dimanche 24 septembre 2017

Recettes Conserves-Poires au sirop


Poires au sirop

Préparation :
10 mn
Stérilisation : 25 mn + 10 mn
Conservation :
12 mois
Pour 3 bocaux de 1 litre
3 kg de poires 

1,5 kg de sucre en morceaux 
1 citron
1. Choisissez des poires mûres à chair ferme, comme les Williams. Pelez-les. Si elles sont petites, laissez-les entières avec la queue. Sinon, coupez-les en deux. Eliminez le cœur avec les pépins. Mettez-les au fur et à mesure dans de l’eau froide additionnée d’un jus de citron.
2. Egouttez-les. Mettez-les dans une passoire. Plongez celle-ci dans une casserole d’eau bouillante pensant 15 secondes.
3. Rafraîchissez aussitôt les fruits et égouttez-les. Mettez-les dans les bocaux préalablement ébouillantés et séchés en les tassant.
4. Dans une casserole, portez 1,5 litre d’eau à ébullition avec le sucre en morceaux. Laissez bouillir 1 minute puis versez le liquide bouillant dans les bocaux. Fermez-les hermétiquement.
5. Stérilisez pendant 25 minutes. Laissez refroidir dans le stérilisateur. Attendez 48 heures puis stérilisez à nouveau pendant 10 minutes. Conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.



Recettes Conserves-Liqueur de framboise


Liqueur de framboise

Préparation :
5 mn
Macération :
1 mois et demi
Conservation : 12 mois
Pour 2 bouteilles de 1 litre

1 kg de framboises
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°

250 g de sucre en morceaux

1.
Mettez les framboises triées mais non rincées dans un grand bocal préalablement ébouillanté et séché. Ecrasez légèrement les fruits avec une fourchette.
2.
Arrosez d’eau-de-vie. Couvrez. Laissez macérer pendant 15 jours dans un endroit frais.
3.
Au bout de ce temps, filtrez l’eau-de-vie à travers une passoire fine doublée d’une mousseline.
4.
Préparez un sirop en portant à ébullition 50 cl d’eau avec le sucre en morceaux. Au premier bouillon, retirez du feu et ajoutez-le à l’eau-de-vie.
5. Mélangez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement. Attendez 1 mois avant de servir.



Recettes Conserves-Framboises au sirop



Framboises au sirop

Préparation :
10 mn
Stérilisation :
10 mn
Conservation :
12 mois
Pour 3 bocaux de 350 g

750 g de framboises

1,5 kg de sucre en morceaux

1. Choisissez des framboises mûres à point mais fermes. Évitez de les rincer afin qu’elles gardent tout leur parfum. Mettez les fruits dans des bocaux préalablement ébouillantés et séchés en remplissant ces derniers jusqu’à 2 cm du bord.
2. Dans une casserole, portez à ébullition 75 cl d’eau et le sucre en morceaux. Faites bouillir 1 minute puis laissez tiédir.
3. Versez ce sirop dans les bocaux, sur les framboises. Fermez hermétiquement. Stérilisez pendant 10 minutes. Conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.



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samedi 23 septembre 2017

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Billets-Spécial décolleté


Spécial décolleté

Place aux décolletés audacieux, plus ou moins réussis selon si l’on maîtrise les fondamentaux du “bien porter”.       

Un joli décolleté n’est pas qu’une affaire de taille. Ce qui fait tout le boulot c’est votre soutien-gorge ! Peu importe du mignon petit A au ravageur bonnet E/F, pour obtenir un beau résultat il vous faudra :
  1. porter le bon modèle 
  2. le porter correctement.
Évidemment il y a une justice pour les 2 camps et des modèles pour les unes et pour les autres.


Un florilège des erreurs à ne plus commettre, quelques conseils à appliquer.


Résultat au moindre effort (courir pour rattraper son bus, prendre un objet en hauteur…) vous risquez la blague du sein qui se sauve.


L’horreur, surtout si vous portez un haut moulant. La poitrine donne une impression d’affaissement de profil sans parler du bourrelet qui s’est créé sur les côtés.


Résultat sous votre t-shirt un galimatias de chair, on se demande auquel de vos 4 seins se vouer !


Pensez-y lorsque vous portez un haut transparent.


Le port du push-up passé le bonnet D doit se faire avec modération et surtout avec naturel. Donnez un beau galbe à une poitrine qui s’affaisse un peu c’est possible (et même recommandé) mais bannissons toute forme de vulgarité surtout visuelle.


Si l’écart entre vos seins est trop prononcé, évitez les S-G triangle et les balconnets. Ils accentueront l’écart ! Résultat, vous aurez un creux suspect sous votre haut. Privilégiez les push-up et les corbeilles avec bonnets progressifs.



