lundi 30 juin 2014

Recettes Conserves-Cornichons à la russe


Cornichons à la russe

Préparation : 15 mn
Macération : 3 semaines
Conservation : 6 mois
Pour 1 kg
1 kg de gros cornichons
6 brins d’aneth
6 feuilles de cassis
4 gousses d’ail
1 cuillerée à soupe de grains de poivre
1 cuillerée à soupe de grains de coriandre
100 g de gros sel
1 cuillerée à soupe de sucre
Branchettes de noyer
1. Brossez soigneusement les cornichons en les rinçant. Laissez-les ensuite tremper pendant 3 heures dans une terrine remplie d’eau froide avec des glaçons.
2. Portez 1 litre d’eau à ébullition avec le sel et le sucre. Laissez refroidir.
3. Égouttez et essuyez les cornichons. Tassez-les debout dans un bocal ébouillanté et séché. Ajoutez les gousses d’ail pelées, les brins d’aneth, les feuilles de cassis, les grains de poivre et de coriandre.
4. Versez la saumure. Maintenez les cornichons avec des branchettes de noyer coincées dans l’évasement du bocal afin qu’ils ne remontent pas à la surface. Couvrez.
5. Laissez macérer 3 semaines au réfrigérateur avant de les servir.

Billets-Ce qu’il faut faire pour sauver la France !


Ce qu’il faut faire pour sauver la France !
  
Pour la première fois de son histoire démocratique, la France se trouve privée de classe politique représentative. Certes les partis politiques actuels ont fait élire un président de la République et des députés, mais les uns et les autres sont sans solution face au désastre économique qui frappe la France. De plus, il n’existe aucun personnage prestigieux « en réserve de la République » et qui proposerait une politique susceptible de tirer le pays de l’ornière.

Une telle situation ne peut se perpétuer sans que des conséquences très graves ne s’ensuivent. Le premier risque est l’anomie : face à l’impuissance de l’État, chacun essaye de s’en tirer par n’importe quel moyen, y compris ceux qui sont illégaux ou violents. Le pays plonge alors dans une guerre civile désordonnée, où le danger est au coin de chaque rue. Le second risque est le fascisme : quelque aventurier parvient à faire entendre un langage enflammé que la masse veut croire porteur de solutions et, à la tête de milices armées, impose sa dictature.

L’État, en France, a déjà disparu. Il est certes encore capable de détruire les entreprises par ses impôts et ses règlements, de tracasser le citoyen, voire de l’enfoncer dans la misère, mais il ne guide plus le pays dans la tempête. La France est un navire sans pilote, un bateau ivre. Demain, elle deviendra le radeau de la Méduse.
Que peuvent les Français face à ces perspectives effrayantes et chaque jour plus proches ? Ils doivent prendre en main leur destin.

Indépendamment de tout parti politique, il faut qu’ils se regroupent en collectifs locaux ou départementaux informels, à l’initiative de tel ou tel qui en a compris la nécessité, qu’ils échangent librement leurs analyses de la situation, qu’ils ébauchent des solutions au mal français et qu’ils nouent des relations avec d’autres collectifs du pays. Tout cela doit déboucher rapidement sur un congrès des collectifs, dont se dégageront à la fois un projet pour la France et des personnalités nouvelles pour le porter.

La seule condition pour que se crée un tel mouvement est le rejet de tous les partis politiques existants, qui ne peuvent que polluer le débat et faire avorter le sauvetage du pays.

Dans le tour de France de 41 villes que je viens d’accomplir en quelques mois pour promouvoir la liberté sociale, c’est-à-dire la fin de la tyrannie de la sécurité sociale qui paralyse et ruine la France, j’ai été accueilli par des organisateurs spontanés, souvent très jeunes, parfois moins, parmi lesquels figuraient de nombreuses femmes, et qui de leur vie n’avaient jamais organisé une réunion ni pris la parole en public. Leur maîtrise est apparue à tous. Ils sont l’exemple de ce qu’il faut faire.

Un tel déploiement ne demande aucun moyen financier particulier. On fait la quête pour payer la salle où l’on se réunit, et très vite des lieux privés se proposent gratuitement. Un élan se crée. Les idées fusent. L’imagination reprend le pouvoir, celui qu’elle a dû abandonner à la caste des hauts fonctionnaires, aussi incapables que cupides. La France reprend espoir. La crise a failli être mortelle, mais elle a été surmontée.

Je ne viens pas de vous raconter un conte de fées, mais une action simple et réaliste. Si les Français ne se montrent pas prêts à l’animer et à la faire vivre, ils peuvent se préparer au cauchemar !

Le Radeau de La Méduse, Théodore Géricault, 1819.
Source contrepoints.org Claude Reichman

samedi 28 juin 2014

Billets-Il faut cesser le financement public des partis politiques


Il faut cesser le financement public des partis politiques
Les Français sont révoltés par la multiplication des affaires touchant la vie politique de leur pays. Le Parti Libéral démocrate juge opportun de rappeler que le financement public des partis et des campagnes électorales leur fait payer ces gabegies. Les principaux partis tirent actuellement l’essentiel de leurs ressources de l’argent public : 21 millions d’euros par an pour l’UMP, 30 millions pour le PS et 6 millions pour le FN pour ne citer qu’eux. Non seulement cette « fonctionnarisation de la vie politique » n’a pas fait cesser la corruption politique, comme l’atteste le classement de la France par Transparency International, mais cette manne récurrente pendant 5 années incite les dirigeants de ces partis à dépenser sans compter comme l’affaire Bygmalion l’illustre tristement.

Cette déresponsabilisation via le financement public prive militants et mécènes de la possibilité de peser sur la vie de leur parti par leurs contributions financières personnelles. D’autant que leurs dons sont plafonnés et ne pèsent donc pas lourd dans le budget de ces partis. C’est pourquoi nous appelons à la suppression de toute subvention publique aux partis politiques. En contrepartie, nous proposons de déplafonner les dons, le plafond actuel constituant le montant fiscalement déclarable maximal. Par souci de transparence, nous ajoutons la nécessité de rendre public le nom de tout donateur dont la contribution  dépasserait le seuil de 15.000 euros.
Par souci d’équité, nous appelons aussi à la suppression du financement public des campagnes électorales dont le score dépasserait 5% (3% pour les européennes). En échange de quoi nous appelons au déplafonnement des dépenses de campagne pour mettre fin à cette grande hypocrisie qui permet aux hommes du système de bénéficier d’atouts que n’ont pas ceux dont le budget plafonné interdit les investissements nécessaires pour rattraper ce handicap évident. Cette mesure éviterait la concurrence déloyale entre « grands candidats » assurés de franchir le seuil et « petits candidats » nécessairement plus prudents. Elle limiterait les candidatures exotiques attirées par cette chance d’être financées. Il revient aux sympathisants et aux candidats eux-mêmes de financer leur campagne dans une démocratie réellement participative.

