vanille
4 jaunes d’œufs
90 g de sucre cristal
75 g de beurre
25 g de Maïzena
25 g de farine
4 feuilles de gélatine
30 g de mascarpone
Sucre glace
1. Portez à ébullition le lait et la crème liquide avec les gousses de vanille fendues et grattées. Retirez du feu, couvrez et laissez infuser 20 minutes.
2. Dans une jatte, fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la Maïzena et la farine, puis délayez avec 10 cl de lait chaud. Réservez dans la casserole contenant le reste de lait vanillé. Faites bouillir 2 minutes sans cessez de fouetter. Hors du feu, ajoutez le beurre en morceaux et les feuilles de gélatine préalablement ramollies à l’eau froide et égouttées. Fouettez vivement puis mixez au mixeur plongeant pour obtenir une texture fine, fluide et onctueuse. Laissez refroidir, puis placez la crème 15 minutes au congélateur.
3. Mixez cette crème bien froide 5 minutes. Incorporez le mascarpone. Mettez-la dans une poche à douille. Placez au réfrigérateur jusqu’au dernier moment.
4. Étalez la pâte feuilletée sur une épaisseur de 5 mm. Avec un couteau bien affûté, découpez un rectangle de 25 x 35 cm. Déposez-le sur une plaque recouverte d’une feuilles de papier de cuisson. Réfrigérez 30 minutes.
5. Préchauffez le four à 170 °C (th. 5-6) en fonction chaleur tournante. Enfournez la pâte. Placez une grille dessus pour qu’elle ne lève pas trop. Faites cuire 20 minutes. Laissez tiédir la pâte à température ambiante. Saupoudrez de sucre glace. Faites caraméliser 2 à 3 minutes au four à 250 °C (th. 8-9).
6. Coupez la pâte encore chaude en trois longues bandes identiques. Parez le tour en éliminant les bords avec un couteau cranté.
7. Montez le mille-feuilles en intercalant les rectangles de feuilletage refroidis avec la crème déposées en boules. Terminez par un rectangle de feuilletage. Saupoudrez légèrement de sucre glace de façon à laisser la pâte caramélisée apparente.

Recettes Desserts Classiques-Baba au rhum


Baba au rhum

Préparation : 30 mn
Repos : 30 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 8 personnes
Pour la pâte :
100 g de beurre + 25 g pour les moules
1 citron pour le zeste
250 g de farine
25 g de miel d’acacia
25 g de levure de boulanger
8 g de fleur de sel
1 cuillerée à café de vanille en poudre
8 œufs entiers
Pour le sirop :
1/2 citron pour le zeste
1/2 orange pour le zeste
1 gousse de vanille
1 litre d’eau
500 g de sucre en poudre
50 g de purée d’ananas
10 cl de rhum
Pour le nappage :
100 g de nappage d’abricot
10 cl de rhum
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Coupez le beurre en petits morceaux et laissez-le à température ambiante. Râpez le zeste du citron.
3. Préparez la pâte : dans la cuve d'un robot pétrisseur équipé de la feuille, mettez la farine, le miel, la levure émiettée, la fleur de sel, la vanille, le zeste de citron et 3 œufs. Faites tourner l'appareil à vitesse moyenne jusqu'à ce que la pâte se détache de la paroi de la cuve. Ajoutez alors 3 œufs et travaillez de même. Lorsque la pâte se détache de nouveau de la paroi, ajoutez les 2 œufs restants et travaillez encore 10 minutes. Sans cesser de faire tourner l'appareil, ajoutez alors le beurre coupé en petits cubes. Quand la pâte est homogène ­ elle reste très liquide ­, versez-la dans un saladier et laissez-la lever pendant 30 minutes à température ambiante.
4. Faites cuire les babas 15 minutes.
5. Laissez-les refroidir, puis démoulez-les sur une grille. Laissez-les rassir un ou deux jours; ils s'imbiberont mieux du sirop.
6. Préparez le sirop : râpez les zestes de citron et d'orange, fendez et grattez la gousse de vanille. Faites bouillir ensemble l'eau, le sucre, les zestes, la vanille et la purée d'ananas. Après ébullition, ajoutez le rhum et arrêtez le feu. Laissez tiédir jusqu'à 60 °C.
7. Trempez un à un les babas dans le sirop. Pour vous assurer qu'ils sont bien imbibés, enfoncez-y la lame d'un couteau : elle ne doit rencontrer aucune résistance.
8. Préparez le nappage : faites bouillir dans une casserole le nappage abricot. Aspergez les babas de rhum puis, au pinceau, badigeonnez-les de nappage abricot bouillant.
9. Garnissez les babas de crème Chantilly nature ou parfumée à la cannelle ou au chocolat que vous piquerez, en saison, de fruits rouges entiers ou de fruits exotiques coupés en cubes.