Définition : “On nomme parachute un S-G trop grand porté avec un effet de plis et de bâillement complètement inutiles”. A partir de là on ne comprend pas le bien fondé d’en avoir un.


Le risque majeur d’un balconnet trop bas est tout simplement de se retrouver avec le téton à l’air hors contexte. C’est assez gênant de devoir remettre le fuyard à sa place publiquement, sachant qu’un téton qui pointe devient le centre d’une attention dont on se passerait au travail, en réunion, au diner de famille…


Le bandeau revient en force, mais il doit se porter parfaitement positionné et surtout à la bonne taille. En cas de poitrine peu tonique, toujours prendre un bandeau à coque creusé ou rigide pour avoir un joli galbe.

Bien sûr je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Savez-vous ce qu’est un FAIL en langage Web ? Il s’agit d’une défaillance, une erreur, un échec.
Et en lingerie ça donne ce n° 10.


T-shirt moulant : coques, emboitant, ou push-up
Chemisier : corbeille, balconnet, push-up
Débardeur : Triangle (bonnets A/B), coques, push-up, emboitant invisible
Dos nu : bandeau coque ou moulé, avec ou sans bretelle autour du cou
Couleurs claires : modèles sans coutures
Il existe une marque pour décolleté vertigineux malgré un bonnet A ou B : Luna Miracle Platinum. Bluffant!

En conclusion, si l’on doit faire avec ce que l’on a autant le faire bien. Quelques astuces et un bon produit peuvent faire la différence, et vous redonner confiance en votre potentiel de séduction.


Source Marques de Noblesse

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vendredi 22 septembre 2017

Billets-Anarchisme


Anarchisme

Définir l’anarchisme est une tâche des plus délicates. Nous avons affaire à un phénomène complexe dont les expressions historiques, tant au niveau de la pensée que de l’action, sont multiples. Malheureusement, la plupart des définitions, même celles élaborées par des commentateurs sympathisants, sont simplistes et n’arrivent pas à embrasser l’ensemble de ses caractéristiques.

Dans presque tous les ouvrages que j’ai lus sur le sujet, l’anarchisme est défini de façon négative, c’est-à-dire par ce à quoi il s’oppose. En se basant sur la racine grecque du mot (anarkhia, absence de chef), on présente l’anarchie comme « l’absence de gouvernement » et l’anarchisme comme « l’idée qu’une société peut et doit s’organiser sans gouvernement ». Le problème avec ses « définitions »… c’est qu’elles n’en sont tout simplement pas. Une définition, si je me base sur mon Larousse, est une « énonciation de ce qu’est une chose, de ses caractères essentiels, de ses qualités propres ». Si je dis qu’une pomme n’est pas un animal, personne n’osera dire que j’ai énoncé les caractères essentiels de ce phénomène !
Une définition adéquate de l’anarchisme ne doit pas se limiter à son aspect «critique» mais également en exposer le projet de société ainsi que les moyens de changement social. De plus, il est essentiel d’expliquer les bases philosophiques de l’anarchisme, en particulier sa conception de la liberté et de la nature humaine.

Voici donc ma définition personnelle de l’anarchisme. Comme vous le constaterez, elle comporte quatre parties, qui seront expliquées en détail dans le texte qui suit.
Anarchisme. n.m. Philosophie politique qui, à partir d’une définition tripartite de la liberté et d’une conception spécifique de la nature humaine, offre une critique radicale des liens de domination hiérarchiques, un projet de société antiautoritaire et une stratégie de changement social basé sur l’action directe.
  • La Liberté
Tout comme les libéraux, les anarchistes ont une conception « négative » de la liberté, c’est-à dire que la liberté est l’absence de contraintes. L’individu libre est celui qui n’est pas soumis à des contraintes extérieures à lui-même.

A cette conception négative s’ajoute une conception « positive » de la liberté. Tous les anarchistes considèrent que la liberté est également une potentialité, la possibilité pour l’individu de se réaliser et d’atteindre son plein potentiel.
Enfin, les anarchistes ont une conception « sociale » de la liberté, qui a pour conséquence de lier de façon indissociable la liberté et l’égalité. En effet, l’anarchisme postule que l’individu ne peut être totalement libre qu’au sein d’une société composée d’individus libres. Ainsi, pour Bakounine, « l’homme n’est réellement libre qu’autant que sa liberté, librement reconnue est représentée comme par un miroir par la conscience libre de tous les autres, trouve la confirmation de son extension à l’infini dans leur liberté. L’homme n’est vraiment libre que parmi d’autres hommes également libres ; et comme il n’est libre qu’à titre humain, l’esclavage d’un seul homme sur la terre, étant une offense contre le principe même de l’humanité, est une négation de la liberté de tous. » (Catéchisme révolutionnaire)
  • Une critique de la société actuelle
Toutes les variantes de l’anarchisme ont en commun une critique des sociétés contemporaines qui se base sur des principes antiautoritaires découlant de leur conception de la liberté.