Nous proposons enfin d’interdire toute subvention publique aux associations alliées des partis politiques, par exemple SOS Racisme dont la nature des actions apparaît clairement engagée.


Billets-2017 Des présidentielles électromagnétiques


2017 Des présidentielles électromagnétiques

Les aimants, comme chacun sait, ont deux “pôles” — qui s’attirent ou se repoussent. Les pôles de nom contraire (nord/sud) s’attirent alors que les pôles de même nom (SS ou NN) se repoussent mutuellement. Je ne lis évidemment pas dans le marc de café politique — je ne suis qu’une modeste grenouille dans son bocal — mais j’ai comme l’impression que “l’électromagnétisme” des aimants peut nous instruire à l’approche des prochaines présidentielles…

  • Prenez la nouvelle troïka de l’UMP : en essayant de mettre en avant son pôle “centriste” pour s’attirer les électeurs du Modem et de l’UDI, elle va repousser encore davantage vers les extrêmes la base militante sarkoziste qui s’est radicalisée et s’éloigne résolument vers une droite décomplexée et plus dure (disons tendance “Buisson” mais sous un autre nom)…

  • Pareil pour la Gauche de Gouvernement : en essayant de mettre en avant son pôle réformiste tendance Hollande-social-démocrate pour tenter de séduire et attirer les électeurs du centre gauche et de la droite molle — elle va repousser encore davantage vers les extrêmes les Verts, les socialistes tendance rouge et les Frontistes bruns de Mélanchon… C’est évidemment plus subtil que cela mais l’essentiel est de comprendre l’électromagnétisme électoral qui est à l’œuvre.

Des “forces de répulsion” gravement sous-estimées
Tout le monde comprend l’influence des forces “d’attraction-répulsion” des aimants. Mais ce qu’on a trop tendance à sous-estimer, c’est qu’il y a des moments dans la vie politique — et on y est — où la désespérance des citoyens et la désillusion des électeurs font que les forces de “répulsion” peuvent devenir plus puissantes que les forces “d’attraction” qui restent désespérément faibles. Et c’est là qu’on risque d’avoir des surprises désagréables.

  • Regardez à Droite et observez la répulsion qu’elle suscite depuis des mois : elle barbotte et se complait dans le sordide : l’affaire Bettencourt, puis l’affaire des écoutes de Sarkozy, puis l’affaire Copé, puis l’affaire Bygmalion, puis l’affaire Guéant, puis l’affaire du prêt caché consenti par le groupe parlementaire UMP… etc. Les affaires sont si généralisées que ce n’est pas le FN — mais de l’intérieur même du parti — qu’ils parlent de l’urgence de “nettoyer les écuries d’Augias”. Diable ! Bon, j’abrège car vous avez compris la puissance des forces de répulsion qui sont à l’œuvre.

  • Regardez à Gauche : on observe la même répulsion. Elle barbotte dans les mêmes affaires : l’affaire DSK, l’affaire Cahuzac, l’affaire Guérini, l’affaire Aquilino Morelle, l’affaire Faouzi Lamdaoui… (là aussi je vous la fais courte…)

Des forces de répulsion puissantes et suicidaires
Le plus dévastateur est qu’il n’y a évidemment pas que les “affaires” ou les “casseroles” qui alimentent le “tous pourris”. Il y a d’abord l’épuisement de partis et de politiciens professionnels incapables de se renouveler et de s’arracher à leurs privilèges pour provoquer un sursaut “d’attractivité”. Il y a aussi l’indigence de leurs programmes et le jeu de massacre des prétendants qui veulent tous être calife à la place du calife… Il y a enfin une accumulation d’erreurs économiques qui ont évidemment sur l’opinion des effets dévastateurs … Mélangez le tout, faites l’addition et vous obtenez un cocktail molotof électoral explosif : des forces d’attraction anéanties et des forces de répulsion puissantes et ravageuses. Et qui s’amplifient — chaque prétendant balançant tous les jours une nouvelle boule puante contre son collègue. Je ne vous dis pas le merveilleux fumet qui — grâce à la bienveillance du Canard et de Médiapart — se propage sous le nez des électeurs abasourdis par tant de bêtise suicidaire …

Entre “pas vraiment attractif” et “plutôt répulsif”, vous votez pour qui ?
Le FN assiste évidemment en spectateur enchanté à tous ces règlements de compte sanglants au sein de ce qu’il appelle “l’UMPS”. UMPS qui ne semble d’ailleurs pas trop s’en faire tant elle est persuadée que si elle est effectivement un peu répulsive, le diabolique FN n’est lui pas “attractif” du tout et que donc l’électeur — même désabusé et déçu — ne votera jamais pour Marine Le Pen au deuxième tour. Mais si le FN a un programme économique digne du Pétainisme des années 40 ou du parti communiste des années 1970, il est porté par l’air du temps d’un “patriotisme économique” qui séduit ceux que la crise frappe le plus ; Il prospère aussi sur la défense d’une “identité nationale” de plus en plus bousculée par l’immigration et la présence accrue de l’Islam dans l’actualité. Il profite surtout des ravages causés par la force de répulsion de ses adversaires déclarés.

En politique — surtout en période de crise économique —être une force “d’attractivité” n’est même plus indispensable pour gagner. Il suffit que vos adversaires soient des forces de répulsion puissantes et vous pouvez emporter le scrutin. Les deux pôles politiques ont beau être opposés sur l’échiquier électoral, ils vont s’attirer électromagnétiquement dans les urnes de la même manière que les deux pôles opposés d’un aimant s’attirent. Pensez aux ouvriers qui abandonnent le Front de Gauche pour devenir des électeurs du Front National. Et c’est là que les gens risquent d’avoir des surprises.


Le “plus jamais ça” de 2002
Les jeunes l’ont oublié aujourd’hui, mais on a déjà connu un tel cataclysme politique lors de l’élection présidentielle de 2002 où Jean-Marie Le Pen — en raison d’un éparpillement des voix mais surtout d’une faible mobilisation des électeurs de gauche — était arrivé au deuxième tour contre Jacques Chirac. Il avait réussi l’impensable : battre Jospin dont la faible “attractivité” de l’aimant fut fatale.