Conseil
Cette recette se fait en deux temps : l'idéal est de laisser s'écouler 48 heures entre les deux étapes de la préparation. Vous pouvez servir ce baba avec une crème anglaise à la vanille et quelques framboises.
Cette préparation est plus facile à faire en utilisant un robot, mais vous pouvez aussi bien utiliser un fouet manuel.

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vendredi 19 février 2016

mercredi 17 février 2016

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mardi 16 février 2016

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lundi 15 février 2016

Billets-Entretien avec Jean Claude Ameisen


Entretien avec Jean Claude Ameisen

Chaque semaine sur France Inter, ce formidable conteur transporte plus d'un million d'auditeurs sur les épaules de Darwin. Son propos : donner l'envie d'explorer le monde vivant. Et de redécouvrir sa beauté.

Depuis plus de trois ans, Jean Claude Ameisen est, pour les auditeurs de France Inter, une voix, grave et persuasive : celle du formidable conteur qui, chaque samedi matin, dans son émission Sur les épaules de Darwin, convoque et entremêle savoir scientifique, philosophie et poésie pour parler de l'univers et de la place qu'y occupe l'homme.

De l'émission ont découlé deux livres : Sur les épaules de Darwin, tome 1 (Les Battements du temps, éd. LLL, 2012) et 2 (Je t'offrirai des spectacles admirables, éd. LLL, 2013). Le premier est un best-seller (cent mille exemplaires vendus) et le second vient de paraître.

La radio n'est qu'une des activités multiples qui font les plaisirs et les jours de ce médecin et biologiste, spécialiste d'immunologie, notamment du phénomène de « mort cellulaire programmée » (ou apoptose) – auquel il a consacré le superbe ouvrage La Sculpture du vivant (éd. du Seuil, 1999) –, en outre président du Comité consultatif national d'éthique.

Né en 1951, de parents juifs polonais ayant choisi de s'installer en France – durant la guerre, sa mère avait été déportée à Auschwitz, son père enfermé dans un stalag pour Juifs –, Jean Claude Ameisen, homme souriant, patient, chaleureux, mène depuis quatre décennies une existence de chercheur de haut vol et d'énorme lecteur. Non pas une double vie, simplement une vie pleine et cohérente.

  • Comment qualifier cet exercice radiophonique que vous pratiquez ? Ce n'est pas de la vulgarisation, ni de la pédagogie…
C'est un voyage, où se croisent différents points de vue sur le monde, des approches venues d'horizons divers – scientifique, littéraire, philosophique, poétique –, dans un tissu de mots et d'idées qui n'emprisonne pas celui qui l'écoute dans un discours fini et fermé. Ce tissu est ouvert, et celui qui l'écoute est invité à le compléter. Ce que je cherche, c'est à transmettre l'envie d'apprendre et d'explorer.
Quant à la forme que j'ai choisie dès le début, lorsque Philippe Val m'a proposé de faire une émission, c'est celle du conte, dans ce qu'il a de plus ancien, qui remonte à l'enfance, au fameux « il était une fois ». L'idée est de prendre du recul, de voir d'où l'on vient, et d'essayer de se projeter vers l'avenir. Et de suggérer aux auditeurs qu'ils peuvent se l'approprier, qu'ils sont capables d'en faire eux-mêmes quelque chose.

  • Etes-vous surpris par la popularité de votre émission – plus d'un million d'auditeurs – et des livres qui la prolongent ?
Faire de la radio, c'est parler à des personnes qu'on ne voit pas. C'est ce qui m'a le plus surpris : cette distance. On se lance, on parle, et l'écho viendra plus tard. Quand sont arrivées les réactions, j'ai été ému par leur diversité. Certains des auditeurs étaient des chercheurs comme moi, ou des profs de fac ; d'autres exerçaient des professions qui n'avaient aucun rapport. D'autres encore n'avaient jamais fait d'études, ou me parlaient de l'écoute attentive de leurs enfants. Cela signifie qu'il y a énormément de niveaux de lecture et de compréhension pour une même émission.