Les anarchistes contestent tous les rapports de domination hiérarchique, de quelque nature qu’ils soient (oppression de classe, de race, de sexe, d’orientation sexuelle, domination de la nature, etc.). La critique anarchiste s’étend à toutes les institutions oppressives, église, armée, police, etc., et en tout premier lieu l’Etat, qu’ils considèrent comme l’institution suprême de domination.

L’étendue de cette critique est d’ailleurs un des facteurs qui distingue l’anarchisme du marxisme. Comme l’a fait remarquer Henri Arvon, l’anarchisme conteste l’oppression autant que l’exploitation, l’autorité autant que la propriété et l’Etat autant que le capitalisme. Ceci explique pourquoi plusieurs écologistes, féministes, pacifistes, syndicalistes et militants pour les droits de la personne sont attirés par l’anarchisme.
  • Un projet de société libertaire
Est anarchiste toute idéologie dont le projet de société, appelé « anarchie », est déterminé par cette conception de la liberté. Ce projet varie selon les types d’anarchisme, mais la plupart prescrivent des structures de sociales non-hiérarchiques, radicalement démocratique et décentralisées.

Pour les individualistes, la société n’est pas un organisme mais une simple collection d’individus autonomes. Pour satisfaire son intérêt personnel, l’individu peut s’unir aux autres et s’associer, mais cette association ne reste qu’un moyen pour servir sa fin.

Les anarcho-syndicalistes sont les héritiers du collectivisme de Bakounine. Selon leur vision de la société anarchiste, les syndicats exproprient le capital et chaque groupe de travailleurs disposent de ses propres moyens de production. La répartition des produits et des services est alors l’objet d’une décision collective.

Finalement, les anarcho-communistes (ou communistes libertaires, ou communistes anarchistes) prévoient l’établissement de communautés (communes) autogérées où tous travailleraient selon leurs capacités et tous consommeraient selon leurs besoins. Ces communautés sont fédérées pour exécuter en coordination des projets les concernant.
  • La nature humaine
Les anarchistes ont aussi en commun une perception de la nature humaine qui justifie la viabilité d’une telle société libertaire.

Cette perception n’est toutefois pas la même chez tous les anarchistes. Par exemple, Kropotkine considérait que l’instinct de coopération d’aide mutuelle prédominait chez toutes les espèces animales et trouvait son incarnation parfaite chez l’humain. Mais la plupart des anarchistes ont plutôt développé une conception existentialiste de la nature humaine, estimant que les comportements humains s’adaptent aux structures et aux normes sociales.

Quoi qu’il en soit, tous sont parfois d’accord pour dire que l’humanité a la capacité de vivre et de se développer sans être soumise à des institutions hiérarchiques et répressives.
  • Une stratégie de changement
Enfin, les anarchistes ont en commun d’offrir une stratégie de changement révolutionnaire impliquant l’institution immédiate de l’anarchie. Ils s’opposent tous aux stratégies autoritaires (dictature du prolétariat) ainsi qu’à la formation de partis hiérarchisés, et sont généralement abstentionnistes lors des élections. Les anarchistes croient en la spontanéité révolutionnaire et préconisent l’action directe, qui peut prendre plusieurs formes.

C’est au sujet des stratégies de changement que les anarchistes sont le plus partagés. Par exemple, certains ont préconisé, principalement lors des deux dernières décennies du XIXe siècle , une forme de terrorisme appelée « propagande par le fait ». Mais après une vague d’attentats individuels qui n’ont mené qu’au rejet populaire de l’anarchisme et à un regain de répression, cette stratégie a été abandonnée par les anarchistes. Les anarcho-communistes insistent quant à eux sur l’action communautaire, sur la formation d’institutions libertaires sur une base locale qui pourront renverser et remplacer l’ordre capitaliste et étatique. Les anarcho-syndicalistes axent leur stratégie sur le syndicat, qui est conçu comme l’embryon de la société nouvelle ; ils préconisent des formes d’action directe comme le sabotage, le boycott, la grève partielle et la grève générale révolutionnaire. Les anarcho-pacifistes insistent quant à eux sur l’action directe non-violente et sur la désobéissance civile comme moyen de renverser l’ordre hiérarchique oppressif.
Bien que les anarchistes soient révolutionnaires et spontanéistes, il ne faut pas croire pour autant qu’ils rejettent les formes de lutte partielles et quotidiennes. Au contraire, des anarchistes comme Elisée Reclus considèrent qu’évolution et révolution font partie d’un même processus et que chaque action peut être efficace si elle est conforme aux principes anti-autoritaires. Les anarchistes considèrent également l’éducation comme étant un des principaux moyens d’accéder à la société libertaire.

