mercredi 30 novembre 2011

Lectures: Misha Glenny-McMAFIA 


Misha Glenny
McMAFIA
Traduit de l’Anglais par Anatole Muchnik
(4ème de couverture)
Qui gouverne vraiment l’économie mondiale ? D’où viennent les capitaux qui l’ont irriguée au temps du libéralisme triomphant ? Au terme d’une enquête planétaire, Misha Glenny dévoile la face cachée de l’économie « propre ». Pillage des matières premières en Russie, trafic d’armes et prostitution dans les Balkans, narcotrafic en Amérique latine, transport de clandestins chinois, blanchiment dans les émirats du Golfe ou en Occident : les plus grandes opérations mafieuses des années 1990 se sont développées grâce à l’appui des Etats. Mais, en quinze ans, les parrains et les tueurs des réseaux traditionnels se sont reconvertis en capitalistes de talent, qui travaillent dans le plus pur style des multinationales.
Des gangs de l’or à Bombay aux nouveaux caïds de Tel-Aviv, en passant par les escrocs nigérians ou les « têtes de serpent » de Shanghai, McMafia est un voyage dans un monde secret, aux personnages terrifiants et parfois attachants. Dans cette enquête exceptionnelle, globale, qui met au jour des liens cachés entre les différentes « pieuvres » de la planète. Misha Glenny raconte la part souterraine de la mondialisation.
Misha Glenny, cinquante ans, a été le correspondant du Guardian puis de la BBC en Europe centrale au temps de l’effondrement du communisme et de l’embrasement des Balkans. Il collabore aujourd’hui à une ONG œuvrant pour la reconstruction en ex-Yougoslavie.
(1ere phrase :)
C’était au soir du 30 avril 1994, et le printemps était bien avancé dans la bourgade de Woking, dans le Surrey.
(Dernière phrase :)
Mais depuis le début du millénaire, l’hostilité américaine, l’incompétence européenne, le cynisme russe et l’indifférence japonaise, associées aux ambitions illimitées de la Chine et de l’Inde, font les beaux jours des entreprises multinationales aussi bien que des organisations criminelles internationales.
499 pages – Editions Denoël 2008 (2009 pour la traduction française)
(Aide mémoire perso :)
Misha Glenny, journaliste pour la BBC, introduit son volume avec l'anecdote du meurtre de la soeur d'une reporter, injustement tué par un meurtrier qui s'est, un soir, trompé de cible.
Le fait que ce livre débute avec une histoire qui pourrait très bien arriver a son auteur pour avoir traiter d'une manière extensive le sujet de la mafia mondiale suffit a introduire un degré de sérieux qui ne retombera a aucun moment. La débauche de détails est un testament à l'analyse méthodique de l'auteur qui traite de manière synthétique, la mafia Bulgare, l'ex URSS (où l'on apprend qu'un assassinant ne sera jamais aussi bien mené a bien, pour un prix raisonnable, que par un serbe), les émirats arabes, l'Inde (où Bollywood ne fait pas qu'embrasser la mafia locale), le Niger (où l'extorsion de fond de victimes occidentales est tellement répandus qu'elle a son hymne), les traffics de marijuana au Canada (dont la politique tolérante cause de nombreux problèmes avec les Etats-Unis) et les effets réels de la lutte anti drogue (négligeables) puis le Japon (les yakuzas, leurs liens avec la droite nationaliste et leur place dans l'économie locale) et enfin, la Chine (la tolérance du gouvernement envers la contrefaçon).
Les nombreuses anecdotes sur chaque pays permettent d'en apprendre bien plus sur les cultures de chaque pays qu'un guide touristique tout en découvrant l'ampleur d'un mécanisme économique mondial grandissant auquel chacun contribue d'une manière ou d'une autre tout en ignorant qu'il le fait. Misha Glenny pointe du doigt de nombreux phénomènes mais il s'appuie aussi sur de nombreuses études. Son travail est donc celui d'un journaliste d'investigation mais, à la manière d'un Noam Chomsky dans "Manufacturing consent", son travail de recherche est tout aussi impressionnant comme le prouve l'excellente bibliographie, chapitre par chapitre, où il pointe du doigts des volumes spécifiques en anglais, allemand et espagnol qui lui ont servis et qui peuvent permettre d'approfondir un sujet en particulier.
Le titre pourtant pourrait laisser entendre un contenu plus léger. Il n'en est malheureusement rien. "McMafia" est en fait une expression employé par un interlocuteur de l'auteur pour qualifier les méthodes qu'utilisent aujourd'hui la mafia tchétchène pour étendre leur emprise. La sinistre réputation qu'elle détient leur permet maintenant d'inspirer la crainte rien qu'en les évoquant. Ils vendent donc aujourd'hui le droit d'utiliser leur nom pour faire plier des victimes en inspirant la crainte. Le contrat n'est cependant pas dénué de danger puisque toute menace non porté a exécution dans le cas où les victimes décident de ne pas payer sont réprimandés par l'intervention de la véritable mafia tchétchène contre les associés n'ayant pas respecté leur part du contrat. Ce n'est malheureusement qu'un des symptômes de la mondialisation et de l'emploi de pratiques d'entreprises par le crime organisé, de mieux en mieux organisé.