On dit souvent que les gens n'ont pas d'appétence pour les sciences, moi je pense que leur appétit est sous-estimé. La forme du conte, c'est aussi pour cela : nous sommes tissés d'histoires et on peut entrer dans la science par le biais des histoires, comme dans n'importe quel autre domaine. Tout le monde sait qu'on peut aimer la musique sans jouer d'un instrument, ou en en jouant, mais en amateur.
En matière de science, on pense souvent que c'est tout ou rien : ou bien on est capable de tout comprendre, ou bien ce n'est même pas la peine d'essayer, on est exclu d'emblée. Ce que montre cette émission, c'est que la science fait partie de la culture générale, que ce n'est pas un domaine de spécialistes, pas plus que ne le sont la réflexion éthique ou la philosophie.

  • Cette proximité que l'on sent chez vous avec la littérature et la philosophie a-t-elle toujours accompagné votre apprentissage scientifique ?
J'ai lu des livres très tôt, vers 4 ou 5 ans. La lecture était un monde différent mais aussi réel que le monde dans lequel je vivais physiquement. Un monde complémentaire, ou une autre facette du monde réel. Après, j'ai continué, je continue toujours à lire beaucoup. Des essais, de la littérature, de la poésie, des articles scientifiques concernant des domaines très divers qui tous trouvent à me passionner.

En matière scientifique, j'ai toujours regardé le travail des autres comme une énorme bibliothèque à la disposition de chacun, à la mienne. Il y a comme un grand livre, et nous participons à ce grand livre. C'est intrinsèque à l'idée que je me fais de la transmission : ce n'est pas en tant que professeur que je transmets ; je suis un étudiant, et j'apprends, moi aussi, au fur et à mesure que je transmets.
Par ailleurs, j'aime beaucoup les essais dans lesquels il y a un bonheur d'écriture. Cela va de pair avec une forme d'élégance de la pensée. Lucrèce, en préambule à De rerum natura, qui est une œuvre scientifique, explique qu'il l'a présentée comme un poème parce que le fait que le poème soit beau aide le lecteur à mieux comprendre.

  • Cette « énorme bibliothèque » dont vous parlez renvoie à l'idée d'héritage. Est-ce une notion qui vous importe ?
Oui, l'héritage, l'origine. Parce qu'un présent coupé du passé perd beaucoup de ses sens possibles. Entre la tentation d'oublier le passé, pour se sentir libre mais pauvre, et celle de se laisser emprisonner dans le passé, il y a la liberté profonde qui consiste à se plonger dans tout ce qui nous a faits et, à partir de cette richesse, d'inventer sa liberté. D'où ce que je fais à la radio : mélanger et tisser ensemble une découverte scientifique d'il y a une semaine ou trois mois, et des découvertes, des questionnements ou des pensées qui datent d'un siècle ou de mille ans.
Le présent ne se comprend que relié au passé. Mais le passé ne nous dit rien sur ce que nous pouvons faire du présent, c'est-à-dire sur l'avenir. C'est vrai à l'échelle de l'existence de l'Univers, soit treize milliards d'années, à l'échelle de l'apparition de la vie sur Terre, il y a quatre milliards d'années, mais aussi à l'échelle de nos vies : nous ne naissons pas ex nihilo, nous sommes les enfants de nos parents, des parents de nos parents, nous parlons la langue qu'ils nous ont apprise. Mais le fait que nous connaissions ces héritages ne préfigure en rien ce que nous pouvons en faire. Il y a la part d'invention qui est propre à chacun. Que faisons-nous de ce qui nous a été légué ?

  • Appliquons cette interrogation à votre itinéraire personnel : en quoi votre choix de la science, la médecine, est-il un héritage ?
Derrière l'intérêt pour la médecine, la recherche, l'exploration de l'inconnu, le questionnement éthique, il y a sans doute ce que je sais de la Shoah, que mes parents ont vécue. Je n'ai pas toujours considéré qu'il s'agissait d'un moteur de mes actions mais, plus le temps passe, plus je pense que cela a joué un rôle important.
L'idée de catastrophe impliquant la conscience de l'extraordinaire fragilité de la vie, donc de son caractère précieux, et l'importance des notions de justice et d'injustice. Oui, cela a certainement influé sur le prix que j'attache au passé, à l'idée que la vie humaine doit être préservée, à l'interrogation qui est la mienne sur ce qui est équitable ou pas.