Rendez-vous compte : Jospin avait été éliminé dès le premier tour ! C’était la première fois qu’un candidat d’extrême droite passait le premier tour d’une élection présidentielle. Et Jean-Marie Le Pen n’avait pas, à l’époque, la popularité dont sa fille dispose actuellement. Aujourd’hui — au lieu de regarder tout ça avec désinvolture — la classe politique ferait mieux de réfléchir à l’électromagnétisme des aimants et de se faire du souci. Sinon elle arrivera totalement carbonisée au scrutin de 2017.

Une classe politique arrivant totalement carbonisée en 2014 ?
En 2002, toute la classe politique — la main sur le cœur et les larmes dans les yeux — avait pourtant juré “plus jamais ça” et promis que le message d’alerte avait été compris et que ça ne se reproduirait plus jamais. Eh bien voilà, nous y sommes à nouveau. À qui la faute ? À “l’attractivité” de l’aimant-FN ? Ou bien à la force de répulsion des autres partis et de toute la classe politique et notamment de la Droite qui se discrédite tous les jours un peu plus, jusqu’à provoquer dégoût et répulsion.

Hollande sous-estime la déflagration qu’il est en train d’organiser
En 2002, le Pen était présent au deuxième tour. Faisons attention à ce qu’en 2017 ce ne soit pas pire encore. Le problème est que toute la statégie de Hollande est de faire monter le FN car il pense qu’en face de Marine le Pen, il sera réélu plus aisément. Il sous-estime gravement les forces de l’électromagnétisme électoral et la théorie des aimants.

Attention à la force de répulsion et au risque de déflagration politique. La stratégie de gribouille de Hollande pourrait bien faire passer Marine Le Pen en 2017… Peut-être pas par adhésion massive du corps électoral, mais tout simplement par défection. Parce que les forces de répulsion des autres partis auront été tellement fortes qu’elles auront provoqué — comme en 2002 avec Jospin — un éparpillement des voix, une démobilisation des électeurs et surtout un effondrement des faibles “forces d’attractivité”. Saupoudrez avec un peu de crise économique et ajoutez quelques “affaires” supplémentaires achevant d’écœurer les électeurs et elle pourrait passer, un peu à la manière dont Hollande est passé : par défaut. Il n’était pas particulièrement “attractif”, mais DSK avait fait défaut et Sarkozy agaçait tellement qu’il était devenu, pour beaucoup, une force de répulsion… Le jour du scrutin, Hollande est passé devant la caméra comme par inadvertance et pof, c’est lui qui a été élu.

Espérons que d’ici 2017 de nouvelles et puissantes forces “d’attraction” – libérales de préférence – se seront manifestées. Le temps presse pour les activer. Sinon gare aux mauvaises surprises et à la déflagration qui sera provoquée par les vieilles forces de “répulsion”…


Source contrepoints.org

vendredi 27 juin 2014

Recettes Confitures-Confiture de melon


Confiture de melon

Préparation : 25 mn
Repos : 2 heures
Cuisson : 50 mn
Pour 6 pots de 250 g
2 melons
800 g de sucre cristallisé par kg de chair de melon
2 jus de citrons
Quelques amandes émondées
1. Préparez les pots de confiture. Pour cela, préchauffez le four à 110 °C (th. 4) pendant 15 minutes, puis déposez les pots dans le four pendant 5 minutes. Sortez-les et laissez-les refroidir sur un torchon.
2. Découpez les melons et épépinez-les. Détaillez la chair en dés. Déposez les dés de melon dans une terrine avec le sucre et le jus de citron. Laissez reposer pendant 2 heures puis versez le contenu de la terrine dans la bassine à confiture.
3. Faites à feu moyen pendant 50 minutes en mélangeant bien avec une cuillère en bois. Avec une écumoire, retirez l’écume qui s’est formée à la surface. Ajoutez les amandes.
5. Effectuez la mise en pot à chaud. Remplissez les pots à ras bord avec une petite louche. Essuyez soigneusement la gelée qui a pu couler à l’extérieur, mettez les couvercles à vis et retournez les pots.

mercredi 25 juin 2014

Billets-Rigueur budgétaire et fiscale pour 20 ans


Rigueur budgétaire et fiscale pour 20 ans

La France doit se préparer à 20 ans de rigueur budgétaire et fiscale alors que l’État nous annonce un retournement de l’économie. Ce retournement serait d’une telle vigueur qu’il va permettre une inflexion de la politique économique. La France serait alors en mesure de distribuer du pouvoir d’achat à tous. Mon analyse m’incite à penser qu’il s’agit d’erreur de prévision ou de mensonge pour plusieurs raisons.

La première est que la dynamique de croissance n’est pas formidable. La preuve en est l’investissement faible et une consommation des ménages molle. La deuxième est que le niveau de déficit de finance publique se trouve au-dessus de la barre des 3% promis à l’Europe. Je l’avais déjà annoncé en 2012, la commission européenne le confirme. Ce qui est plus alarmant est que la France sera à un niveau de déficit de finance publique encore plus élevé en 2016 et 2017. Cela signifie que la rigueur budgétaire et fiscale seront la règle absolue en France.

Dans ces conditions extrêmes, comment la France pourrait-elle honorer l’engagement pris de redistribution ? J’irai même plus loin : la France s’est engagée dans le fameux pacte budgétaire pour atteindre le quasi équilibre structurel de finance publique mais surtout à réduire la dette publique d’année en année du niveau de 90% à 60% pour les 20 années à venir.

Malheureusement sans reprise économique domestique, 20 années, au mieux, de rigueur budgétaire et fiscale s’annoncent. Je ne peux pas imaginer comment le gouvernement pourra baisser les impôts, car mécaniquement les impôts vont augmenter et comment ce même gouvernement sera-il en mesure de redistribuer du pouvoir d’achat ?

François Hollande annonce aux Français « le retournement économique arrive » (JDD). La vérité économique est par ces propos altérée, déformée : toutes les données objectives dont nous disposons montrent qu’en France, contrairement à la zone euro, que cela ne peut être le cas et l’annonce devient incompréhensible.

On annonce 3% soit 50 milliards d’économies au niveau des finances publiques : est pris le même risque que celui pris lors de l’annonce d’un inversement de la courbe du chômage sans reprise économique. Et la reprise n’est pas là, la reprise ne sera pas là !
Les chiffres nous disent qu’en France l’investissement a été constamment négatif, l’année dernière : -2%. On est donc loin d’une nouvelle croissance, le PNB de la France n’augmente pas.

La réalité est que la France ne dispose pas du moteur de croissance qui permettrait d’espérer une croissance économique autonome et auto-entretenue, ni dans la consommation, ni dans l’investissement (hors investissement d’entretien) et on sait déjà que l’effort au niveau de la dépense publique va être récessif. De plus, il faut noter que l’effondrement des taux de marge des entreprises françaises est catastrophique (27,7% en 2013).