Billets-Les nouveaux militants…

Les nouveaux militants…

Photo : Nathanael Charbonnier

Propos recueillis par Pascal-Moussellard (Télérama)

Crise économique, écologique, sociale… le combat est plus que jamais nécessaire. Mais dans les partis, le militantisme se meurt. Pour mieux renaître ailleurs ?

L'Europe qui prend l'eau, les politiques qui écopent et l'idéologie dominante – le libéralisme – au bord du naufrage : des « conditions objectives » optimales, aurait-on dit il y a trente ans, pour une action militante florissante. C'était l'époque où partis, syndicats et autres « mouvements » savaient capter l'électricité dans l'air et mobiliser les énergies sous une bannière, un mot d'ordre fédérateur. Aujourd'hui, ces catalyseurs sont en panne. Le problème ne touche pas la droite, qui, par tradition, a toujours eu une culture de « supporters » (d'un homme) plutôt que de militants (d'une idée), Front national excepté. En revanche, la gauche patine. Elle qui, du Parti communiste au Parti ­socialiste en passant par les extrêmes, a construit ses succès sur le travail de la base – ces milliers d'hommes et de femmes prêts à sacrifier leurs ­dimanches matin pour tracter sur les marchés, plus quelques soirs pour faire vivre leurs convictions.

Deux livres récents en témoignent : dans Les Primaires socialistes, la fin du parti militant, le politologue Rémi Lefebvre souligne que la crise n'est pas tant dans la baisse des adhérents que dans l'incapacité des dirigeants à repenser le rôle de ces derniers, à fixer leurs missions et... à les écouter. Ces primaires, dans lesquelles tant de commentateurs ont cru percevoir un renforcement du processus démocratique, sont plutôt la preuve, selon Lefebvre, de la « dévaluation » du militantisme au sein du parti : « Je ne veux pas mythifier le militantisme d'hier, mais l'ouverture du vote à tout-va l'a enterré. En fait, le parti a fini de liquider une forme d'organisation qu'il n'avait pas su réinventer. » Une pause, puis l'estocade : « Aujourd'hui, le PS ne veut pas de militants. »

“L'ouverture du vote à tout-va a enterré

le militantisme d'hier. En fait, le PS a fini de liquider

une forme d'organisation qu'il n'avait pas su réinventer.”

Rémi Lefebvre, politologue

Parole d'intello ? Militants, le récit que fait Isabelle Spaak de son séjour dans une dizaine de sections socialistes à travers la France - du Carmaux de Jean Jaurès au Jarnac de François Mitterrand, et de La Courneuve au très chic 6e arrondissement de Paris - alterne espoir et gueule de bois. La base est là, généreuse. Manque l'étincelle : « A quoi sert-on ? demande un militant de Jonzac. C'est acté, nous sommes des soutiers. »

Et les soutiers sont sympas mais paumés. Car leur parti, ce PS historiquement hostile à la présidentialisation, traditionnellement réfractaire à la personnalisation, est devenu un parti d'élus, de professionnels de la politique et de notables : dans son fonctionnement, un parti de droite... ou presque. Et Alain, un militant rencontré par Isabelle Spaak sur l'île de Ré, « regrette le temps où l'on avait de vrais débats sur le monde, l'époque des intellectuels organiques issus du monde ouvrier, qui se formaient sur le tas, devenaient leaders d'opinion »...

Le militantisme d'appareil est mort... vive les militants ! Le premier, porté par la discipline et la doctrine, s'efface. Un autre émerge, passionné mais « désidéologisé » - même s'il continue de pencher à gauche -, incertain dans ses buts et sa postérité. Nous sommes allés à la rencontre de ces nouveaux militants – des Indignés aux collectifs Jeudi Noir, Gé­nération Précaire ou Sauvons les riches ! – et nous leur avons montré le formidable film Tous au Larzac, bientôt sur les écrans. On comprend, à les écouter, que jamais, sans doute, depuis une ­génération, l'époque n'avait été aussi favorable à l'action collective. Que l'on parle d'économie, d'écologie, de social ou de culture, c'est l'« état d'urgence ». Après des années de repli individuel la tentation du chacun pour soi face à la dureté du monde –, les valeurs du collectif sont de nouveau à l'honneur : « On n'y arrivera pas seuls », clament les In­dignés. Reste à catalyser, remettre du conflit dans le débat, suggère Rémi Lefebvre : « Aujourd'hui, le PS a besoin d'une refon­d­ation idéolo­gique car il a en face de lui un libéralisme surpuissant – mais aussi parce que les ­militants veulent voir leurs idées prises en compte. Pour lui comme pour eux, c'est le moment. »

mardi 29 novembre 2011

Recettes Alsaciennes-Petits pains à la vapeur (Dampfnüdle)