Il est toutefois à noter qu’une minorité importante d’anarchistes n’est pas révolutionnaire. En effet, la plupart des individualistes anarchistes considèrent que les « rêves de grands soirs » sont eux-mêmes potentiellement répressifs et estiment que c’est à l’individu de se libérer en rejetant lui-même la société dominatrice. Pour beaucoup d’individualistes, être anarchistes signifie être « en dehors » et vivre selon ses propres principes, en refusant de collaborer aux institutions oppressives. Cette attitude, particulièrement répandue chez les individualistes français du début du siècle, a mené certains anarchistes (comme Georges Palante) vers une forme d’individualisme aristocratique, d’inspiration nietzschéenne.


Billets-Entretien avec Jeremy Rifkin

Photographe inconnu

“Sans empathie, nous sommes foutus”
Propos recueillis par Olivier Pascal-Moussellard (Télérama)
Face à la menace d'un désastre écologique, notre civilisation doit revoir son modèle. Pour le penseur, les conditions sont réunies pour un sursaut international. Encore faut-il que “Ies gens comprennent qu'une autre histoire est possible”…

D'habitude, les sociologues n'aiment pas jouer les prophètes. Pourtant, à force d'ausculter le présent, certains développent des intuitions sur ce que pourrait être le monde demain. C'est le cas de l'Américain Jeremy Rifkin une fois encore, dans son dernier ouvrage, Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Nous entrons dans « une civilisation de l'empathie », affirme l'auteur d'études remarquées, dans le passé, sur La Fin du travail et Le Siècle biotech. L'empathie, autrement dit l'« aptitude à éprouver comme sienne la difficile situation d'un autre », doit absolument être élargie à la totalité de notre biosphère, prévient l'auteur. La menace d'un désastre écologique, conjuguée avec l'explosion des réseaux sociaux et la montée d'une « génération du millénaire » plus tolérante, plus cosmopolite et moins consommatrice que ses parents, force notre civilisation à revoir son modèle. Elle a d'ailleurs commencé sa mue : du tsunami en Asie du Sud-Est aux nouvelles formes de management « à l'horizontale » (qui privilégie le partage de l'autorité et le travail en réseaux), du partage tous azimuts de l'intimité sur la Toile aux dernières découvertes sur la psychologie du nourrisson, mille signes nous avertissent, se réjouit Rifkin, que l'empathie a commencé à adoucir le monde. On est, à dire vrai, en droit d'en douter. Et même de ne pas être entièrement convaincu par un ouvrage qui alterne les intuitions fulgurantes et quelques pensées... vertueuses. N'empêche : Rifkin propose une direction, là où d'autres se contentent d'un état des lieux. Entretien avec ce guetteur inquiet, mais plein d'espoir.

Comment en êtes-vous arrivé à penser l'empathie comme un moteur de civilisation ?
Jeremy Rifkin: La façon dont on définit la nature humaine a des conséquences sur le type d'institutions et la forme de civilisation que nous choisissons. A l'époque féodale, c'est l'Eglise qui avait le dernier mot : l'homme naissait pécheur, il ne pouvait espérer le salut que dans l'autre monde. Les philosophes modernes, à l'orée de la révolution industrielle, ont dépassé ce point de vue. L'être humain, nous expliquent Locke, Condorcet et d'autres, est une espèce agressive, voire prédatrice : il cherche l'autonomie et le plaisir, il a une vision utilitaire de la nature. Les modèles politiques ou éducatifs, les lois et l'enseignement de leur époque s'en ressentent. Et aujourd'hui ? J'ai la conviction que si nous poursuivons sur cette lancée, si nous restons agressifs et prédateurs les uns avec les autres et avec la nature, alors nous sommes fichus. Comment plus de six milliards d'individus pourraient-ils vivre ensemble, en effet, sans détruire leur biosphère ?