Il serait donc plus judicieux et urgent de donner avant tout de l’oxygène aux entreprises. J’ai toujours soutenu une solution très nette et très radicale alliant la suppression des charges sur le SMIC et une baisse des charges sur les familles. Pourquoi cela est-il tellement nécessaire ? Parce que nous ne pouvons plus compter sur la compétitivité des entreprises françaises. Quand on voit ce qu’est la spécialisation de la France qui est au niveau de l’entrée et de la moyenne gamme, quand on voit les coûts de productions en France, on peut légitiment dire que tous les efforts de compétitivité nationaux sont annulés par le niveau d’un Euro qui navigue entre 1,30 et 1,40 (alors qu’il nous serait utile à 1,20).

Nous sommes au point crucial qui nous donne une idée du positionnement de la France à un niveau critique par rapport à sa dette publique et la voici qui s’enlise pour 20 ans dans la rigueur budgétaire et fiscale sans plus de moteur de reprise économique domestique alors que la vraie reprise économique s’amorce en Europe au Japon et ailleurs… je vous laisse juger de la suite.


Source contrepoints.org

mardi 24 juin 2014

Billets-Une urgence démocratique… la réforme de l’État et des collectivités publiques


Une urgence démocratique… la réforme de l’État et des collectivités publiques

La France compte 36 000 communes et veut garder ce découpage. C’est une folie couteuse que la dette de 2 000 milliards n’autorise pas. Le regroupement en intercommunalités censé pallier leur taille insuffisante s’est traduit par une augmentation des effectifs des personnels territoriaux et non par les économies d’échelle avec la multiplication des doublons. Les départements et les régions ont connu une augmentation du nombre de leurs agents de 800 000 en l’espace de dix ans. Bien des maires ont aussi cédé à la facilité pour gagner les élections en embauchant avec largesse et en distribuant des subventions à l’aveugle. Avec les conseils régionaux elles sont devenues des « vaches à lait » pour les élus. On a même réussi, à inventer le Conseiller Territorial. Cela entraine une duplication de tâches, des allers retours permanents et une gabegie considérable. Quelles économies ne ferait-on pas si une politique était réalisée par un échelon et un seul !

L’État lui aussi « doublonne » les régions aussi bien pour la formation professionnelle que le tourisme ou la jeunesse. Ces missions ont été transférées aux collectivités locales mais sans supprimer les structures étatiques. Elles continuent d’occuper des milliers de fonctionnaires qui multiplient les redondances au sein des administrations. En plus des ministères, on compte des centaines d’opérateurs, de hauts conseils et d’Agences nationales qui dépensent sans efficience.

  • Trop d’élus !
Il y a trop d’élus, de strates administratives et régionales et trop de fonctionnaires. Ce serait 130 milliards de dépenses de plus chaque année que l’Allemagne.
En France on compte 350 sénateurs et 577 députés pour 60 millions d’habitants, soit un total de 927. Il y a un parlementaire pour 70 000 citoyens. Aux États-Unis (300 millions d’habitants), il y a 100 sénateurs et 435 représentants, 535 au total, soit un pour 570 000. En Allemagne, le ratio est de un pour 120 000.

  • Les avantages et le cumul des mandats des députés
Pour satisfaire leur électorat, les élus veulent interdire les dépassements d’honoraires des médecins. Mais un député peut augmenter ses revenus avec les cumuls et les avantages de toute nature.
L’interdiction du cumul des mandats procèderait de la même logique que la diminution des strates administratifs et du nombre de nos élus. Mais les élus ne veulent pas se serrer la ceinture, ni abandonner leurs gros cigares ! L’État jacobin, avec sa fausse décentralisation, continue de multiplier les lois, les normes et les structures sans laisser la possibilité aux citoyens d’exercer leurs compétences. Le coût est faramineux. La dette a atteint 2000 milliards d’euros. On continue d’aller à la faillite à grande vitesse.

En 2012, 83% des députés et 78% des sénateurs détiennent un mandat local, allant de simple conseiller municipal à président de région. Pour ses partisans, le cumul permet aux élus nationaux de rester ancrés dans la vie quotidienne des territoires.
En 2007, le comité Balladur préconisait pourtant d’« interdire tout cumul entre un parlementaire et une fonction exécutive locale ». La réforme est souvent promise, mais il n’y a pas d’avancée. La campagne de 2014 n’échappera pas à la règle, car la limitation ou la suppression des cumuls s’est toujours heurtée à la réticence des intéressés au prétexte de garder leurs racines locales.
Quels sont les avantages des élus ? S’ils sont élus à l’Assemblée Nationale, cela peut représenter un revenu de près de 15 000 euros mensuels. De plus s’ils ne sont pas réélus au bout de 5 ans, leur retraite est garantie à vie.

  • Chaque député non réélu coûte aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler de ce qu’il leur coûtera à vie !
C’est Jean-Louis Debré qui, avant de quitter son perchoir, avait fait voter à l’unanimité et dans un silence total, une loi pour qu’un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour, selon l’information sur le site de l’Assemblée nationale, de 5178 euros nets (6952 euros Brut).

Pour chaque député non réélu, les Français doivent donc payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros. Voilà l’indemnité chômage des députés ! Cela avait été repris sur RMC par J.-J. Bourdin qui soulignait que les élus étaient tous d’accord, de la gauche à la droite. Mais la plupart des médias n’en parlent pas. À l’issue des cinq ans, les députés non réélus percevront à vie 20% de ce traitement : soit 1390 euros par mois. Pourquoi cinq ans ? C’est précisément le temps d’une alternance législative. Le vote de ces rétributions avantageuses est intervenu au moment où les élus nous parlaient des efforts que devaient consentir les Français pour réduire la dette… sans dénoncer le train de vie dispendieux de l’État !

L’information sur cette « indemnité chômage des députés » avait été dévoilée par Le Canard Enchainé le 7 février 2007, puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux. Pourquoi se taisaient-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de s’octroyer des avantages sur le dos des Français.

Ces indemnités attribuées aux députés sont définies par l’ordonnance N° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée « par référence » au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade. S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3%. L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction égale au quart du montant de l’indemnité parlementaire majorée de l’indemnité de résidence.

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
  • Indemnité de base : 5400,32 euros
  • Indemnité de résidence (3%) : 162,01 euros
  • Indemnité de fonction (25% du total) : 1390,58 euros.
Soit brut mensuel : 6952,91 euros.
Des retenues obligatoires doivent être déduites du brut mensuel :
  • Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1153,08 euros
  • Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 euros
  • Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
  • Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros.

