lundi 21 mai 2018

dimanche 20 mai 2018

Phaneroptera Nana (Sauterelle)

nana femelle


nana mâle



Famille des Tettigoniidae 
Chez les Tettigoniides, le corps est légèrement comprimé latéralement et souvent de teinte verte ; les tarses comportent quatre articles. Lors de la stridulation, le tegmen gauche frotte sur le tegmen droit. Ces sauterelles hivernent toujours à l’état d’œuf. La famille comprend huit sous-familles (dont certaines étaient antérieurement considérées comme des familles à part entière).

Sous-famille des Phaneropteinae 
A l’exception des espèces du genre Phaneroptera, les représentants de cette sous-famille sont presque tous pourvus d’ailes fortement réduites, squamiformes. Le tympan est ovale. L’oviscapte, très large, falqué, porte souvent des dents bien distinctes à l’apex. Lors de la ponte, la femelle guide celui-là à l’aide de ses mandibules. 

Phaneroptera nana (sauterelle) 
Le Phanéroptère méridional ressemble beaucoup au Phanéroptère commun (Ph.falcata). Il s’en distingue par sa taille généralement plus faible, oscillant entre 13 et 15 mm chez le mâle comme chez la femelle, ainsi que par sa teinte un peu plus jaunâtre et par présence, sur tout le corps, de petites taches rouille bien distinctes. Base des tibias également marquée de rouille. Parmi les autres caractères permettant de le séparer de (Ph.falcata), on notera la forme des lobes latéraux du pronotum, un peu plus hauts que longs (plus logs que hauts chez Ph.falcata), celle de la plaque sous-génitale du mâle, étroite à l’apex (élargie chez Ph.falcata), la structure des cerques, grêles et non épaissis dans leur moitié apicale (épaissis et comprimés chez Ph.falcata), enfin la courbure de l’oviscapte, assez régulière chez nana, subanguleuse chez (Ph.falcata). En outre, le tegmen du mâle présente deux petites taches noires à la base du miroir, et une à l’apex de celui-ci.

Il convient de rechercher cette espèce dans les bois clairs et sur les buissons, près des torrents et des marais dans les régions méditerranéennes. Pharneroptera nana est une espèce en moyenne plus xérothermophile que (Ph.falcata) ; sa répartition est plus méridionale, s’étendant jusqu’au Maghreb et à l’Egypte. En Europe occidentale, Ph.nana n’est connu que de France, sur une grande partie du territoire, y compris la Corse, et la Suisse. Il est absent d’Allemagne et du Bénélux. L’espèce est adulte en août et se maintient jusqu’en octobre.


La stridulation consiste en un cliquetis de fréquence élevée, émis avant tout la nuit; les accents se détachent avec un net effet de staccato.


Chaque mois de septembre, arrive chez nous une petite nana qui vient passer l’hiver au chaud dans l’apparte et reste avec nous jusqu’en février, en nous gratifiant de ses stridulations nocturnes.

Gryllus domesticus Acheta domesticus (grillon domestique)

Grillon domestique femelle



Famille des Gryllidae

Sous-famille des Gryllinae 
Gryllus domesticus Acheta domesticus (grillon domestique)
N’atteignant que 16 à 20 mm, le Grillon domestique est plus petit que le Grillon champêtre ; il est en outre nettement moins massif. Couleur fondamentale jaune paille à testacé ; tête et prono tum portant des dessins noirs. Les ailes postérieures, normalement développées, sont enroulées au repos et dépassent l’extrémité de l’abdomen, ressemblant à des piques.

Dans une bonne partie de l’Europe, le Grillon domestique ne peut durablement se maintenir qu’à l’intérieur des bâtiments les plus divers (à Paris, dans les stations et tunels du métro). Toutefois, il peut vivre à l’extérieur durant l’été, où il abonde parfois dans les décharges. Malgré d’intensives campagnes d’extermination, l’espèce est encore assez commune de nos jours – notamment dans les vieilles bâtisses – dans tous les pays d’Europe occidentale.


Le Grillon domestique est omnivore et se nourrit avant tout de débris alimentaires (épluchures, ect.) ; il s’attaque occasionnellement dans les cuisines aux denrées stockées. La stridulation, très sonore et harmonieuse, est émise surtout le soir et la nuit. Elle ressemble à celle du Grillon champêtre, mais elle est plus douce ; en outre, la durée des accents et des pauses entre ceux-ci est moins régulière.