Vous prônez un changement de regard sur la nature humaine ?
La façon dont l'homme a été décrit depuis deux cents ans est toxi­que. Les découvertes de la biogénétique, depuis quinze ans, montrent que la capacité - innée ! - des êtres humains à ressentir de l'empathie les uns pour les autres est au moins aussi forte que leur agressivité. Et cette faculté se développe avec la connaissance de soi : plus une personne développe son « moi », plus elle devient sociable. A 2 ans, un enfant est capable de se reconnaître dans un miroir. A 8 ans, il comprend le phénomène de la naissance et de la mort, découvre que la vie est précieuse et fragile, et qu'à la fin on meurt. Cette découverte est une étape fondamentale dans sa maturité - elle lui montre que chacun est unique, comme lui - et lui permet de développer son empathie. Cette capacité à se mettre « à la place de » nous semble peut-être une évidence, mais elle est la base même de notre civilisation : nous sommes l'espèce la plus sociable de la terre, et cela a des conséquences extrêmement importantes sur notre façon de vivre ensemble.

L'histoire du monde serait donc, en partie, l'histoire du développement de l'empathie ?
Quand j'ai commencé mes recherches sur le sujet, il y a sept ans, je me suis posé une question : est-ce que notre conscience humaine a changé à travers l'histoire ? Ce que les historiens nous en disent ne m'a pas tellement aidé. Car les livres d'histoire sont remplis de guerres, de luttes et de catastrophes ; pour une raison bien simple, c'est qu'elles retiennent notre attention. Je crois, et c'est la thèse principale de mon livre, que les consciences changent quand se produisent, conjointement, une révolution de la production d'énergie et une révolution des communications. Les nouvelles sources d'énergie nous permettent de modifier notre environnement social - de passer du village à la vie urbaine, par exemple - et de rendre celui-ci plus vaste et plus complexe. Mais cette nouvelle organisation exige des capacités de communication à la hauteur. Quand les deux se combinent, c'est bien tout notre rapport à l'espace et au temps qui change, notre modèle de civilisation. Et notre empathie qui s'élargit.

Par exemple ?
Prenez le temps des cueilleurs et des chasseurs. La principale source d'énergie dont dispose l'homme est alors son corps. Le langage est fruste, on ne communique qu'avec ses proches, la sociabilité ne dépasse pas les membres de la famille ou de la tribu. Avec les premières grandes civilisations hydrauliques - notamment les Sumériens -, qui maîtrisent l'irrigation et développent des systèmes d'agriculture centralisés et complexes, la vie urbaine et l'échange d'argent apparaissent. Une première révolution énergétique a eu lieu : la capacité à stocker le grain. Mais cette civilisation plus complexe exige une forme de communication plus élaborée que la simple parole : c'est le début de l'écriture cunéiforme. Que ce soit au Mexique, au Moyen-Orient ou en Chine, toutes les civilisations hydrauliques ont vu apparaître l'écriture. Et vu l'empathie gravir un nouvel échelon : grâce au grain stocké, les gens gagnaient en autonomie, ce qui leur permettait de développer des relations avec des « familles » de plus en plus larges, bien au-delà des liens du sang. Sautons encore quelques siècles jusqu'à la révolution industrielle : grâce à la vapeur, les communications s'accélèrent, l'impression de livres devient bon marché, la pensée se répand, on partage l'information et on change une fois de plus de « civilisation ». C'est le temps de la conscience « idéologique » des Lumières : l'empathie s'est élargie à une nouvelle famille fictionnelle appelée... l'Etat-nation. Et sur un territoire où l'on parle plus de deux cents langues apparaissent soudain « la France » et « les Français » unis par une histoire commune... quelque peu fictionnelle elle aussi, car fondée sur un récit autant légendaire qu'avéré.

Et au XXe siècle ?
On observe une nouvelle rencontre entre, d'un côté, la révolution électrique et pétrolière et, de l'autre, le téléphone. La famille humaine lointaine devient soudain accessible, le voyage se généralise, ainsi que la conversation d'un bout à l'autre du monde. Du coup, la question devient pour nous la suivante : pouvons-nous imaginer - espérer même - étendre encore cette empathie ? Qu'elle atteigne toute l'humanité et même, au-delà, l'ensemble des espèces et la biosphère qui nous accueille, menacée par le réchauffement climatique ? Je crois que nous le pouvons. Et je suis aussi persuadé que, si nous n'y parvenons pas, nous sommes foutus, notre espèce est condamnée.