  • Soit net mensuel 5 177, 66 euros.
Avant de quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean Louis Debré avait fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis ! Cette généreuse « indemnité chômage » était « inconditionnelle » : aucun engagement pour l’obtenir, comme justifier de la recherche d’un emploi…
En exercice s’ajoutent les avantages divers : collaborateurs, véhicules, déplacements gratuits, etc. chiffrés à 17 400 euros par député.
Les élites de la République ferment-ils les yeux sur certains parachutes dorés ? Aucun parti n’a protesté. On comprend pourquoi le député-maire « smicard » à 11 000 euros mensuels ne choque pas vraiment au sein de l’assemblée avec les cumuls !
Que connaissent les élus des problèmes des Français ? On passe ainsi avec les alternances du socialisme à l’étatisme antilibéral. L’État ne donne des gages qu’au grand capital qui le « subventionne » et que contrôlent les « 500 familles » qui tiennent le haut du pavé de notre société. Ces « Princes de la République » s’opposent à la simplification des millefeuilles administratifs des territoires pour servir leurs propres intérêts.

  • Moraliser la vie publique
On a créé des commissions dans le but de « moraliser la vie publique ». Une commission permet de caser quelques ringards retraités de la politique et relégués par les électeurs, mais aux frais de la République donc de ces mêmes électeurs ! Il y aurait en France déjà plus de 697 commissions. La commission Balladur avait accouché d’une souris. L’attribution des marchés publics devrait être transparente. C’est loin d’être la règle car certains élus et partis politiques en profitent. Cela entraine une gabegie et un surcoût payé par nos impôts.

Créée en 2012 par François Hollande, pour calmer les esprits suite à l’affaire Cahuzac, la « commission Jospin », la dernière commission en date censée proposer une réforme de la vie publique, comportait 14 membres. Elle était paritaire, composée d’universitaires, de magistrats et de hauts-fonctionnaires. Y siégeait Mme Bachelot pour représenter la tendance sociale de l’UMP. Comme toutes les autres qui l’ont précédée, cette commission a fait choux blanc. Remises au président en novembre 2012, ses propositions n’ont donné aucune suite.

Foin de palabres ! La réforme de l’État et des collectivités publiques est une urgence démocratique. L’État devrait rester principalement cantonné à ses fonctions régaliennes. Quatre réformes s’imposent :
  • Diminuer le nombre d’élus, de députés, de sénateurs et le nombre d’échelons administratifs des collectivités publiques.
  • Supprimer le cumul des rémunérations en cas de cumul des mandats.
  • Durcir les sanctions en cas de comportements délictueux d’un élu dans le cadre de ses fonctions.
  • Auditer les comptes des grands comités d’entreprises.


Source contrepoints.org

lundi 23 juin 2014

Billets-Dette publique… quarante ans de fuite en avant


Dette publique… quarante ans de fuite en avant

L’économiste Jacques Delpla a récemment mis en avant l’idée d’un ISF exceptionnel dont le produit serait affecté au remboursement de la dette publique française. En l’état, ce projet apparaît peu réaliste. Mais il dessine une perspective hélas crédible, celle d’un cataclysme fiscal sanctionnant à plus ou moins longue échéance, quelques quarante années de fuite en avant dans la dette publique.

Le tableau suivant, tiré des données de l’INSEE, permet en effet de se faire une idée de l’évolution de la dette cumulée des administrations publiques françaises (État, collectivités locales et sécurité sociale), ces dernières décennies (La dette publique au sens de Maastricht n’est recensée qu’à partir de 1978 et c’est pourquoi l’année 1972 est ici estimée très grossièrement). Les chiffres sont en milliards d’euros.

Tableau 1 : évolution du PIB, de l’indice des prix à la consommation, des prélèvements obligatoires, de la dette et de la dépense publiques en France, 1972-2012.


On peut dégager quelques constats simples de ce tableau :
  • Depuis 1982, en euros, la dette publique triple puis double approximativement tous les 10 ans. Sa course est donc exponentielle. En 30 ans, la dette publique a augmenté 3,5 fois plus vite que le PIB courant.

  • Depuis 1974, les dépenses des administrations publiques excèdent systématiquement leurs recettes. L’écart entre prélèvements obligatoires (90% des recettes totales des administrations publiques (Les recettes non fiscales sont composées de revenus de la production et du patrimoine des administrations ainsi que d’autres transferts (par exemple, les amendes). Leur contribution aux recettes publiques est stable bien qu’en légère décrue tendancielle, depuis 40 ans) et dépenses publiques passe de 5 à 15 points de PIB en 40 ans.

  • Les dépenses d’investissement, a priori celles dont il y a le plus de valeur ajoutée induite à espérer, baissent tendanciellement depuis 40 ans. En 2012, 94% des dépenses des administrations ressortissent au « fonctionnement » ou à la « redistribution sociale ».

Mais après tout… est-ce grave ? De nombreux auteurs ne soutiennent-ils pas que la dette est financièrement indolore (elle ne serait jamais vraiment remboursée) tandis que la dépense est économiquement salutaire (elle nourrirait la croissance économique) ? Dès lors, quand bien même l’endettement public induirait-il plus de prélèvements obligatoires, 100 d’impôt sur un revenu de 200 ne valent-ils pas mieux que 20 sur un revenu de 100 ?

L’idée selon laquelle « on ne rembourse pas une dette publique » peut être assez facilement évacuée. L’augmentation de notre ratio dette/PIB se nourrit largement d’un « roulement » systématique de nos dettes anciennes venues à échéance(« Rouler » signifie s’endetter pour rembourser).
Lorsque ce roulement n’est plus possible (ou à un coût prohibitif), s’ensuit un défaut de paiement dont de nombreux pays ont expérimenté les conséquences. C’est pourquoi le ratio dette/PIB est si souvent commenté : il représente une estimation (assurément sommaire) de la solvabilité d’un État, qui fait écho aux indicateurs de même ordre utilisés par les entreprises (dette financière rapportée à un indicateur de résultat ou d’autofinancement). Sa valeur informationnelle est moins « statique » que dynamique. Ainsi, un ratio dette/PIB de 90% est pour le moins élevé dans un pays dont le dernier engagement militaire d’envergure remonte à la deuxième guerre mondiale. Mais c’est surtout la trajectoire dont ce ratio constitue le point d’arrivée qui interpelle.

Quant à la question du rapport entre dette et croissance, le tableau suivant permet de s’en faire une idée à propos de la France :

Tableau 2 : taux de croissance annuel moyen (TCAM) du PIB, de la dette et de l’inflation des prix à la consommation, ces quatre dernières décennies.