Gryllus campestris (Grillon champêtre)

Grillon champêtre mâle



Grillon champêtre femelle



Famille des Gryllidae
Les Grillons présentent un corps généralement cylindrique ; chez les espèces européennes, la teinte est toujours jaunâtre ou brun-noir, jamais verte. Tarses trimères ; tympan superficiel (absent chez Myrmecophilus). Cerques allongés, recourbés et poilus. Hormis les Oecanthus, tous les autres Grillons européens sont des animaux géophiles, qui hivernent ordinairement sous forme de juvéniles et atteignent l’âge adulte au printemps ou au tout début de l’été. Lors de la stridulation, le tegmen droit est frotté sur le gauche.


Sous-famille des Gryllinae Ajouter une image
Gryllus campestris (grillon champêtre) 

En raison de sa teinte noire et la stature massive de son corps, le Grillon champêtre ne peut guère être confondu avec aucune autre espèce. Sa longueur oscille entre 20 et 26 mm. Fémurs postérieurs rouges en dessous ; tegmina brunâtres, jaunes à la base, vigoureusement « sculptés » chez le mâle. La nervure stridulatoire zigzague à travers le tegmen, déterminant deux aires principales, l’une basale et triangulaire, la harpe, et l’autre terminale et arrondie, le miroir. Harpe et miroir constituent la dispositif de résonance qui amplifie la stridulation.

En revanche, chez la femelle, qui ne possède pas d’appareil phonateur, la nervation des tegmina n’est pas modifiée. L’oviscarpte, subrectiligne, s’élargit à l’apex en forme de lancette. Les adultes se montrent de mai à juillet, parfois même jusqu’en août.


Le Grillon champêtre affectionne les endroits secs et ensoleillés, caractérisés par une végétation rase, colonisant ainsi préférentiellement les pelouses xériques et les landes. L’espèce existe dans tous les pays d’Europe occidentale, mais a disparu sur de vastes étendues dans le nord de son aire de répartition ; elle était jadis commune dans toute la France ; dans la partie nord du pays, elle a cependant considérablement régressé durant les dernières décennies par suite de la destruction de ses biotopes électifs.


Les juvéniles des derniers stades et imagos vivent dans un terrier qu’ils creusent eux-mêmes et dont le conduit descend obliquement jusqu’à une profondeur d’environ 20 cm. Ils se nourrissent de graminées, de plantes herbacées et de petits insectes. Par temps chaud, les mâles stridulent à l’entrée de leur terrier ; la stridulation, qui porte à environ 50 m, est émise durant la journée et souvent jusqu’à une avancée de la nuit. Le même accent (« tssri ») est inlassablement répété en successions rapides. Souvent, les mâles s’affrontent en émettant des sons « cinglants ». Durant la pariade, le mâle produit des accents particuliers, très doux, audibles exclusivement à proximité immédiate de l’animal. Les œufs éclosent durant l’été et les juvéniles hivernent à l’avant-dernier stade.

Nemobius sylvestris (grillon sylvestre)

Grillon des bois mâle



Grillon des bois femelle



Famille des GryllidaeSous-famille des Nemobiinae

Nemobius sylvestris (grillon sylvestre

Chez le Grillon des bois, les tegmina sont réduits ; ils atteignent la demi-longueur de l’abdomen dans le sexe mâle, et sont encore plus courts chez les femelles. Ailes postérieures absentes. Couleur fondamentale brun sombre ; face supérieure du pronotum et pattes plus claires. Front portant quatre lignes claires formant un pentagone ouvert antérieurement, et sur la base duquel se trouve un ocelle. La longueur du corps oscille entre 7 et 10 mn. Oviscapte rectiligne, long de 5 à 7 mn. L’espèce atteint l’âge adulte en juin et se montre jusqu’à la fin de l’automne ; elle hiverne à l’état d’œuf et de juvénile, occasionnellement aussi à l’état imaginal. Le développement se déroule vraisemblablement sur deux ans. L’espèce est signalée dans tous les pays d’Europe occidentale, où elle est généralement commune et abondante. Elle fréquente essentiellement les clairières et les orées forestières ensoleillées, mais colonise aussi les pelouses sèches abritant une riche strate arbustive.