Vous prônez une nouvelle révolution énergétique, avec la sortie du modèle actuel, fondé sur les énergies fossiles, et l'entrée dans un nouveau système qui permettra à chacun de produire à bas coût sa propre énergie. Au même moment, la révolution des communications, avec Internet, est déjà en train de nous faire basculer dans un nouveau modèle de civilisation fondé sur une plus grande empathie. Mais l'actualité politique, économique et sociale violente qui nous entoure ne réduit-elle pas vos espoirs à des vœux pieux ?
Le débat reste ouvert. Mais je cons­tate que, parmi les pdg de grands groupes et les chefs d'Etat que je con­seille, et les étudiants en business à qui j'enseigne, beaucoup sont cons­cients de la nécessité de changer de modèle. Evidemment, quand un ancien système de communication et d'énergie atteint son apogée et se sent menacé, certains de ses dirigeants prennent peur. Or nous entrons dans une nouvelle ère, dans laquelle une production d'énergie différente, organisée en réseaux, va devoir s'imposer : des centaines de millions de petites entités produiront et partageront bientôt l'énergie comme on produit et partage l'information sur Internet. Les gros producteurs devront s'y faire, comme les producteurs de musique n'ont pas su le faire, puisqu'ils ont essayé de freiner l'échange de fichiers musicaux entre internautes par la loi et ont échoué. La résistance sera peut-être rude, mais la nouvelle convergence entre les formes d'énergie et de communication - ce que j'appelle dans mon livre la « troisième révolution industrielle » - se fera. C'est à ce prix que nous sauverons notre espèce.

La « génération du millénaire », les 15-25 ans d'aujourd'hui, est l'avant-garde de ce combat ?
Elle bouscule en tout cas toutes les « autorités » en matière d'énergie et de communication. Combien de parents ont vu revenir leurs enfants de l'école avec des questions qui fâchent : ta voiture, elle ne consomme pas trop ? Pourquoi ne fait-on pas le tri sélectif ? Notre mode de vie ne pollue-t-il pas trop ? Cette génération s'interroge sur la facture carbone, ne souhaite plus forcément s'enrichir ni avoir du pouvoir pour le pouvoir, elle veut une vie plus harmonieuse, moins nocive pour la planète. Elle nous bouscule !

Vous dites que l'extraordinaire extension de l'empathie humaine grâce aux réseaux sociaux devrait nous donner espoir. Mais cette émotion planétaire n'est-elle pas plus spectaculaire que profonde ?
La révolution de l'Internet a con­necté le système nerveux central de deux milliards de personnes. En quelques secondes, grâce à Facebook ou Twitter, des jeunes du monde entier ont été touchés dans leur cham­bre par le tremblement de terre en Haïti ou le tsunami japonais. Mais cette empathie est-elle réelle ? J'ai senti que la solidarité était réelle lorsqu'une jeune Iranienne, Neda, a été tuée dans les manifestations qui ont suivi les élections dans son pays. Quelques heures après sa mort, grâce à YouTube, le monde entier connaissait son histoire et pouvait s'identifier à elle. C'est cela, l'empathie mondiale. Mais je reconnais qu'Internet peut réduire, autant qu'augmenter, la capacité d'attention de chacun : c'est une source ininterrompue de stimulation mais aussi de dispersion, et l'empathie a besoin de profondeur et d'attention.

Vous parlez de révolution, mais le « politique », au sens traditionnel du terme, est étrangement absent de votre livre. Vous misez plus sur la bonne volonté que sur le rapport de force ?
Le politique est présent dans ce projet, mais sous une autre forme. Nous travaillons en ce moment avec plus de cent vingt sociétés et des grandes villes comme Rome pour faire en sorte que cette troisième révolution industrielle voie le jour. L'ancienne politique est idéologique : elle correspond au modèle de gestion de la révolution industrielle du XIXe et du XXe siècle - avec sa distribution d'énergie et d'information organisée de façon verticale, centralisée et hiérarchisée -, et se traduit par le combat gauche-droite. La génération du millénaire, elle, ne parle jamais d'idéologie ! Quand on lui soumet un projet, elle sort son artillerie de questions : votre projet est-il collaboratif, « open source », transparent et « non-excluant » ? Si oui, parfait. Sinon, passez votre chemin. Le mouvement est déjà en marche pour une collaboration « latérale », façon Wikipédia, et sa puissance est potentiellement énorme. Du côté des producteurs d'énergie, certains ont compris le message : ils savent que leur business, à l'avenir, ne sera pas de vendre des électrons à leurs clients, mais d'expliquer à ces derniers comment ils peuvent dépenser moins d'énergie. Et ils se lient déjà à des associations de consommateurs...

Combien de temps avons-nous pour lancer cette « révolution » des consciences ?
C'est aux experts du réchauffement qu'il faut poser la question. 2014 semble être une année charnière : il faudra avoir lancé la révolution à ce moment-là pour inverser la tendance. Et quand on sait qu'il nous a fallu sept mois pour échafauder un plan « énergie » pour la seule ville de Rome, on mesure l'ampleur du défi...