En synthétisant les indications des tableaux 1 et 2 et en considérant que les évolutions répertoriées sont relativement régulières (peu de ruptures de tendance marquées), il est possible d’affiner notre état des lieux :

  • Les années 1972-82 (que l’on peut presque qualifier d’années « Giscard ») sont une décennie post crise pétrolière caractérisée par une explosion de la dépense publique (+ 10 points de PIB) partiellement couverte par une très forte augmentation des prélèvements obligatoires. La dette augmente vraisemblablement entre 1972 et 1978 avant de se tasser ensuite et de bondir au tout début du premier septennat de François Mitterrand (1981-82). C’est aussi une décennie d’inflation très élevée et de croissance encore relativement soutenue. Au tournant de la désinflation près, les années 1970 orientent le pays sur une trajectoire dont il ne déviera plus.

  • Les « années Mitterrand » (1982-92) marquent une pause dans l’augmentation de la pression fiscale. C’est aussi une période d’envolée de la dette et de creusement des déficits concomitants d’un net ralentissement de l’inflation. En somme et à l’instar de ce qui se passe aux États-Unis, la « financiarisation » de la dette prend le relais de l’impôt (et de l’inflation galopante) comme moyen de couverture des dépenses publiques.

  • Les « années Balladur – Chirac – Jospin » préparent l’entrée dans l’euro : bien que les tendances antérieures s’y poursuivent largement, elles font état d’une très relative discipline financière (réduction des déficits et de l’inflation).

  • Les « années Chirac – Sarkozy » correspondent à la décennie de l’euro, caractérisée par une très forte augmentation de la dépense publique (notamment après 2008).

La fuite en avant dans la dette et la dépense publiques n’obéit manifestement à aucune rationalité économique : il s’agit d’une sorte de tropisme gouvernemental qui s’impose à la notion même d’alternance démocratique. En particulier et quelle que soit leur « couleur » politique, les pouvoirs publics ont répondu par plus de dépense aux grandes crises économiques (1974 et 2008) sans profiter des périodes de croissance pour générer des excédents budgétaires (1997-2001).

On observe enfin une concordance entre augmentation de l’encours de dette publique, baisse de l’inflation des prix à la consommation et baisse de la croissance du PIB. Par souci de concision, passons sur le fait que l’indice des prix à la consommation est un indicateur sommaire (et contesté) qui sous estime l’inflation. Passons aussi sur l’idée de plus en plus fréquemment entendue selon laquelle la baisse tendancielle d’un taux de croissance est chose normale : il est à craindre que le bon sens apparent de l’idée (toute croissance finit par être rattrapée par la loi des rendements décroissants) ne sous-tende un parti-pris économiquement conservateur.


De la concordance entre dette élevée, désinflation et croissance faible, on peut inférer deux relations de causalité radicalement opposées :
  • Selon une thèse d’inspiration keynésienne, une croissance faible induirait une dette importante ; seul un niveau chroniquement élevé de dépense publique permettrait en effet de soutenir une activité rendue atone par la désinflation. C’est pourquoi les auteurs relevant de cette ligne de pensée préconisent encore plus de déficit (et d’inflation) pour nous sortir de la crise. Les partis politiques extrémistes, partisans d’une « monétisation de la dette publique » (inflationniste par nature), sont sur une ligne à peu près comparable.
Sans prétendre ici soumettre la théorie keynésienne à un examen critique (et d’autant moins qu’elle se ramifie en de nombreux courants), il est possible de pointer deux de ses plus évidentes limites. En premier lieu, on peut suivre les keynésiens dans leur tendance à imputer l’atonie de l’activité à un « mauvais climat des affaires » ; plus surprenante est leur propension à attribuer ce dernier au hasard ou à l’air du temps plutôt qu’à des anticipations fondées en raison(Le grand économiste keynésien Paul Samuelson est très clair, sur ce point : « voici donc l’une des leçons économiques les plus importantes à retenir. En matière d’incitation à investir, notre système est le jouet du destin. Nous pouvons avoir de la chance ou de la malchance et la seule chose que nous puissions dire de la chance, c’est qu’elle est appelée à tourner un jour »).
Une deuxième limite de leurs recommandations est plus paradoxale : dans le cas de la France, il est audacieux de soutenir que les déficits (et la dette subséquente) soutiennent l’activité. Mais a contrario, Keynes n’a jamais recommandé qu’une politique de « stimulus fiscal » durât 40 ans ! Il faut croire que même les meilleures idées n’échappent pas au phénomène d’obsolescence…

  • Il est donc plus raisonnable de considérer que le stock de dette publique contribue à inhiber la croissance économique. Deux raisons majeures peuvent être invoquées à l’appui de cette thèse : en premier lieu, la dette suscite un pessimisme fiscal défavorable à l’initiative (crainte d’impôts futurs). En second lieu, la dette draine une épargne qui favorise l’endettement public (considéré comme plus sûr) et « évince » le financement privé (et donc, l’investissement productif). Ces deux arguments font écho aux théories de « l’équivalence ricardienne » et de l’effet d’éviction, dont la France offre un terrain d’application convaincant.

Ces deux dernières observations militent, parmi d’autres, pour une rupture de tendance. Comme nous le verrons dans un article ultérieur, les recommandations d’inspiration keynésienne promettent le contribuable à une pression fiscale croissante, dessinant les contours d’une économie progressivement collectivisée et improductive. La solution, dès lors, ne consiste pas à renvoyer aux calendes (a fortiori grecques…) la cure de désintoxication. Elle s’impose mais doit faire en sorte que ses effets soient durables.