Le Grillon des bois est une espèce typiquement géophile, qui affectionne particulièrement la litière de feuilles mortes. L’animal est extraordinairement agile et montre une bonne aptitude au saut, de sorte qu’il est très difficile à capturer. La stridulation, que l’on peut entendre encore tard dans l’automne, consiste en une phrase douce et harmonieuse, vibrée (« ruurrr »), durant entre 0,25 et 2 secondes, entrecoupée de courtes pauses et répétée pendant des heures. La rythmique de l’émission évoque celle d’un message morse. Il est toujours très difficile d’évaluer la provenance exacte de cette stridulation, tant du point de vue de la direction que de la distance, notamment lorsque plusieurs individus chantent simultanément ; il est alors pratiquement impossible de localiser l’un d’entre eux.

Arts: Land art-Pier Fabre

Pier Fabre


L’œuvre de Pier Fabre, " le Réveil ", s’est implantée au centre du cratère du plus jeune volcan Français, le puy de Montchal. Cinq cent rubans de couleur rouge-orangé dansent dans le vent, qui donne vie à cette œuvre suspendue … et rappelle l’activité strombolienne qui a animé ce cratère il y a 7.000 ans. Cette œuvre immobile, et cependant animée, fait un clin d’œil à l’histoire explosive du Puy.

L'artiste : Diplômé de l’Ecole Supérieure d’arts graphiques en 1987, il a été illustrateur et créateur de cerfs-volants originaux, qui lui ont valu de nombreuses invitations à travers le monde entier. Depuis les années 2000, il utilise la dynamique de l’air pour réaliser des installations cinétiques in situ. Avec des centaines de mobiles hypersensibles, il s’attache à rendre visible le passage du vent, les turbulences ou d’imperceptibles mouvements de l’air. En intérieur, ses installations minimalistes jouent aussi d’effets cinétiques, utilisant les petits phénomènes amusants des lois de la physique ou de l’optique, avec des dispositifs électromécaniques de basse technologie.


Le land Art est une tendance de l’art contemporain qui se veut proche de la nature. Ce mouvement voit le jour en 1968, à New York lors de l’exposition Earth Works. En utilisant des matériaux naturels, intégrés dans des sites naturels, les œuvres du Land Art sont par essence éphémères …cette notion d’éphémère, de transitoire, renvoie au cycle de la vie, et nous confronte à notre passage terrestre, régi par le temps qui passe et le renouvellement des êtres.

La nature n’est plus simplement représentée, elle devient l’œuvre elle-même, ou du moins son cadre ou son support.

Le Land Art se veut une forme d’art libre, dans tous les sens du terme : il ne se soumet à aucune règles, son entrée est gratuite et sort du cadre rigide des musées et galeries, soumis à un ticket d’accès et à des horaires … c’est un art « à l’air libre » !

Ces œuvres sont destinées à disparaître et pour les faire connaître de façon plus durable, les artistes utilisent la photo ou la vidéo, autre forme artistique, qui les fait retourner vers des lieux d’exposition plus clos…bouclant un autre cycle.
 
Les sources d’inspiration sont diverses : depuis les grands sites mégalithiques, dolmens et menhirs, aux jardins tant européens que japonais, où le végétal s’accorde avec les éléments minéraux immobiles et l’eau en mouvement perpétuel.
   
La démarche artistique en elle-même relève d’un concept imaginé longtemps à l’avance et qui implique souvent une importante logistique. L’œuvre de Pier Fabre a nécessité la pose de câbles, auxquels elle est suspendue, et d’établir des points d’ancrages, de calculer aussi la résistance des divers matériaux.
Pensez aussi aux " emballages "  de Christo, qui fait disparaître momentanément des monuments ( Le Reichstag de Berlin) ou des ponts (Le Pont Neuf à Paris ) sous des kilomètres de tissu bruissant … le tissu, utilisé comme une peau, est délicat, et témoigne de la fugacité de l’œuvre, tandis que son travail de plissé ou de drapé rappelle les statues antiques plus pérennes. 


vendredi 18 mai 2018

Infos santé : Sport et Santé-Gym Prépa voile



Gym Prépa voile

Vous faites de la voile sur petits bateaux mais vous n’avez pas de plan d’eau au pied de votre immeuble. Vous souhaiteriez être plus en forme lors de vos régates du week-end. SANTESPORTMAG, vous propose le bon programme !

Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport
Cyril FOURIER, préparateur physique de la Fédération Française de Voile.