  • Le récit même de la Shoah était-il présent dans votre enfance ?
Oui, par ma mère. Au point que j'ai été étonné, vers l'âge de 10 ou 12 ans, de m'apercevoir que des enfants dont les parents avaient traversé la même tragédie n'en savaient rien, car leurs parents ne leur en disaient rien. Alors que, pour moi, la proximité du désastre coexistait avec l'idée qu'il n'avait pas eu pleinement lieu, puisque ma mère était encore là pour m'en parler. D'où l'idée chez moi que les tragédies, si terrifiantes soient-elles, ne parviennent pas à éteindre ce qui fait la vie.
Un autre événement a joué : j'ai su, alors que j'avais une vingtaine d'années, que mon père avait été marié une première fois, que sa première femme était morte à Auschwitz, où ma mère, qu'il ne connaissait pas, était, elle aussi. Ainsi ma mère me disait tout, sauf quelque chose de très important, et qui allait modifier la vision que j'avais de mes parents. Le fait d'apprendre cela tardivement a induit chez moi, je crois, une notion de l'étendue de nos incertitudes. La conviction que ce qu'on ne sait pas n'est jamais perceptible dans l'ampleur de tout ce qu'on connaît.

  • C'est cette conscience de la fragilité de la vie qui est à l'origine de votre choix de la médecine ?
La fragilité de la vie, donc son caractère précieux, induit la médecine. L'étendue de notre ignorance par rapport à ce qu'on croit connaître conduit à la recherche. Quant à la notion de justice et d'injustice, elle est à la base de la réflexion éthique : c'est bien beau de connaître, mais que fait-on de cette connaissance, au profit de quoi, de qui la met-on en œuvre ? Tout cela est très proche, tout se rejoint.

  • La révélation familiale que vous évoquez est présente dans votre essai sur Darwin, Dans la Lumière et les ombres. Avec La Sculpture du vivant vous parlez de la mort de votre père. Pourquoi l'autobiographie prend-elle place dans vos ouvrages scientifiques ?
La tentation existe, dans la démarche scientifique, de s'abstraire du récit de cette démarche : peu de scientifiques écrivent « je », c'est comme si la science s'écrivait toute seule. Il me semble, au contraire, que réinscrire dans les textes scientifiques ceux qui inventent, observent et spéculent permet un gain d'objectivité. Il y a un point de vue, je fais partie de ce que je dis, il n'y a pas de récit sans que j'en sois partie prenante.

Lorsque j'ai entrepris cet essai sur Darwin, c'est l'écriture qui a fait surgir une intersection entre l'histoire du darwinisme, de ses plus sombres dérives vers les théories racistes et le nazisme, et ma propre histoire, celle de ma famille confrontée à l'extermination. Un narrateur n'est sans doute jamais absent de sa narration, il y a presque une sorte d'honnêteté à ne pas le dissimuler.

  • Vous présidez depuis un an le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), où déjà vous siégiez auparavant. Pourquoi avoir accepté cette responsabilité ?
Je crois passionnément à la transdisciplinarité. En l'élargissement du champ du regard. Les grandes découvertes naissent ainsi, du croisement des disciplines. Le pari des instances éthiques, dans le domaine biomédical, est de multiplier, auprès des experts, des regards autres et divers. Les experts sont indispensables, car ce sont eux qui décident de la dose de médicaments à administrer, ou du protocole opératoire qu'il conviendrait d'observer. Mais ils ne peuvent pas dire comment agir au mieux dans l'intérêt de la personne.

Si une question concerne ce que nous avons de plus humain, le médecin, le philosophe, l'anthropologue, le juriste, etc. auront ensemble une vision du problème qui dépasse l'angle de vue de chacun. Nous vivons dans une société étrange où il semble souvent que, dans tous les domaines, on attend des experts qu'ils nous disent non seulement quel est le problème, et quelles solutions sont possibles, mais aussi quelle solution il faudrait choisir.

En fait, il n'y a que dans le domaine biomédical qu'existe, depuis trente ans, une réflexion plus démocratique sur les implications de la connaissance en matière de respect de la personne. Diffuser la connaissance scientifique, c'est aussi augmenter la possibilité pour tout le monde de réfléchir aux implications pratiques des avancées de la connaissance.

Le rôle du CCNE n'est pas de jouer les oracles, de se substituer à la réflexion de la société, mais au contraire de l'aider à réfléchir, d'éclairer la complexité des problèmes, de contribuer à la qualité de la réflexion publique collective. De donner, à travers les avis qu'il émet, des outils minimaux pour que chacun puisse penser à des sujets qui nous concernent tous.