Source institutmolinari.org 

dimanche 22 juin 2014

Infos santé-C’est l’été


C’est l’été
Le 21 juin est le jour calendaire qui est le début officiel de l’été et qui dit été dit plages, soleil et bronzage. Mais qui dit soleil dit aussi mélanomes et bien d’autres désagréments comme des brûlures qui peuvent durablement défigurer et mettre un terme prématuré à des vacances pourtant rêvées tout au long des mois d’hiver.
Pourtant l’exposition au soleil est bénéfique mais également insidieuse et c’est là le danger. En dehors du fait que le soleil est un bien à petites doses pour que la peau puisse produire la vitamine D indispensable à la vie, ce même soleil stimule d’autres métabolismes qui peuvent avoir des effets adverses inattendus. Pour la vitamine D, l’affaire est claire, notre organisme est incapable de convertir le 7-déhydrocholestérol en cholécalciférol, en d’autres termes la vitamine D3. Il faut des rayons ultra-violets provenant en général du Soleil, source de toute vie et de changements climatiques, pour que cette modification moléculaire puisse avoir lieu :


Mais les rayons ultra-violets ont aussi un autre effet sur la peau, la production en quantités certes infimes mais loin d’être nulles du précurseur de l’hormone qui stimule la production de la mélanine. Normalement cette hormone est produite par l’hypothalamus, c’est-à-dire dans le cerveau, un endroit qui n’est jamais exposé directement au soleil. On vient pourtant de découvrir que la peau participe directement à la régulation de la production de mélanine en synthétisant elle-même le précurseur de l’hormone sous l’effet des ultra-violets. Cette hormone, un petit peptide, est bien connue et s’appelle la MSH, acronyme de Melanocyte Stimulating Hormone ou en français hormone stimulant les mélanocytes, ces cellules de la peau qui font qu’on produit la mélanine pour se protéger justement des effets néfastes du soleil en provoquant un brunissement de la peau, le fameux bronzage.

Il n’y a rien d’anormal à cela puisque le patrimoine génétique des cellules de la peau contient les mêmes informations que celles de l’hypothalamus. Or il se trouve que le gène qui code pour la MSH est un truc compliqué qui a la fâcheuse mission de coder simultanément pour un autre petit peptide aux fonctions complexes, la beta-endorphine, et deux autres hormones, l’ACTH (adrénocorticotrophine) qui régule la fonction des glandes surrénales et la beta-lipotropine qui intervient dans le métabolisme des lipides. Pour résumer parce que ça commence à devenir compliqué, le produit d’un seul gène, le 2p23.3 pour être précis, code pour le POMC, ou Pro-Opio-Mélano-Cortine, qui est ultérieurement coupé en divers morceaux pour finalement aboutir à une série de petits peptides qui ont tous une fonction précise.

Donc, quand on se fait bronzer, notre peau produit l’hormone qui stimule les cellules de la peau qui produisent la mélanine mais, en même temps, il y a une production de beta-endorphine, nous allons y revenir. La MSH, pour l’anecdote stimule aussi l’appétit tout court mais aussi l’appétit sexuel, on est en plein Gainsbourg : Sea, Sex and Sun !


Mais revenons à cet autre produit du précurseur de tous ces petits peptides qui jouent des rôles variés, j’ai nommé la beta-endorphine. Comme son nom l’indique presque, la beta-endorphine est littéralement une morphine produite par l’organisme d’où le préfixe « endo » qui veut dire interne. La beta-endorphine est une centaine de fois plus puissante que la morphine pour calmer la douleur et faire « planer » par la même occasion, mais le mécanisme qui se situe dans le cerveau est régulé aussi précisément qu’une horloge suisse car point trop n’en faut !

Quand on se fait dorer les couennes sur une plage, sans s’en rendre compte on produit donc l’hormone qui va brunir la peau, la MSH, qui est également un excitant sexuel, mais aussi en quantités équivalentes de la beta-endorphine qui va procurer une sensation de bien-être et calmer au moins temporairement les effets douloureux d’une trop longue exposition au soleil.

Finalement la nature a bien fait les choses, mais en réalité pas tant que ça car il y a un revers, et de taille. Les rayons ultra-violets du soleil ont la fâcheuse tendance à endommager l’ADN des cellules de la peau et à favoriser l’apparition de mélanomes, la catégorie de cancer la plus mortelle qui soit, mais aussi, sous couvert de production de beta-endorphine, à créer comme pour l’usage de la morphine une sorte d’addiction au soleil. On a pris sa dose gratuite, on recommence et ainsi de suite, et c’est gratuit, c’est bien connu, le soleil fait partie des énergies renouvelables ! Pourquoi se priver de son shoot quotidien ? Il y a donc un réel effet pervers dans cette attitude à se faire bronzer coûte que coûte pendant les mois d’été. C’est dangereux et c’est comme une drogue dure et pas n’importe laquelle, la morphine.


Les travaux ont été réalisés avec des souris mais il n’y a absolument aucune raison que les choses se passent différemment pour les humains. Pour preuve, les souris dont on avait rasé le dos pour qu’elles prennent de bons « coups de soleil » avec une lampe à ultra-violet s’en remettaient très bien jusqu’à ce qu’on leur injecte un antagoniste de la morphine (et donc de la beta-endorphine) utilisé en urgence dans les cas d’overdose de morphine caractérisée, la naloxone. Les souris n’ont pas aimé du tout recevoir une autre dose d’ultra-violets parce que vraisemblablement elles n’avaient pas envie de souffrir mais aussi et surtout elles ne pouvaient plus s’administrer leur shoot de beta-endorphine auquel elles avaient fini par s’habituer ! Conclusion, sur la plage, au soleil, les dangers sont divers et cachés mais bien réels…

samedi 21 juin 2014

Billets-Les Bleus… Jusqu'où peuvent-ils aller ?


Les Bleus… Jusqu'où peuvent-ils aller ?

La performance de l’équipe de France face à la Suisse vendredi soir (5-2) a impressionné l’ensemble de la presse internationale, qui voit maintenant dans les Bleus de potentiels champions du monde.
  
Avec deux victoires en autant de matchs, huit buts marqués et un jeu alléchant, la France réalise un début de Mondial impressionnant. D’autant plus quand on repense à la Coupe du monde catastrophique de 2010, couronnée par une sortie au premier tour et une grève des joueurs. "Punie en Afrique du Sud il y a quatre ans, la France est entrée comme une balle dans la compétition au Brésil", ne manque pas de repérer le quotidien espagnol El Pais, qui estime surtout avoir assisté à "un récital de Benzema". Le journal britannique The Independent souligne lui que "c’était le 20 juin, il y a quatre ans jour pour jour, que Evra et compagnie s’étaient assis dans le bus, avaient tiré les rideaux et refusé de s’entraîner. Mais hier soir, les Français n’auraient pas causé plus de dégâts aux Suisses s’ils leur avaient roulé dessus avec ce bus." 

Le site Goal avoue avoir observé vendredi soir "une France cinq étoiles" qui, "après avoir survécu aux rugueux Honduriens lors du premier match, s’en est sortie sans sourciller et avec un jeu exaltant qui a laissé les joueurs de Otmmar Hitzfeld en état de choc". Désormais, d’après le quotidien italien La Stampa, "la France est propulsée sur l’avant-scène du Mondial après avoir étrillé la Suisse grâce à ses contre-attaques meurtrières, sa capacité à changer de rythme et à se couler dans un placement collectif et efficace". 