Loin du stage commando pour sportif de haut niveau, nos conseils d’entraînement ressemblent à un programme « santé forme ». Les 3 séances par semaine sont courtes et regroupent travail cardiovasculaire, renforcement musculaire, coordination et souplesse. Ainsi, votre passion devient un bon prétexte pour prendre soin de vous !

  • Creuser dans l’eau !
Un travail foncier s’impose, vous devez creuser les fondations nécessaires à la construction de vos performances ! Les jours de compétition, vous enchaînez les manches durant plusieurs heures. Il vous faut acquérir de l’endurance pour encaisser cette longue journée d’activité sans altérer votre technique et votre vigilance. Profitez de l’hiver pour effectuer de grandes balades à pied ou à vélo. Vous sollicitez en douceur votre cœur. En grimpant, vous renforcez vos cuisses. En descendant, lors de vos randonnées pédestres vous travaillez vos appuis. À VTT, vous limitez les impacts sur vos articulations, vous optimisez vos trajectoires. Équilibre et sens de la glisse, vous seront utiles en bateau.

  • Mettez-y du cœur
Vos manches de régate durent 20 à 40 minutes. Cyril FOURIER nous apprend que les compétiteurs de haut niveau,  notamment les véliplanchistes, sont souvent au « seuil de l’essoufflement », à environ 80 à 85 %  de leurs aptitudes cardiaques. L’intensité s’élève encore quand le vent est insuffisant et qu’il faut « pomper » sur les voiles. Pour vous adapter à des contraintes voisines, faites un footing ou du vélo d’appartement 2 à 3 fois par semaine. Mieux encore, pratiquez une discipline sollicitant aussi les bras comme en voile. Nagez ou faites de l’elliptique. Le top, c’est bien sûr le rameur.  Sur ce simulateur, vous gainez et vous tirez comme en voile. Dans chacune de ces activités, échauffez 10 minutes. Pendant ¼ d’heure atteignez un « essoufflement léger ».  Occasionnellement, fractionnez un peu et intégrez 2 à 3 cessions de 2 minutes en « essoufflement net ». Terminez par 5 minutes de retour au calme.

  • Pompez à sec !
Nous vous conseillons d’effectuer le renforcement musculaire juste après le travail cardiovasculaire. Ainsi grâce à cette « préfatigue », vous pouvez limiter le nombre de série. Si vous préférez dissocier les 2 séances, nous vous invitons à faire plusieurs tours de « Gym voile » pour atteindre 15 à 20 minutes.
Le  « pomping» vous permet de tracter la voile pour « aller chercher le vent » quand il est trop faible. Le « trapèze » assure l’équilibre du bateau. Ces gestes de base imposent un parfait gainage et une bonne force des bras.
Travaillez votre gainage pour mieux transmettre la force du vent à votre à bateau.

 1 – « pomping »


Illustration : Mathieu PINET
  
Accrochez-vous à votre rambarde de fenêtre ou à votre balustrade de balcon. Approchez vos pieds du mur, fléchissez un peu les genoux. Tirez sur vos bras assez vite, freinez la descente. Prenez soin de rentrer le ventre en soufflant et de garder le dos droit. Pour corser l’exercice, mettez un sac à dos chargé de livre. Effectuez le mouvement 20 à 40 fois.

 2 – « gainage pomping »


Illustration : Mathieu PINET

Allongez-vous sur le dos. Posez les talons sur l’assise d’une chaise. Montez les fesses en expirant. Écrasez les coudes dans le sol. Arrivé en haut, faites 20 à 40 petits mouvements élastiques. Alternez une série genoux légèrement fléchis comme au pomping et une série genoux plus tendus comme au trapèze. Pour accroître la difficulté et la spécificité, remplacez la chaise pour un gros ballon de type « swiss ball ». Son instabilité ressemble  aux déplacements chaotiques du bateau.

3 – « gainage pomping inversé »

Illustration : Mathieu PINET

Pour optimiser votre gainage, inversez votre posture. Placez vos coudes sur l’assise d’une chaise ou sur un swissball, maintenez la position de 30 secondes à 1 minute en veillant à respirer librement et de bien rentrer le ventre lorsque vous soufflez.
Lors de ces 2 exercices de gainage sur swissball,  fermez les yeux pour accroître l’instabilité.