Petits pains à la vapeur (Dampfnüdle)


Préparation : 10 mn

Repos : 1 heure 30

Cuisson : 15 mn

Pour 6 personnes

Pour la pâte

500 g de farine

2 œufs

25 cl de lait

60 g de beurre mou

25 g de levure de boulanger

60 g de sucre

1 pincée de sel

Pour la cuisson

20 cl de lait

20 g de sucre

50 g de beurre

1. Chauffez le lait et délayez la levure dans un peu de lait. Versez la farine dans une jatte, creusez un puits au centre, versez-y la levure, le reste de lait, le sucre et le sel. Mélangez et laissez lever la pâte jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume, (environ 30 minutes) dans un endroit tiède.

2. Ajoutez les œufs et le beurre en travaillant 5 minutes la pâte. Couvrez d’un linge et laissez encore lever (environ 30 minutes).

3. Lorsque la pâte a doublé de volume, faites-en 12 boulettes, posez-les sur une planche farinée, laissez-les lever une dernière fois (environ 30 minutes).

4. Dans une sauteuse munie d’un couvercle, faites chauffer le beurre et caraméliser le sucre. Déposez délicatement les boules de pâte en évitant qu’elles se touchent. Ajouter rapidement le lait, puis couvrez immédiatement.

5. Faites cuire 15 minutes à feu très doux : les petits pains ne doivent pas s’affaisser. Ils seront à point lorsqu’à leur base se formera une croûte caramélisée.

Pour réussir ces petits pains, les ingrédients doivent être à température ambiante. Dégustez-les tout chauds avec une compote de pommes, de quetsches, ou avec une crème anglaise.

Infos nutrition

Par portion environ :

628 kcal

Protides : 17 g

Lipides : 24 g

Glucides : 86 g

dimanche 27 novembre 2011

Recettes Alsaciennes-Mendiant aux cerises noires (Bettelmann)

Mendiant aux cerises noires (Bettelmann)


Préparation : 15 mn

Cuisson : 60 mn

Pour 8 personnes

1 kg de cerises noires non dénoyautées

6 petits pains au lait rassis (ou de la brioche)

4 œufs

100 g d’amandes en poudre

3 cuillerées à soupe de chapelure

3 cuillerées à soupe de sucre

½ cuillerée à café de cannelle

50 g de beurre

150 g de sucre

50 cl de lait

1 sachet de sucre vanillé

1 cuillerée à café de cannelle

1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7). Faites chauffer le lait.

2. Emiettez les petits pains dans une jatte et arrosez avec le lait bouillant. Laissez gonfler et malaxez en pâte.

3. Ajoutez les sucres, les œufs, la poudre d’amande et la cannelle. Puis, incorporez les cerises non dénoyautées.

4. Versez cette préparation dans un plat creux (en terre de préférence). Parsemez de petits morceaux de beurre et saupoudrez du mélange à base de chapelure.

5. Faites cuire pendant 1 heure au four. Dégustez tiède ou froid.

Autrefois ces « bettelmann » se faisaient cuire dans le four à pain de la ferme.

Infos nutrition

Par portion environ :

803 kcal

Protides : 24 g

Lipides : 31 g

Glucides : 107 g


samedi 26 novembre 2011

Recettes Lyonnaises-Gâteau aux marrons du Forez

Gâteau aux marrons du Forez


Préparation : 45 mn

Cuisson : 40 mn

Pour 6 personnes

1 kg de marrons du Forez

1 branche de céleri ou de fenouil

4 œufs

150 g de beurre + 1 noisette pour le moule

175 g de sucre en poudre

2 sachets de sucre vanillé

1 clou de girofle

1 pincée de sel

1. Préparez les marrons : incisez l’écorce des marrons avec un couteau à lame fine et aiguisée. Epluchez-les et mettez-les avec leur seconde peau dans une casserole d’eau froide sur feu doux. Laissez frémir jusqu’à ce que la peau se décolle. Retirez du feu.