Selon vous, qu'est-ce qui peut faire déclic ?
La clé, c'est l'histoire qu'on raconte aux nouvelles générations. Il faut que les gens comprennent qu'une autre histoire est possible que celle qu'on leur a racontée jusqu'ici. Et c'est possible ! Nous avons développé le système politique, économique et culturel des Lumières en cinquante ans, entre la Révolution française et la première révolution industrielle. Pourquoi est-ce que ça nous prendrait plus de temps cette fois ?

jeudi 21 septembre 2017

Recettes Légumes-Salade de courge spaghetti



Salade de courge spaghetti

Préparation : 20 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 4 personnes
1 courge spaghetti de 2 kg
8 filets d’anchois à l’huile
Quelques pluches de persil
Pour la vinaigrette
2 échalotes
2 cuillerées à soupe de vinaigre de xérès
1 cuillerée à café de moutarde
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
2 cuillerées à soupe de persil ciselé
Sel et poivre du moulin
1. Mettez la courge entière dans un faitout. Couvrez-la largement d’eau froide, puis portez à frémissements sur feu moyen. Laissez frémir 1 heure, sans retourner la courge : elle flotte et se retourne seule pendant la cuisson.
2. Egouttez la courge. Coupez-la en deux. Supprimez les graines et les fibres du centre, puis prélevez la pulpe à la fourchette : elle forme naturellement les spaghettis végétaux. Mettez-les dans un saladier et laissez-les refroidir.
3. Pendant ce temps, égouttez les filets d’anchois, puis coupez-les en petits morceaux.
4. Préparez la vinaigrette : épluchez et émincez les échalotes. Dans une jatte, mélangez le vinaigre avec la moutarde, du sel et du poivre, puis émulsionnez avec l’huile. Incorporez les échalotes et le persil ciselé.
5. Versez la vinaigrette sur les spaghettis végétaux refroidis. Ajoutez les anchois. Mélangez bien, puis rectifiez l’assaisonnement. Garnissez des pluches de persil et servez à température ambiante.

Conseil
Vous pouvez utiliser des filets d’anchois conservés au sel. Dans ce cas, rincez-les soigneusement et épongez-les dans du papier absorbant avant de les couper en morceaux. Même rincés, ils restent plus salés que les anchois à l’huile : tenez-en compte en assaisonnant la vinaigrette.

Après cuisson, la chair de cette courge étonnante se détache en fins filaments, semblables à des spaghettis. Pour amuser vos convives avant qu’ils ne se régalent, laissez-leur deviner la provenance de ces appétissants spaghettis végétaux…
La courge spaghetti : les courges sauvages, originaires d’Amérique centrale, et consommées par les Indiens depuis la nuit des temps, ont donné naissance à une grande famille dont les nombreuses variétés ont aujourd’hui conquis le monde entier. Parmi elles : La courge spaghetti possède la particularité de voir sa chair se diviser, après la cuisson, en délicieux filaments, étonnement semblables à ces fameuses pâtes.


Recettes Légumes-Crumble d’endives aux noix



Crumble d’endives aux noix

Préparation : 20 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 6 personnes
6 tranches de jambon très fines
12 endives
100 g de cerneaux de noix
10 g de beurre + 1 noix
20 cl de crème fraîche liquide
1 citron
Sel et poivre du moulin
Pour le crumble 
30 g de cerneaux de noix
30 g de farine
25 g de parmesan râpé
50 g de beurre
1. Préchauffez le four à 190 °C (th. 6-7).
2. Lavez les endives, enlevez éventuellement le cœur dur de la base qui concentre l’amertume et éliminez les feuilles abîmées.
3. Coupez les endives en deux dans le sens de la longueur, puis mettez-les dans une sauteuse avec le jus de citron, le beurre, du sel et du poivre. Laissez mijoter à feu doux 10 à 12 minutes, en ajoutant un peu d’eau si nécessaire pour éviter que les endives n’attachent, et en les retournant deux ou trois fois. Laissez tiédir. Ne jetez pas le jus de cuisson.
4. Coupez les tranches de jambon en deux dans le sens de la longueur. Répartissez les noix brisées sur les endives, enroulez ces dernières dans les demi-tranches de jambon, en les rangeant au fur et à mesure dans le plat. Mélangez la crème au jus de cuisson et nappez-en les endives.
5. Préparez le crumble : en mixant grossièrement ses ingrédients et parsemez le tout sur les endives.
6. Enfournez et faites cuire 25 minutes environ, jusqu’à ce que la croûte soit dorée et croustillante.
Qu’on l’appelle endive, chicorée, chicon ou witlof en Belgique, son pays d’origine, ce légume gorgé d’eau est très peu calorique. Certaines variétés sont plus amères que d’autres, caractère que l’on peut atténuer en évidant leu base au couteau. Toutes se prêtent au gratin et s’accommodent particulièrement bien avec les noix.
Variantes
Pour corser le goût de la sauce, ajoutez dans le plat 1 cuillerée à soupe de vinaigre balsamique ou de moutarde à l’ancienne.