4 – «  gainage  sécurité »


Illustration : Mathieu PINET

Il est classique que le voileux se blesse aux lombaires en manipulant les bateaux. Alors réapprenez et ré-entraînez-vous au soulèvement dos droit en saisissant un gros sac de sport placé entre vos pieds. Remontez le en étendant les jambes et en gainant votre colonne vertébrale en position légèrement cambrée. Redescendez doucement en freinant avec les cuisses. Effectuez 1 série de 15 à 20 répétitions.

  • Matelas à eau et araignée !
Pour vous entraîner aux déplacements en déséquilibre lors du déplacement sur le bateau, faites quelques bondissements sur votre matelas ou le canapé du salon. Votre conjoint va adorer ! Commencez les yeux ouverts puis continuez les yeux fermés. À la fin de votre jogging, utilisez les jeux de square destinés aux enfants. Échelles de cordes et « araignées » se révèlent idéales pour réaliser vos exercices de renforcement musculaire en condition d’instabilité. Elles se montrent également efficaces pour apprendre à se faufiler dans de petits espaces envahis par des cordages.

  • Votre programme « Prépa voile »
Le week-end :
Dès que possible : voile et régate !
Sinon : Randonnée pédestre  ou grande balade en VTT.

Mardi :
Rameur ou natation ou vélo d’appartement : 30 min dont 15 en essoufflement léger
Gym voile (gainage pomping et gainage pomping inversé, gainage sécurité, équilibre sur matelas) : 10 min

Jeudi :
Jogging : 30 min dont 3 x 3 min essoufflement net
Gym voile au square (gainage multiple en cherchant plus d’instabilité + slalom dans « l’araignée »)



Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Gym Équitation



Gym Équitation

Vous  montez 1 fois  par semaine. Vous aimeriez gardez la forme entre les cours. Vous êtes cavalière de bon niveau. Vous souhaitez une préparation physique rapide et spécifique.  Gym Équitation est conçue pour vous !

Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport et cavalier de compétition.

Cette séance dure de 15 à 30 minutes. Il est conseillé de l’effectuer 1 à 2 fois par semaine. Elle constitue une bonne « piqure de rappel » pour profiter au mieux de votre reprise du week-end. Si vous cumulez les heures à cheval ou si vous enchaînez les parcours d’obstacle, elle vous permet de gagner en aisance.  Souvenez-vous des propos de Michel Robert, le cavalier français le plus titré, il affirmait être beaucoup plus en forme sur le terrain… plus en forme que bon nombre de jeunes cavaliers… depuis qu’il faisait régulièrement de la gym et du yoga.

  • Esprit cavalier
Pour plus de spécificité, pour plus d’efficacité en peu de temps, vous reconnaîtrez des positions équestres, assises ou « en suspension ». Ainsi les bonnes chaînes musculaires sont mises à contribution, la coordination est optimisée. Les articulations et le dos sont assouplis dans les secteurs les plus utiles. Autant que possible, un paramètre d’instabilité est ajouté pour reproduire le travail d’équilibre associé sur le cheval en mouvement. Il est recommandé d’utiliser un « Swissball » ou « fitball ». Ces gros ballons sont en ventes sur le net ou dans la grande distribution sportive pour un prix modique. Sinon, un simple ballon posé sur une chaise peut faire l’affaire.

  • Exercice 1 : Force et coordination en suspension.
En position de suspension, réalisez de petits mouvements de flexion extension, comme si vous amortissiez le mouvement du galop en suspension. Gardez le dos bien droit. Regardez devant vous.

Faites 20 à 40 répétitions ou plus jusqu’à ce que le geste se déforme ou que les cuisses brulent.

Essayez,  associez  et enchaînez les variantes
Elles sont utiles pour varier les sollicitations et augmenter les difficultés.
Effectuez le mouvement sur un matelas puis les pointes de pied sur le bord d’une marche, les talons dans le vide.

Mettez un sac à dos contenant de plus en plus de livres.
Tenez un ballon entre vos genoux comme si vous serriez les jambes
Tenez des bouteilles de plus en plus remplies dans chaque main. Avancez et reculez les mains  comme si vous suiviez un galop allongé. Vous  travaillez la tonicité du haut du dos.

Tenez des élastiques accrochés à une poignée de porte ou à une rambarde de fenêtre. Mettez en tension et tirez  par de petits mouvements saccadés comme si vous tentiez de retrouvez les contraintes d’un cheval qui tire.
Pour chacune des variantes, tentez de fermer les yeux.