2. Prélevez alors les marrons par 2 ou 3 pour les éplucher (s’ils attendent à l’air, leur peau se recolle.)

3. Remettez les marrons dans une casserole. Recouvrez-les d’eau chaude puis ajoutez le céleri ou le fenouil et le clou de girofle. Laissez frémir à feu doux environ 10 minutes jusqu’à ce qu’ils soient tendres.

4. Égouttez les marrons. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Jetez le céleri et le clou de girofle, avant de passer les marrons au mixeur avec le sucre et le sucre vanillé. Puis incorporez petit à petit le beurre détaillé en petits morceaux ainsi que les jaunes d’œufs. Versez dans une jatte.

5. Montez les blancs d’œufs en neige avec 1 pincée de sel et incorporez-les délicatement à la crème de marrons.

6. Préchauffez le four à 160 °C (th. 5).

7. Beurrez un moule à charlotte. Versez-y la préparation aux marrons et enfournez pour 40 minutes.

8. Laissez refroidir avant de démouler. Servez bien glacé avec une crème anglaise ou une crème au chocolat.

Infos nutrition

Par portion environ :

648 kcal

Protides : 19 g

Lipides : 32 g

Glucides : 71 g


vendredi 25 novembre 2011

Recettes Alsaciennes-Tarte aux pommes (Apfelküeche)

Tarte aux pommes (Apfelküeche)


Préparation : 20 mn

Repos : 1 heure

Cuisson : 45 mn

Pour 8 personnes

Pour la pâte brisée

250 g de farine

150 g de beurre

80 g de sucre

5 cl d’huile

1 pincée de sel

Pour la garniture

1 kg de pommes acidulées

1 œuf entier

1 jaune d’œuf

2 dl de crème fraîche

120 g de sucre

1 sachet de sucre vanillé

1. Préparez la pâte : travaillez du bout des doigts le beurre coupé en cubes et la farine en un mélange grumeleux. Ajoutez le sucre et le sel en aérant le mélange entre les doigts comme du sable.

2. Versez l’huile, mélangez vivement avec un doigt, ajoutez petit à petit 5 cl d’eau froide en ramassant la pâte en boule. Enveloppez-la d’un film alimentaire et laissez-la reposer au minimum 1 heure au réfrigérateur.

3. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).

4. Préparez la garniture : garnissez un moule à tarte avec la pâte brisée. Pelez les pommes, coupez-les en quartiers, disposez-les en rosace sur la pâte en les faisant se chevaucher. Saupoudrez avec un peu de sucre et faites cuire 45 minutes au four.

5. Battez les œufs dans un bol avec le sucre vanillé et le reste de sucre. Ajoutez la crème, mélangez, versez sur la tarte 10 minutes avant la fin de la cuisson.

Infos nutrition

Par portion environ :

517 kcal

Protides : 7 g

Lipides : 21 g

Glucides : 75 g


jeudi 24 novembre 2011

Photos-Ben Goossens

Un arrêt sur les travaux du photographe Ben Goossens



















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mardi 22 novembre 2011

Recettes Alsaciennes-Kougelhopf

Kougelhopf


Préparation : 30 mn

Repos : 2 heures

Cuisson : 50 mn

Pour 8 personnes

500 g de farine

2 œufs

75 g de raisins secs de Malaga

50 g d’amandes entières mondées

15 cl de lait

30 g de levure de boulanger

75 g de sucre

20 g de sucre glace

150 g de beurre très mou + 20 g pour le moule

10 cl de kirsch

1 cuillerée à café de sel

1. Préparez d’abord le levain en mélangeant la levure avec le lait tiède. Laissez reposer le temps de préparer la pâte.

2. Faites macérer les raisins dans le kirsch.

3. Versez la farine dans une jatte. Ajoutez le sel, le sucre et les œufs. Mélangez et battez énergiquement cette pâte 15 minutes en la soulevant avec la main.

4. Ajoutez le beurre et le levain qui aura doublé de volume. Battez encore la pâte 5 minutes jusqu’à ce qu’elle se détache des parois de la jatte et soit bien lisse. Couvrez-la d’un linge et laissez-la lever une première fois pendant 1 heure dans un endroit tiède.

5. Ensuite, ajoutez les raisins et le kirsch sans trop travailler la pâte. Beurrez largement un moule à kougelhopf. Déposez une amande dans chaque rainure et versez-y la pâte. Laissez reposer une seconde fois 1 heure jusqu’à ce qu’elle affleure la hauteur du moule.

6. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).

7. Quand il est chaud, enfournez et faites cuire 50 minutes. Laissez tiédir le kougelhopf avant de le démouler et saupoudrez-le de sucre glace.

Servez le kougelhopf pour le petit déjeunez ou pour le goûter.

Infos nutrition

Par portion environ :

500 kcal

Protides : 15 g

Lipides : 30 g

Glucides : 80 g