C'est pour cela aussi que la connaissance scientifique doit faire partie de la culture générale. C'est une question de démocratie : chacun peut s'approprier une partie au moins de ces connaissances scientifiques pour choisir individuellement et collectivement un avenir qui soit le plus humain pour tous.

  • On a l'impression que le débat éthique, dans le domaine biomédical, se concentre sur le début et la fin de la vie, est-ce le cas ?
Cette impression est à la fois vraie et fausse. Beaucoup de débats éthiques, dans le domaine biomédical, concernent le début de la vie, la transmission de la vie, la fin de vie. C'est-à-dire l'assistance médicale à la procréation, l'embryon, la génétique, les soins palliatifs, la question de l'euthanasie. Mais se pencher ainsi sur le début et la fin de l'existence n'a de sens que si la réflexion éthique porte sur tous les âges. Sinon, ce serait un peu comme dire : on va s'assurer que votre naissance, votre mort se passent au mieux, mais peu importe comment vous vivrez entre les deux.
Le CCNE a émis ainsi récemment des avis sur la santé et la médecine en prison, la situation des enfants et des adultes atteints d'autisme, les problèmes éthiques posés par les nanotechnologies, les inégalités d'accès aux soins dans le monde, etc. Il y a de nombreuses questions éthiques fondamentales, qui n'ont rien à voir avec le début ou la fin de vie, qui concernent le quotidien de millions de personnes et peuvent causer des détresses majeures : les enfants vivant sous le seuil de pauvreté, la situation des personnes handicapées, la personne âgée et le respect qui lui est dû…

Il existe une fascination spirituelle et métaphysique pour le passage de l'absence à la présence qu'est la conception, et celui de la présence à l'absence, qu'est la mort. Comment apparaît, puis disparaît un être humain : on est sur le terrain du sacré, au sens le plus large du terme. De plus, les techniques nouvelles, notamment en matière de procréation, la dissociation entre sexualité et procréation, ont bouleversé des immémoriaux humains, créant un effet de sidération. Le radicalement nouveau, l'impensable sont advenus. Il faut maintenant apprendre à les penser.

  • La conférence citoyenne sur la fin de vie vient de rendre ses avis sur le suicide assisté et l'euthanasie. Avez-vous une position personnelle sur ces questions ?
Je considère que mon rôle, à ce stade, en tant que président du CCNE, n'est pas d'exprimer une position personnelle mais d'animer de la façon la plus ouverte possible la réflexion de la société sur les questions éthiques concernant la fin de vie.

Prendre du recul, prendre en compte la complexité, explorer les différentes options, c'est ce qui permettra à la société et au législateur de s'approprier la réflexion et de s'exprimer à partir d'un « choix libre et informé ». Ce processus de « choix libre et informé », fondé sur le respect que l'on doit à l'autre, à tous les autres, est au cœur de la démarche éthique biomédicale. Il est aussi, plus largement, essentiel à la vie démocratique.

  • La recherche, la radio, l'écriture, le CCNE : comment trouvez-vous le temps de faire tout cela ?
J'ai l'illusion que je peux tout faire en même temps, avec la même énergie et la même passion. Lorsque les choses sont complémentaires, elles se tissent, et le temps perdu ici est regagné là. Tout cela, c'est du travail, mais comme disait Epicure, c'est avant tout pour moi une source de joie.

Avoir la chance de pouvoir faire ce qui vous passionne, ou d'être passionné par ce que vous faites, cela donne une tout autre signification à la notion de travail. Nous sommes toujours plus riches que ce que nous connaissons de nous-mêmes et des autres. La question est, je crois : comment laisser surgir cet inconnu ? Comment s'inventer en marchant ?

Jean Claude Ameisen en quelques dates
1951 Naissance à New York, le 22 décembre.
1998 Professeur de médecine à l'Université Paris-Diderot et à l'hôpital Bichat.
1999 La Sculpture du vivant, le suicide cellulaire ou la mort créatrice, éd. du Seuil.
2008 Dans la lumière et les ombres, Darwin et le bouleversement du monde, coéd. Fayard/Le Seuil.
2010 En septembre, première émission Sur les épaules de Darwin, sur France Inter.

A écouter
Sur les épaules de Darwin, le samedi à 11h05 sur France Inter.

A lire
Sur les épaules de Darwin T2 : Je t'offrirai des spectacles admirables.



 Source télérama Propos recueillis par Nathalie Crom