 Illustration : Mathieu PINET

  • Exercice 2 : force et coordination assis dans la selle
Allongez-vous. Mettez vos talons sur l’assise d’une chaise ou mieux sur swissball.

Écartez-les au maximum. Montez le bassin puis effectuez de petits mouvements de cambrure au rythme du trot ou du galop assis.

Effectuez 20 à 40 répétions et 1 à 3 séries.

Essayez, associez et enchaînez les variantes.

Écrasez les coudes sur le sol, rapprochez vos omoplates.

Prenez des bouteilles de plus en plus remplies et bougez lentement les mains comme si vous suiviez le mouvement de la bouche.

Tenez un ballon entre vos genoux comme si vous serriez les jambes.
Fermez les yeux.


 Illustration : Mathieu PINET

  • Exercice 3 : Souplesse en suspension
Allongez-vous sur le dos. Attrapez vos genoux fléchis. Placez-les de chaque côté de votre buste… Vous assouplissez à la fois votre dos et vos hanches.

Conservez la position 30 secondes. Augmentez la tension 10 à 20 secondes !… pour cela vous pouvez saisir vos chevilles.


 Illustration : Mathieu PINET

  • Exercice 4 : Souplesse, force et coordination assis en selle
Asseyez-vous sur un swissball ou sur un ballon placé sur l’assise d’une chaise. Écartez bien les genoux. Tournez les pointes vers l’intérieur, comme à cheval.

Avec vos fesses, mobilisez amplement le  ballon d’avant en arrière, sur le côté et en diagonales… comme si vous suiviez le mouvement de la selle ou comme si vous réalisiez des transferts de votre poids du corps.

Faites cet exercice 1 à 5 minutes. Les abdominaux et les muscles du dos travaillent et se coordonnent finement. La colonne vertébrale s’assouplit dans des secteurs nécessaires à l’équitation.


 Illustration : Mathieu PINET

Essayez,  associez  et enchaînez les variantes
Avancez les mains quand votre dos s’arrondit,  reculez les quand il se cambre comme si vous suiviez le mouvement de la bouche. Prenez une bouteille dans chaque main ou tirez sur un élastique.


 Illustration : Mathieu PINET

Soulevez légèrement le pied droit. Conservez l’équilibre le plus longtemps possible. Même chose à gauche. Tentez de décoller les deux pieds. Dans ces conditions d’instabilité les abdominaux travaillent intensément.
Pour chacune des variantes, tentez de fermer les yeux.


 Illustration : Mathieu PINET


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Footing : Quel impact pour les articulations ?



Footing : Quel impact pour les articulations ?

Le footing a mauvaise réputation pour les articulations et le dos. Mais qu’en est-il vraiment ? Deux études font le point. Elles risquent de modifier vos activités !

Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

On vous a martelé le message : taper le sol à chaque foulée propageait une onde de choc nuisible pour le cartilage et les disques intervertébraux. Pour la santé de son appareil locomoteur, mieux vaut nager ou pédaler. Et si ces lieux communs se révélaient des contre-vérités ?
  • Le jogging regonfle votre colonne.
Wilke a mesuré la pression dans les disques intervertébraux. En échange d’une remise de peine, il a placé des capteurs dans la colonne de prisonniers américains. Il a eu la surprise de constater que la pression moyenne en position debout était supérieure à celle mesurée au cours d’un footing ! Vous pensiez que la réception tassait les disques ! Aviez-vous envisagé que la propulsion les décomprimait ? Alors si vos disques sont usés, si vous souffrez de douleurs chroniques dans le bas du dos, la course à pied peut vous aider !
Vous êtes raide et particulièrement douloureux le matin. Votre colonne vertébrale n’aime pas l’immobilité nocturne. Vous vaquez à vos occupations quelques minutes, vous bougez, et peu à peu ça va mieux ! Les médecins parlent de «dérouillage matinal». Vous comprenez alors que le footing puisse être considéré comme un « super dérouillage » ! En créant des variations de pressions, la course à pied est à l’origine d’un véritable pompage intervertébral. Le disque se réhydrate ! Il se regonfle ! Sans compter que cette activité renforce les muscles du dos,  travaille l’équilibre du bassin car il faut soutenir votre buste qui oscille à chaque foulée.  Les études épidémiologiques constatent qu’à un instant donné, 5 à 8% des joggeurs ont mal au dos contre 20 à 30% des autres individus. Par le passé, 35% des coureurs disent avoir souffert du bas du dos contre 80% des sédentaires. Attention, si l’usure du disque profite de la pratique du jogging, la hernie discale justifie plus de prudence. Cette lésion correspond à l’expulsion de la substance gélatineuse et amortissante. Elle est responsable d’une inflammation à l’arrière des vertèbres, voire d’une irritation des gros nerfs sciatique quittant la colonne. Dans ce contexte, il est d’usage de modérer ses activités et d’éviter les gestes douloureux.
  • Les kilomètres à pied, ça use très peu !
Zatarian a suivi pendant 15 à 18 ans, une centaine de coureurs de fond. En faisant régulièrement des radiographies de genou et de hanche, il a mesuré l’épaisseur du cartilage. Cette substance lisse recouvre les os au niveau des articulations et favorise les phénomènes de roulement et de glissement. Après usure, elle ne se répare pas : c’est l’arthrose. Tout au long de cette période, Zatarian a constaté que les joggeurs ne dégradaient pas plus leur cartilage que le groupe témoin sédentaire ! Attention, tous ces coureurs ne dépassaient pas 30 à 50 kilomètres par semaine !
  • 30 à 40 km de footing hebdomadaire n’abiment pas les articulations
Ces résultats ne sont pas si surprenants. Le cartilage a besoin de mouvement ! Il ne reçoit pas de vaisseaux sanguins. Grâce aux variations de pression, il pompe ses aliments en provenance de l’os sous jacent et des membranes voisines. Le glissement des pièces articulaires permet de lisser sa surface. Après immobilisation prolongée, le cartilage des rats meurt et se creuse au niveau des zones de contact. De surcroît, des muscles plus forts, plus endurants et mieux coordonnés assurent un fonctionnement articulaire plus harmonieux qui préserve le cartilage. Néanmoins, la prudence reste de mise. Si vous avez été victime de fracture passant par les articulations, si on vous a enlevé un ménisque, si vous avez été opéré d’une rupture du ligament croisé du genou, si vous faites des entorses, si vos articulations sont trop souples, si vous avez les jambes arquées ou en X, si vous présentez une anomalie de forme articulaire notamment à la hanche ou au niveau de la rotule, le risque d’arthrose augmente !  Dans ces circonstances, le footing n’est pas contre-indiqué mais la modération et la diversité s’imposent. Courez moins de 30 à 50 kilomètres par semaine, ajoutez si vous voulez du vélo, de la natation, du cardiotraining et même quelques sports techniques et ludiques. Variez les plaisirs ! Et ce conseil reste valable même si vos articulations sont en pleine forme !


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Entorses chez l’enfant


Entorses chez l’enfant

L’os des enfants est en croissance. Il est fragile. En cas de torsion articulaire, c’est souvent lui qui cède. Un diagnostic précis est nécessaire. Un traitement spécifique s’impose pour éviter les séquelles.

Votre fils vient de se fouler la cheville. Son pied n’est pas gonflé pourtant il a mal et peine à l’appui. C’est sûrement un « décollement épiphysaire » ou «fracture de l’os en croissance».

  • Un enfant n’est pas un « petit adulte » ?
Un ligament est une cordelette fibreuse reliant un os à un autre os. Il enjambe une articulation, limite et contrôle son mouvement. Quand cette dernière bascule violemment, la chaîne os / ligament / os est brusquement mise en tension. Chez l’adulte, les structures osseuses sont mâtures et solides. Au cours de ce traumatisme, c’est le ligament qui se déchire : c’est l’entorse ! Chez l’enfant, l’os grandit. Les zones de croissances se situent à proximité des articulations. On parle d’épiphyse.  Elles sont formées de cartilage et sont fragiles. Elles constituent le point faible de la chaîne os / ligament / os. Elles se brisent ou se tordent. C’est le décollement épiphysaire !