Recettes Légumes-Gratinée de potiron au roquefort



Gratinée de potiron au roquefort

Préparation : 20 mn
Cuisson : 55 mn
Pour 4 personnes
250 g de potiron
1 pomme de terre
1 oignon
6 feuilles d’oseille
1 cuillerée à soupe d’huile de tournesol
1 litre de bouillon de légumes en cube
8 tranches fines de pain
75 g de roquefort
50 g de gruyère râpé
4 cuillerées à soupe de crème fraîche liquide
Sel et poivre du moulin
1. Épluchez et émincez finement l’oignon. Faites-le blondir 5 minutes dans une sauteuse avec l’huile.
2. Épluchez le potiron, éliminez les pépins et les filaments. Pelez la pomme de terre. Coupez ces deux légumes en petits cubes et ajoutez-les à l’oignon.
3. Lavez l’oseille, coupez-la en lanières et mettez ces dernières dans la sauteuse. Mouillez avec le bouillon, salez, poivrez, couvrez et laissez cuire 40 minutes à feu doux.
4. Faites griller les tranches de pain. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
5. Égouttez les légumes (en réservant le bouillon) et passez-les au mixeur. Mélangez cette purée au roquefort écrasé, répartissez le mélange sur le pain grillé. Parsemez de gruyère râpé et faites gratiner au four pendant 7 à 10 minutes.
6. Ajoutez la crème fleurette au bouillon réservé, allongez avec de l’eau de façon à obtenir 4 assiettées. Amenez à ébullition, rectifiez l’assaisonnement si nécessaire et servez bien chaud dans une soupière ou directement dans les assiettes, en même temps que les tranches de pain gratinées.

Venus comme le maïs d’Amérique du Sud, potirons et citrouilles connaissent de nos jours un engouement sans précédent, notamment avec le succès de la fête de Halloween. En fonction de la culture et de la récolte, la conservation de ce légume peut aller jusqu’à 1 an !
Conseil
Pour un effet spectaculaire, servez le bouillon dans un gros potiron évidé dont vous aurez uniquement coupé le «chapeau».


Recettes Légumes-Poêlée de girolles et amandes fraîches



Poêlée de girolles et amandes fraîches

Préparation : 10 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 4 personnes :
400 g de girolles
4 abricots
1 échalote
16 amandes fraîches
½ bouquet de ciboulette
20 g de beurre
5 cl de bouillon de poule
Sel et poivre
1. Nettoyez les girolles. Plongez-les 3 secondes dans 2 litres d’eau bouillante (cette opération express fixe la couleur des champignons). Séchez-les bien dans du papier absorbant.
2. Chauffez 10 g de beurre dans une poêle et faites revenir les girolles rapidement, sur feu vif, avec l’échalote émincée. Salez, poivrez. Laissez en attente.
3. Dénoyautez les abricots, coupez-les en quartiers et faites-les revenir à leur tour dans le reste de beurre.
4. Versez-les dans la poêle, avec les girolles, ajoutez les amandes décortiquées, versez le bouillon de poule, mélangez et laissez cuire 3 minutes environ. Rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre. Parsemez de ciboulette ciselée et servez aussitôt.


Recettes Légumes-Bolets farcis


Bolets farcis

Préparation : 25 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes 
12 bolets frais
20 g de parmesan râpé
50 g de mie de pain rassis
2 dl de lait
1 œuf entier
1 jaune d’œuf
1 pincée d’origan
1 gousse d’ail
1 branche de marjolaine
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre
1. Nettoyez soigneusement les bolets sans les laver : séparez les têtes des pieds, retirez la peau des têtes, puis essuyez-les avec un torchon humide. Laissez tremper la mie de pain pendant 5 minutes dans le lait. Pelez l’ail et mettez-le dans un mortier avec les pieds des bolets ; ajoutez une pincée de sel et pilez ces ingrédients jusqu’à les réduire en purée.
2. Versez cette purée dans une jatte et amalgamez-la avec la mie de pain, bien essorée, le parmesan, l’origan, la marjolaine (dont on aura détaché, lavé et haché les feuilles), une pincée de poivre, l’œuf, le jaune d’œuf et 2 cuillerées à soupe d’huile. Farcissez les têtes des bolets avec cette préparation.
3. Huilez le plat à four et placez-y les champignons farcis, versez dessus le reste d’huile. Laissez cuire pendant 25 à 30 minutes dans un four préchauffé à 180 °C (th. 6). Servez chaud.

Vous pouvez utiliser d’autres champignons, des gros champignons de couche notamment.