  • Un "Benséisme" 
Si la presse internationale signale avant tout la force collective des Bleus, deux joueurs semblent être sortis du lot vendredi soir : Olivier Giroud et Karim Benzema. Pour le Times, l’attaquant du Real Madrid a "propulsé la France au sommet" avec son but et ses deux passes décisives, quand le quotidien sportif argentin Olé décrit le match de vendredi soir comme "la secousse du Benséisme" et a vu dans l’attaquant français "le leader d’une équipe qui se dirige tranquillement vers les huitièmes de finale". Le Guardian britannique met en avant le Gunner d’Arsenal Olivier Giroud, "un joueur qui s’est détaché par sa prestation au sein d’une équipe de France impressionnante reconfigurée par Didier Deschamps". 

"Une telle performance de la part des Français soulève une question légitime : jusqu’où peuvent-ils aller, étant donné que l’unique fois où ils ont remporté leurs deux premiers matchs de Coupe du monde c’était en 1998, lorsqu’ils ont gagné le tournoi", s’interroge The Independent. Le quotidien espagnol El Mundo réalise lui-aussi le parallèle avec France 98 en assurant que "si l’équipe n’a pas de Zidane aujourd'hui, elle a récupéré une caractéristique essentielle avec Didier Deschamps : l’équilibre." Et le New York Times de souligner : "Heureusement, l’entraîneur français sait plus que quiconque gérer l’euphorie d’une Coupe du monde."

Source Courrier International

vendredi 20 juin 2014

Recettes Fruits-Brochettes d’abricots au romarin


Brochettes d’abricots au romarin

Préparation : 15 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 6 personnes
9 abricots
6 branches de romarin (ou 1 cuillerée à soupe de romarin déshydraté)
2 gousses de vanille
4 cuillerées à soupe de cassonade
6 cuillerées à soupe de rhum
60 g d’amandes effilées
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2. Lavez et séchez les abricots. Coupez-les en 2 et enlevez le noyau. Lavez et séchez les branches de romarin. Pour embrocher plus facilement les fruits, taillez la base des branches en biseau.
3. Enfilez délicatement 3 demi-abricots sur chaque branche de romarin. Disposez les « brochettes » dans un plat à four.
4. Fendez les gousses de vanille en 2 et grattez l’intérieur pour récupérer les graines. Mélangez-les avec le sucre. Arrosez les abricots de rhum et saupoudrez-les avec le sucre à la vanille.
5. Faites caraméliser sous le gril du four 10 à 15 minutes et sortez-les.
6. Faites dorer les amandes dans une poêle sur feu vif et parsemez-en les abricots pour décorer. Servez accompagné de glace à la vanille.

jeudi 19 juin 2014

Billets-Mémoires d’un maire


Mémoires d’un maire

Publiées en 2013, les Mémoires d’un maire relatent l’expérience politique de Jean-Jacques Descamps, libéral dans l’âme et maire de Loches pendant 19 ans, dont le troisième et dernier mandat s’est achevé en mars dernier. Commune française située dans le département d’Indre-et-Loire, Loches forme une agglomération d’environ 7 000 habitants. A travers le récit de la vie politique locale, l’auteur décrit les dysfonctionnements du système auxquels il a dû faire face et relate comment son expérience d’entrepreneur lui a permis de mener une politique ancrée dans la réalité. Nous reviendrons sur les points essentiels.

En France, le statut de la fonction publique est une sorte de « vache sacrée » auquel il est difficile de toucher. Loué pour la sécurité et la stabilité qu’il offre, on ses inconvénients sont souvent oubliés. L’encadrement strict des fonctionnaires, nuisible à une gestion efficace des ressources humaines, en est un. Soumis au système de rémunération et de promotion fixé par le statut, les fonctionnaires peuvent difficilement bénéficier de la qualité de leur travail ou de leur implication. Dans ses Mémoires, Jean-Jacques Descamps revient sur le principe des primes. Distribuées de façon quasi uniforme, « un tire-au-flanc peut gagner quasiment autant qu’un travailleur ». De plus, de par sa rigidité, le statut de la fonction publique est inadapté aux affaires courantes et engendre des coûts supplémentaires. Obtenus sur concours, les grades sont souvent sans rapport avec les fonctions auxquelles ils préparent et impliquent que les fonctionnaires suivent une formation complémentaire. De même, l’auteur fait le constat que les président(e)s successifs du Comité départemental du Tourisme qu’il a côtoyés avaient tous été choisis sur des critères politiques et non en fonction de leur expérience de ce secteur. Le mode de sélection va de ce fait à l’encontre de l’objectif d’efficacité.

Aujourd’hui, la complexité administrative territoriale nuit à la gestion publique locale. Face à la coexistence des communes et des communautés qui crée un enchevêtrement des compétences, l’auteur en appelle à un approfondissement de la démarche de regroupement des communes en créant une grande communauté de plein exercice, dotée de compétences permettant un champ d’action plus large. La mise en place d’une communauté du « Grand Lochois » permettrait à la commune de peser plus lourd politiquement et économiquement, et d’attirer les compétences dont elle a besoin.

Dans l’exercice de ses fonctions, le maire est confronté à un État bavard qui multiplie les réglementations. À Loches, en raison de sa situation géographique et de son patrimoine sauvegardé, les normes sont légion : plan de prévention des risques d’inondation, arrêtés de péril, plan de mise en valeur du secteur sauvegardé… autant d’obstacles administratifs qui, d’une part, impliquent systématiquement un interlocuteur différent ; d’autre part, illustrent l’omniprésence de l’État dans l’aménagement d’une ville comme Loches ; et enfin, restreignent le périmètre d’action en multipliant les obstacles et allongeant les délais. L’inflation législative, qui concerne la plupart des domaines de la vie communale, gêne les projets municipaux et éloigne l’investissement privé.

Ces dysfonctionnements énoncés, l’auteur préconise une présence de l’État « plus modeste mais plus efficace » en (i) rationalisant l’administration – des fonctionnaires d’un autre profil, un guichet unique pour les services de l’État – en (ii) privilégiant le recours au privé plutôt qu’aux subventions – recours accru à la délégation de service public et appel au mécénat et mise en place d’un fonds de dotation local pour rénover le patrimoine – et en (iii) favorisant l’incitation à la contrainte – expérimentation réussie d’un dispositif d’incitation financière pour rénover les façades du centre-ville de Loches.

Face à « une administration toujours plus envahissante, des lois toujours plus contraignantes et des citoyens toujours plus exigeants », l’auteur conclut à la nécessité de simplifier les structures locales. Un peu plus de liberté pour libérer les énergies et mieux servir l’intérêt général.

Source generationlibre.eu