  • Comment reconnaître une fracture de l’enfant maquillée en entorse ?
Prenons l’exemple le plus fréquent, celui de la cheville. Le jeune sportif a  souvent de 11 à 15 ans. Le traumatisme est identique à celui d’une entorse. L’articulation bascule et la voûte plantaire s’oriente du côté du pied opposé. La douleur est vive, l’impotence est marquée mais la cheville n’est pas très gonflée. Son aspect est faussement rassurant. Étonnamment quand le médecin appui sur les ligaments, notre blessé ne ressent pas de douleur.  S’il se décale un peu plus haut, juste au-dessus de la bosse osseuse appelée malléole externe, ça fait très mal ! C’est une fracture de l’enfant ! La radiographie peut aussi induire en erreur. Le plus souvent, l’os est normal de couleur blanche et on voit juste un gros trait noir correspondant à la zone de croissance.  Mais attention,  la fracture passe à travers cette structure cartilagineuse et elle est invisible à la radio !

L’OS DE L’ENFANT EST EN CROISSANCE. IL EST PLUS FRAGILE QUE LES LIGAMENTS. C’EST LUI QUI CÈDE EN CAS D’ « ENTORSE »

  • Le traitement est différent !
Dans le cas d’une entorse de l’adulte, le ligament est lésé. La cicatrisation de ce tissu souple s’accommode souvent d’une réduction des mouvements ce que permet une simple chevillière. En revanche, en cas de fracture de l’enfant, l’os est une structure rigide. Sa consolidation nécessite une plus grande immobilité. Le plus souvent une bottine en résine est plus appropriée. Cette conduite à tenir se révèle d’autant plus pertinente qu’un enfant plein de dynamisme a très fréquemment tendance à se débarrasser d’une chevillière amovible ! En fonction des douleurs, l’appui peut être limité quelques jours et des cannes anglaises sont nécessaires. Très vite, notre jeune sportif peut marcher avec sa résine parfois complétée d’une « chaussure à plâtre », munie de velcro et disponible en pharmacie. L’immobilisation est plus courte que pour un os adulte. En effet, si cette zone de croissance est plus fragile, elle est aussi plus active et consolide plus rapidement. En théorie, la résine doit être conservée 2 à 3 semaines. A l’issue, contrairement à l’idée reçue, de la kinésithérapie est nécessaire. Bien sûr, l’enfant s’enraidit moins que l’adulte. Cependant, il ne peut pas passer directement d’une immobilité stricte à des sauts au pied d’un panier de  basket. Un peu de progressivité s’impose. Avant de reprendre le sport, il doit récupérer de la force et de la coordination afin d’éviter les récidives.


Source SantéSportMag

Arts: Land art-Urs-Peter Twellmann

Urs-Peter Twellmann
 

Urs-Peter Twellmann est né en 1959 à Langnau.
Il vit et travaille à Münsingen/Berne mais se trouve la plupart du temps «en route», comme il le dit lui-même. 

Urs-Peter Twellmann est ce qu’on pourrait appeler un artiste nomade dans le sens le plus noble du terme, un homme dont le champ d’expression se situe là où le portent ses pas. Le plein-air bien souvent, la forêt, de préférence profonde et lointaine. Armé d’une tronçonneuse et de ses outils de sculpteur, il parcourt les paysages et pose son regard sur toutes les formes ligneuses ou végétales qui se présentent à lui au hasard de sa quête.

Son matériau de prédilection: le bois. Bois tombé, bois flotté, rameaux, branches, bûches, fûts abattus, sciure, copeaux… Son inspiration, il la puise dans la nature même, dans ses agencements secrets, constamment surprenants, et les pièces qu’il conçoit tantôt répondent à cet environnement par leurs formes organiques, tantôt y opposent une rigueur toute géométrique.


Qu’elles soient sphères de grand diamètre posées sur un pré comme par la main d’un géant, roues monumentales, troncs fendus ou évidés, constructions serpentines sur les rives d’un torrent, les créations d’Urs-Peter Twelmann frappent l’imagination. Leur apparente simplicité, leur mise en espace le plus souvent dans le paysage même qui les a vu naître, tout cela créée une belle émotion.

Attachant aussi le personnage: Urs-Peter Twellmann n’est guère prolixe sur son art. Il pèse ses gestes et ses mots, il connaît aussi la valeur d’un silence. Proche de la nature qu’il respecte (aucune de ses œuvres n’implique la destruction d’un arbre puisqu’il ne se sert que de bois déjà tombés), il semble plus que tout autre attentif aux histoires de vie qu’elle lui chuchote. Ce que son art nous révèle de ce dialogue intime, nous le percevons à travers les photographies qu’il prend sur le terrain. Ce sont bien souvent les seuls témoins durables de son activité itinérante.